Pierric Poupet en colère après un nouveau trou d’air de l’ASVEL face au Maccabi

Pierric Poupet n’a pas caché sa colère après la défaite de l’ASVEL contre le Maccabi Tel-Aviv
Pierric Poupet a laissé éclater sa frustration. Battue par le Maccabi Tel-Aviv (85-89) ce vendredi 20 mars lors de la 32e journée d’EuroLeague, l’ASVEL a encore craqué après la pause, au terme d’un scénario déjà vu à de nombreuses reprises cette saison. Et la soirée s’est assombrie davantage avec la sortie inquiétante de Glynn Watson Jr, touché à l’épaule gauche.
Une première mi-temps séduisante, puis le trou noir
Pendant vingt minutes, l’ASVEL a pourtant montré un visage très convaincant. Portée par une belle adresse à 3-points, par un Paul Eboua inspiré (19 points, 7 rebonds), par les bonnes séquences de Bodian Massa dans la raquette et par un Glynn Watson Jr déjà à 17 points avant sa sortie, l’équipe de Pierric Poupet avait réussi à prendre jusqu’à 14 points d’avance (52-38).
Malgré les absences de Melvin Ajinça (choix du coach) et Mbaye Ndiaye (blessé), les Villeurbannais semblaient tenir leur match. David Lighty a lui aussi apporté sa pierre à l’édifice avec 14 points, dans une Astroballe qui attend toujours un succès européen depuis deux mois.
Mais au retour des vestiaires, tout s’est brutalement déréglé. Le Maccabi Tel-Aviv, emmené par un duo Tamir Blatt – Roman Sorkin très au point, a totalement changé la dynamique. L’ASVEL a encaissé un violent retournement de situation, symbolisé par un 15-1 fatal.
“Je suis frustré et en colère”
Après la rencontre, Pierric Poupet n’a pas cherché à masquer son exaspération dans les colonnes du Progrès. « J’ai beaucoup de frustration après un tel match. Je ne peux pas expliquer la façon dont nous avons commencé la seconde mi-temps. »
Le technicien villeurbannais a ciblé sans détour le troisième quart-temps, encore une fois rédhibitoire pour son équipe. « Nous avons fait un très bon travail dans la première partie et le troisième quart-temps était juste horrible. »
Cette colère rejoint d’ailleurs son constat livré juste après le match, dans un ton plus désabusé. « C’est la même chose encore et encore cette saison », a-t-il regretté, en soulignant que les tentatives de changements dans les rotations n’avaient pas permis d’éviter ces longues séquences de rupture.
Le duo Blatt-Sorkin a puni l’ASVEL
En face, le Maccabi a parfaitement exploité les failles villeurbannaises. Tamir Blatt (1,78 m, 28 ans) a terminé avec 14 points et 13 passes décisives, tandis que Roman Sorkin a fait très mal après la pause, avec 23 points au total dont 21 en seconde période.
Pierric Poupet a d’ailleurs souligné la maîtrise adverse dans les moments décisifs. « À la fin, bien sûr, le talent a parlé, notamment avec Blatt, qui joue avec Sorkin depuis de très nombreuses années. »
Ce différentiel d’exécution dans le money-time a fait la différence, d’autant plus que l’ASVEL a aussi laissé filer de précieux points sur la ligne des lancers-francs dans le dernier quart-temps, avec neuf échecs dans cette seule période.
La blessure de Glynn Watson Jr, l’autre énorme inquiétude
Comme si cette nouvelle défaite ne suffisait pas, l’ASVEL a aussi perdu Glynn Watson Jr en début de quatrième quart-temps. Le meneur américain, devenu un leader majeur des fins de match depuis le départ de Nando De Colo, a quitté le parquet après un choc en l’air, visiblement touché à l’épaule gauche.
Juste après la rencontre, Pierric Poupet confiait déjà son inquiétude : « La blessure de Glynn, c’est un problème pour nous. J’espère que ça ne sera pas trop grave, on attend plus d’informations. »
Son absence éventuelle pèserait très lourd pour une équipe déjà décimée, qui doit remonter sur le terrain dès dimanche contre Limoges.
Une saison qui s’enfonce encore
Avec cette défaite, l’ASVEL a encaissé un neuvième revers sur ses onze derniers matchs toutes compétitions confondues. En EuroLeague, c’est même une cinquième défaite en six rencontres, qui conforte encore un peu plus sa place de lanterne rouge.
Surtout, ce nouveau scénario renforce l’impression d’une saison qui échappe régulièrement au club sur les mêmes séquences : un bon passage, puis un effondrement trop long pour espérer survivre à ce niveau. Pierric Poupet l’a résumé avec amertume : « On ne peut pas dilapider en si peu de temps une avance que nous avions eu tellement de mal à obtenir. Oui, je suis frustré et en colère. »
























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