« On a arrêté clairement de jouer tel qu’on l’avait prévu » : les regrets de Fabrice Lefrançois après la gifle reçue à Paris

Cholet s’est retrouvé désarmé par la puissance de frappe parisienne
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À partir de 5€Essai gratuitPendant vingt minutes, Cholet a pourtant récité son basket. Portés par un Gérald Ayayi percutant et une défense solide, les Maugeois menaient de 5 points à la pause (45-50) après avoir compté jusqu’à 10 longueurs d’avance. Interrogé en conférence de presse sur cette entame, le technicien choletais ne cachait pas sa satisfaction initiale : « C’est la meilleure version de Cholet Basket. On faisait exactement ce qu’on voulait des deux côtés du terrain ».
Pourtant, malgré cette domination, un bémol persistait déjà : la gestion du rebond. « Ce qui est dommage, c’est qu’on avait déjà laissé 10 points sur rebonds offensifs en première mi-temps, ce qui aurait pu permettre qu’on ait un peu plus d’avance », analyse Lefrançois. Ce petit grain de sable allait devenir un gouffre au retour des vestiaires, lorsque Paris a intensifié sa pression défensive.
« On a perdu le fil »
La bascule s’est opérée au milieu du troisième quart-temps. Alors que Cholet menait encore 58-54, les pertes de balle (17 au total) et les fautes, notamment la 4e de Jamuni McNeace, ont fait dérailler la machine. Pour Fabrice Lefrançois, l’explication n’est pas tactique, mais mentale : « On a perdu le fil de ce qu’on voulait faire, notamment dans le contrôle du jeu. On a arrêté clairement de jouer tel qu’on l’a prévu et on a aussi un peu subi leur pression défensive ».
L’entraîneur pointe du doigt une défaillance dans la gestion des moments chauds : « Ça a mis en lumière le fait qu’il fallait vraiment qu’on soit discipliné pour battre cette belle équipe et on a manqué de discipline sur quelques minutes et ça a inversé la dynamique ». Face au talent pur d’un Nadir Hifi (19 points) ou d’un Daulton Hommes, l’erreur ne pardonne pas. « Ce sont des joueurs talentueux donc c’est vrai que si tu laisses le moindre espace, ils peuvent punir », concède-t-il lucidement.
Face à l’armada parisienne, le coach maugeois reconnaît également une certaine impuissance face à la densité de l’effectif adverse, capable de faire entrer des joueurs de calibre européen pour changer le cours du match. « Tu joues une équipe d’EuroLeague avec la profondeur de banc et avec la possibilité pour eux de faire des choix de joueurs », souligne-t-il, tout en refusant de s’en servir comme excuse : « Maintenant c’est comme ça. C’est le jeu ».
Cap sur la Meilleraie
Malgré l’ampleur du score final, la série est à égalité (1-1) et Cholet a rempli l’objectif de récupérer l’avantage du terrain. Lefrançois compte désormais sur le facteur X de son équipe : le public. « J’ai confiance dans la puissance de nos supporters et de notre public. On sait que ça va être difficile mais on compte sur toutes les énergies pour que ça soit possible ».
Pour reprendre l’avantage dimanche, il faudra toutefois retrouver cette « meilleure version » de Cholet sur 40 minutes, et non plus seulement sur 25.
























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