« Pas l’équipe la plus talentueuse, mais la plus valeureuse » : Le coup de force héroïque de Cholet à l’Astroballe

Cholet fait tomber l’ASVEL pour se hisser en demi-finale de playoffs
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À partir de 5€Essai gratuitQuatorze ans d’attente. C’est le temps qu’il aura fallu pour que Cholet Basket retrouve les sommets du basket français. Dans une Astroballe chauffée à blanc, mais orpheline de son président Tony Parker — présent à Budapest pour la finale de la Ligue des Champions du PSG — les hommes de Fabrice Lefrançois ont réalisé un authentique exploit.
Menés durant une grande partie de la rencontre (35-31 à la pause), les Choletais ont su faire le dos rond avant de porter l’estocade en prolongation, portés par une domination insolente au rebond (54 à 43).
Fabrice Lefrançois : « Un mérite incroyable »
Pour Fabrice Lefrançois, ce succès est avant tout celui d’un groupe qui s’est construit dans l’adversité. Interrogé par nos confrères de Ouest-France, le technicien n’a pas caché son émotion face à la résilience de ses troupes : « Ces joueurs ont un mérite incroyable. Ce match était fou. Ce n’était pas le plus beau match de basket, mais ce scénario à la fin… ». Malgré un pourcentage de réussite extérieure en berne (26,9%), CB a compensé par une combativité de tous les instants.
L’entraîneur maugeois a également révélé que cette qualification était un objectif de longue date, fixé par les joueurs eux-mêmes après un revers à Saint-Quentin en novembre dernier. « Ils m’avaient dit […] qu’ils se fixaient deux objectifs : le top 6 et aller en demi-finale. Ils se sont accrochés à ça et ils l’ont fait, en déjouant tous les pronostics », explique-t-il chez nos confrères de Ouest-France.
Dans ce qu’il qualifie de « guerre de tranchée », Cholet a prouvé que le cœur pouvait supplanter le budget : « On n’a pas forcément l’équipe la plus talentueuse, mais on a peut-être la plus valeureuse ».
Gérald Ayayi : « On est redevenu Cholet »
Sur le terrain, c’est Gérald Ayayi qui a endossé le costume de leader. Meilleur marqueur de la rencontre avec 16 points, l’arrière a été le moteur de la révolte dans l’overtime. Pour lui, ce scénario est le reflet exact de l’identité de cette équipe en 2026. « C’est à l’image de notre saison de traînards. On est allé la chercher au bout de 45 minutes, c’est une vraie victoire collective », a-t-il confié à Ouest-France.
Alors que l’ASVEL semblait pourtant en contrôle grâce à l’énergie de Paul Eboua (14 points, 8 rebonds), Cholet a su user son adversaire physiquement, profitant également du manque de sérénité rhodanien (un terrible 6/29 à trois points pour les locaux). « On a été en difficulté au début, mais c’était à nous de durcir le jeu petit à petit […] On est redevenu Cholet : on a usé l’adversaire physiquement », analyse Ayayi avec lucidité.
Désormais, les yeux sont tournés vers l’Adidas Arena, où le Paris Basketball de Nadir Hifi les attend dès mardi pour une demi-finale qui s’annonce électrique. Mais que les Parisiens soient prévenus, Cholet ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Comme l’assure Gérald Ayayi : « Maintenant, on ne va pas en demi-finale pour faire de la figuration. ». La Meilleraie se prépare déjà à vivre des moments de folie.






























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