Mickaël Hay et les Bleuets sur la ligne de départ de l’Euro U20, malgré neuf (!) défections volontaires : « L’équipe vit son aventure à fond »

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À partir de 5€Essai gratuitL’équipe de France masculine U20 s’apprête à entamer son EuroBasket dans quelques heures. Une catégorie qui a historiquement réussi aux équipes de France. Cette génération voudra aussi gommer l’échec de la Coupe du monde U19 l’été dernier (10ème place). Installés à Ljubljana (Slovénie) après une préparation intense en Espagne, les Bleuets peaufinent les derniers détails.
Préparation intense terminée
« On est là depuis mardi après-midi. Donc là c’est entraînement, vidéos, petites réunions, muscu… On est dans ça », nous a confié au téléphone le sélectionneur Mickaël Hay, qui a pris les rênes de l’équipe juste après sa folle campagne de playoffs d’accession en Betclic ÉLITE avec l’Élan Béarnais. « Les vacances ça sera après. Mais je suis un garçon qui a beaucoup d’énergie donc ça va » sourit-il. Pour l’épauler, il s’appuie sur un staff de haut niveau avec comme assistants Alexandre Ménard (Boulazac) et Jean-Baptiste Lecrosnier (Caen).
Le staff a dû composer avec un calendrier particulier, débutant par deux matchs précoces contre l’Allemagne sans Mickaël Hay, qui était encore en playoffs. Ensuite, début juillet, ils ont pris la direction d’Utebo, proche de Saragosse en Espagne, pour un tournoi qui clôturait cette préparation intense. Là-bas, les résultats ont été sans appel (3-0) : les Bleuets l’ont emporté de 4-5 points face à la Lituanie, de 30 points contre la Croatie et de 12 longueurs face aux Espagnols.
Hay reste toutefois lucide sur ces résultats en matches amicaux, évoquant une part de mystère : « Tu ne sais jamais trop les objectifs en face, comment ça tourne. C’est un petit peu la découverte, tu ne connais vraiment pas les adversaires. C’est difficile d’avoir des informations fiables. » Le poker menteur est habituel en préparation entre des staffs qui ne dévoilent pas toutes leurs cartes, et ne font pas jouer à fond leurs leaders.
Neuf absents pour choix personnels, deux blessés
Le staff français n’y fait pas exception. L’effectif a tourné à Utebo et les responsabilités ont été partagées. Cette campagne est aussi marquée par un renouvellement des forces en présence dans les générations 2006-2007. Pas moins de… neuf joueurs ont décliné la sélection pour des motifs personnels, selon le sélectionneur.
À l’image de Bastien Grasshoff, qui faisait pourtant partie des 18 pré-sélectionnés: « Ce n’était pas une blessure, il était épuisé de sa saison. Il a préféré arrêter. » Pour Noa Kouakou-Heugue et Jahel Trèfle, le motif est cette fois médical : « Ils voulaient absolument venir, mais ne pouvaient pas… Pour Noa, c’est le staff médical qui trouvait ça trop court au niveau de la cicatrisation. Triste pour lui et triste pour nous. »
En revanche, sept autres jeunes ont décliné l’invitation dès le départ, et n’ont jamais fait partie de l’aventure. C’est le cas d’Adam Atamna, Maxence Lemoine, Meissa Faye et Jonas Boulefaa chez les 2007; et de Léon Sifferlin, Marc-Owen Fodzo Dada et Martin Carrère chez les 2006. Japhet Moupadele, lui, a abandonné en cours de route comme Grasshoff. Sûrement pour préparer une saison importante qui arrive pour eux, et éviter les blessures. Le sélectionneur ne compte même pas les trois joueurs NBA (Noa Essengue, Nolan Traoré et Joan Beringer), dont il n’a bien sûr jamais été question.
C’est donc un effectif inédit qui va se présenter en Slovénie. « J’ai un tiers de l’équipe qui ne connaît pas les compétitions internationales. C’est leur première. » Le leadership reposera sur des éléments « ayant déjà goûté au haut niveau, comme Soren Bracq, Talis Soulhac, Mohamed Diakité, Mohamed Sankhé. » Tandis que quatre néophytes apporteront leur fraîcheur : « Je pense à Oscar Wembanyama, à Youssouf Yatabare, Maïdy Douglas et Sohann Mendy. Il faut qu’ils emmènent beaucoup d’énergie. Qu’ils soient forts là où ils le sont. »

« C’est une équipe en train d’évoluer »
Placée dans une poule très relevée avec la Turquie, l’Italie et l’Allemagne, la France s’attend à une rude opposition. Même si le coach rappelle que ses concurrents souffrent des mêmes problèmes. « Les Allemands sont vice-champions du monde U19, et l’Italie est championne U20 en titre. Ça paraît des gros pays de basket comme nous, mais les difficultés qu’on a sur certains joueurs qui font le choix de ne pas venir, ils les ont aussi. »
Succédant à l’ère dorée des U20 de Guillaume Vizade (deux médailles d’or en 2023 et 2024), Mickaël Hay (qui avait fait partie de l’aventure de 2023, avant de glaner le bronze en 2025 en tant que coach principal) n’a pas de pression par rapport aux attentes : « Ça ne met pas de pression particulière. On a une équipe inexpérimentée, il faut qu’on arrive à former une bonne cohésion, essayer de défendre dur et d’avoir du partage du ballon. »
Le technicien conclut sur une note pour motiver ses troupes : « C’est une équipe en train d’évoluer. Ils vivent leur aventure à fond car pour la plupart des garçons, ça sera la dernière fois qu’ils vont porter le maillot bleu. Donc ils en profitent à 100 %. » Premier match ce samedi 11 juillet à 15h30, face à la Turquie, disponible sur le Youtube de la FIBA (mais nouveauté : cela sera payant, à hauteur de 4,99€ pour les deux EuroBasket u18 et u20).


































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