New York Knicks : une saison décevante… mais des armes pour aller loin en playoffs ?

Jalen Brunson et les New York Knicks sont loin d’être un prétendants au titre à l’heure actuelle
Les New York Knicks ont bouclé une saison régulière pour le moins frustrante. Trois fois de suite à 50 victoires – une première depuis l’ère Patrick Ewing – mais une impression persistante de gâchis au vu d’une Conférence Est largement décimée. Entre incompréhension tactique, doutes sur le coaching et atouts réels pour les playoffs, Erwan Abautret, Thomas Dufant et Arthur Sene de First Team se sont longuement interrogés sur ce que valent vraiment ces Knicks à l’approche des playoffs.
50 victoires, mais une saison en deçà des attentes
C’est le paradoxe new-yorkais de cette saison. Sur le papier, 50 victoires, c’est une performance solide. Dans le contexte, c’est presque une déception. Le plateau pointe du doigt que leurs concurrents directs annoncés ont tous subi des blessures ou réalisent une saison très décevante.
« Les résultats comptables sont bons, mais les conditions et le contexte font qu’on aurait attendu une bien meilleure saison », pointe Arthur. « Au début de saison, tu mets la deuxième équipe à l’Est termine à 5 ou 10 victoires de moins que New York. Même avec 50 victoires, on ne peut qu’être déçu, surtout qu’ils n’ont pas eu de blessés majeurs. »
Erwan Abautret est encore plus direct : finir troisième de la Conférence Est dans une telle configuration, c’est le minimum syndical. La saison a été marquée par une grosse irrégularité. Ils ont enchaîné une série de défaites en janvier, puis un rebond avec une longue série de victoires : des montagnes russes qui illustrent bien l’instabilité d’un groupe que l’on n’arrive pas forcément à situer.
Knicks record through 76 games last year:
48-28Knicks record through 76 games this year:
48-28 pic.twitter.com/1kCL4fExlf— KnicksNation (@KnicksNation) April 1, 2026
Une équipe sans ADN clair
C’est peut-être le reproche le plus sévère adressé aux Knicks cette saison : personne ne comprend vraiment ce qu’ils sont.
« Je ne comprends pas ce que je vois », lâche Erwan Abautret, reprenant les mots de Carmelo Anthony pour décrire ses propres interrogations face à cette équipe.
Thomas Dufant va dans le même sens. « Ils n’ont aucune certitude, à part le fait d’avoir confiance en eux-mêmes et d’avoir l’expérience. On ne sent pas la bonne alchimie pré-playoffs. » Cependant, il reste plus confiant que ces compères. Pour lui, c’est uniquement en playoffs qu’on peut espérer voir la quintessence du jeu direct pratiqué par les Knicks. C’est ce qu’il appelle affectueusement le bully ball qui a déjà pu faire ses preuves.
Jalen Brunson : star incontestable, système contesté
Quand on évoque les Knicks, notamment pour les playoffs, il est impossible de ne pas parler de Jalen Brunson, leur pièce maîtresse. Sa qualité intrinsèque n’est pas remise en cause. Mais le système construit autour de lui, l’est.
« Le système fait autour de Jalen Brunson est une limite claire et nette aux ambitions des Knicks », tranche Erwan Abautret. « Le monde entier sait comment les fins de matchs des Knicks vont se passer : balle à Brunson, des écrans à 50 cm après la ligne médiane et des attaques qui n’ont aucun sens. ». Il espère le voir dans un autre rôle, moins héliocentrique, notamment au côté de Jose Alvarado arrivé en février dans la Big Apple.
Arthur nuance tout de même : « Pour un mec qui a tous les écrans, est-il un cran en dessous des Shai, des Luka ? Oui. Mais en playoffs, je n’ai aucun doute. » Brunson reste une valeur refuge, un joueur capable d’élever son niveau dans les moments décisifs. Il l’a prouvé à maintes et maintes reprises sur les deux derniers exercices en étant très clutch.
Mike Brown, le grand point d’interrogation
Arrivé en remplacement de Tom Thibodeau, Mike Brown n’a pas réussi à imposer sa patte. Il suscite des interrogations, notamment sur son lien avec Karl-Anthony Towns. Depuis le début de saison où ce dernier n’a pas su répondre sur son rôle en attaque, jusqu’à des rumeurs de transfert à la deadline, l’emprise de l’ancien des Kings sur son groupe pose question.
Karl-Anthony Towns is asked about his potential in the Knicks' new offense under Mike Brown:
"Honestly, I don't know – but we're figuring it out" pic.twitter.com/yFnR1j0bjB
— Knicks Videos (@sny_knicks) October 20, 2025
« Mike Brown a peur de faire des choix, et ce n’est pas rassurant en playoffs », explique Erwan Abautret. Il compare le coach New Yorkais avec d’autres entraîneurs comme Joe Mazzula ou Mitch Johnson, qui assument leurs choix dans leur manière d’être selon lui. Cette clarté décisionnelle, les Knicks semblent en manquer.
Arthur rebondit : des choix forts sont d’autant plus importants quand on a des joueurs aussi référencés dans l’effectif. Et Erwan Abautret de conclure qu’il manque peut-être « un vrai leader de banc » pour fédérer et orienter ce groupe.
Jusqu’où peuvent-ils aller ?
C’est la question centrale, et les avis divergent sur le plateau.
Erwan Abautret est plus prudent : « Ils vont passer le premier tour et se faire éliminer en demi de conférence. »
Arthur se montre plus ambitieux : « Pour moi, ils peuvent aller en Finales NBA. Mais le plus gros risque, c’est Boston, en demi-finale. ». Il doute que les Pistons aient l’expérience et le volume pour battre les Knicks, même avec l’avantage du terrain. En revanche, face aux équipes de l’Ouest comme OKC, les Spurs ou Denver il voit New York se faire manger.
Thomas Dufant, lui, tempère les deux extrêmes : « Je ne vois pas pourquoi je mettrais cette équipe largement en dessous de Boston et pas au-dessus des Pistons. Je les attends en finale de conférence. ». Son argument ? Des joueurs solides qui ont déjà fait leurs preuves en playoffs : Brunson qui monte en puissance, KAT capable de matchs décisifs à lui seul, le trio OG / Hart / Bridges qui peut impacter défensivement sur les ailes face à n’importe qui, et Robinson comme joker offensif. « T’as des atouts pour passer des tours. », conclue-t-il.





















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