Orléans a craqué dans le combat face à Blois : « On est déçus, mais il reste 20 matchs », rappelle Lamine Kebe

Ludovic Negrobar et Orléans ont souffert contre Blois en deuxième mi-temps
Orléans n’a pas tenu la distance dans le Centrico. Malgré une première mi-temps solide et maîtrisée, l’OLB a complètement cédé après la pause face à une équipe de Blois plus dure, plus agressive et plus constante. Dans une salle comble et bruyante, la défaite (75-90) a laissé un goût amer, tant l’écart final semble disproportionné au vu de la physionomie du match. En conférence de presse, le coach Lamine Kebe et le capitaine Ludovic Negrobar (2,08 m, 34 ans) ont longuement détaillé les raisons de ce décrochage.
Une deuxième mi-temps subie de bout en bout
Pour le coach de l’OLB, le tournant du match est clair : la reprise. « En deuxième mi-temps, on a subi pendant 20 minutes, dans le défi athlétique et physique. On a beaucoup reculé, contrairement à eux qui nous transperçaient à chaque fois », explique l’ancien technicien du Pôle France.
Le déficit au rebond est également pointé du doigt : « Il est stratosphérique. Avec un meilleur contrôle du rebond à la mi-temps, on n’est pas à +5 mais à +13 ou 14, et ce n’est pas le même match. »
Gestion des temps faibles et manque de réaction
Interrogé sur une éventuelle confiance défaillante, Lamine Kebe balaie l’idée : « La confiance, c’est un mot passe-partout. En première mi-temps, on est prêts, on est là. Mais une fois de plus, on a une gestion des moments faibles très impactante. »
Quelques tirs difficiles concédés, des possessions trop rapides, et l’ADA a pris le large. « C’est là qu’il faut être capable de réagir, d’avoir des attaques plus longues, plus cohérentes, mettre la balle un peu plus dans le secteur intérieur. On n’a pas réussi à le faire. » Un constat partagé par Ludovic Negrobar : « On fait une bonne première mi-temps, mais la deuxième, c’est ce qui fait qu’on a carrément déjoué. »
Talis Soulhac, facteur X mal contenu
La performance de Talis Soulhac (1,88 m, 19 ans), auteur de 25 points, a également pesé lourd. « Son impact était notre principale préoccupation », reconnaît Lamine Kebe au sujet de son ancien joueur. « Les fautes nous ont empêchés de mettre les bonnes matchups, et il a réussi à performer dans la raquette, là où on savait qu’il était dangereux. »
L’errance défensive a compliqué la tache des pensionnaires de CO’Met : « On a fait des erreurs défensives incroyables par rapport à ce qu’on a l’habitude de faire. On a déconnecté, et dans ce genre de match, on le paye cash. »
Une défaite à digérer, mais pas dramatique
Malgré la frustration, le discours reste mesuré. « On est déçus, mais il reste 20 matchs », rappelle Lamine Kebe. « Il va falloir apprendre vite de cette défaite. Le match de la semaine prochaine (vendredi, face au SCABB, 16e d’ÉLITE 2) a un enjeu colossal pour la Leaders Cup. »
L’absence de Nathan Kuta (2,05 m, 25 ans), touché à la cheville depuis la réception de La Rochelle le 19 décembre dernier n’est pas éludée, sans être érigée en excuse : « Sans notre poste 5, qui est peut-être notre meilleur joueur depuis le début de saison, c’est sûr que c’est compliqué. Mais ce n’est pas l’explication principale de la défaite. »
Le discours du capitaine : apprendre et avancer
Très sollicité à l’intérieur, notamment au poste de pivot en l’absence de Kuta, Ludovic Negrobar a tenu à relativiser : « J’ai eu quelques crampes, mais je m’y étais préparé. C’est ma troisième saison ici, je savais que j’allais aider au poste 5. Ça fait partie des sacrifices. »
En capitaine, son message est clair : « Les matchs comme ça se jouent sur des détails. On savait ce qu’il fallait faire, on l’a très bien fait en première mi-temps. Mais sur certains aspects, ils ont été bien meilleurs, et c’est ce qui nous a fait mal. »
Dans une période difficile, où les Loirétains n’ont pas enchainé deux victoires de suite depuis leur série de 9 matchs sans défaite entre début octobre et mi-novembre, le leader de l’OLB, qui a égalé sa meilleure performance de la saison au scoring, avec 17 unités, insiste sur « les deux visages de l’équipe » : « Ce n’est pas la confiance le problème, il faut qu’on comprenne les erreurs qu’on fait, parce qu’on les répète. C’est ça notre souci. On fait une bonne première période, mais derrière, on ne montre pas le visage qui est le nôtre et on subit. C’est sur ça qu’on doit grandir. »
L’ancien joueur de Nantes et Antibes a conclu la soirée par un discours lucide : « La saison ne se joue pas là-dessus. Ça aurait été super de prendre ce match parce que c’est un derby et que les supporters ont été énormes, mais on pense déjà au prochain match. »
Propos recueillis par Alexandre Sanson, au Co’Met


























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