Playoffs NBA – Ils l’ont fait : les Spurs de Wembanyama éliminent les champions et vont en finale NBA !

Les larmes de Victor Wembanyama après le coup de sifflet final
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitOn ne savait pas si ces Spurs seraient trop jeunes, trop inexpérimentés, trop tendres, pour aller jusqu’au bout de cette série d’une intensité hors du commun contre les champions en titre. Ce Game 7 sur le parquet d’Oklahoma City était le meilleur révélateur. Et les jeunes texans ont passé le test haut la main. Quelle victoire des hommes de Mitch Johnson, qui ont su se surpasser devant l’enjeu de la rencontre, climatisant un Paycom Center pourtant bouillant et tout vêtu de bleu.
Le chasedown block clutch de Luke Kornet (« l’action du match » selon son coach), le poster dunk de Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) sur son ennemi juré Chet Holmgren, le step-back à 3-points de Dylan Harper à 4 minutes du terme… On ne sait même pas quel highlight retenir de ce match côté Spurs, tant ils ont été nombreux.
BLOCKED BY LUKE KORNET OH MY GOODNESS pic.twitter.com/EOgSLSQR8L
— Legion Hoops (@LegionHoops) May 31, 2026
La récompense
Tout en sachant que la victoire s’est aussi construite dans les petites choses, comme les 6 interceptions du premier quart-temps, les rebonds offensifs en seconde période (15 au total), l’adresse à 3-points illustrée par un Julian Champagnie de gala (20 points à 6/10 de loin)… On a retrouvé les Spurs séduisants et concentrés, comme ils l’ont été pendant 4 matchs sur 7 de cette série. C’est donc une victoire 4-3 que les blancs et noirs sont allés chercher au bout d’eux-mêmes.
Alors forcément, l’émotion était de mise après le coup de sifflet final. Après un money-time extrêmement tendu qui s’est terminé sur une victoire de 6 points (103-109), les Spurs ont craqué, Victor Wembanyama en premier. Le pivot français a pleuré toutes les larmes de son corps, tombant dans les bras de ses coéquipiers un à un.
« Mes larmes ? C’est parce que je réalise qu’une partie de mon rêve d’enfance est devenue réalité. Même si ce n’est pas fini, ce sentiment… je ne peux pas l’expliquer. C’est tellement puissant » a-t-il confié dans son discours sur le podium installé au milieu du parquet. Car oui, le natif de Chesnay a logiquement été élu MVP de la finale de conférence, avec ses 27 points et 11 rebonds de moyenne.
LOOK AT WHAT IT MEANS pic.twitter.com/M6PzCd6Ax5
— Shabazz 💫 (@ShowCaseShabazz) May 31, 2026
Effort collectif
Même si Jalen Williams et Ajay Mitchell étaient encore absents côté OKC, les champions en titre restaient favoris et ont donné du fil à retordre jusqu’au bout. Notamment avec un Shai Gilgeous-Alexander monumental dans son shot-making sur ce Game 7 (35 points à 12/21, et 9 passes décisives en 43 minutes), un duo McCain-Williams qui soulageait en sortie de banc, et des gros shoots pour ne rien lâcher jusqu’à la dernière minute. De quoi compenser le match horrible de Chet Holmgren (4 points, 2 tirs tentés en 33 minutes).
Pour rivaliser, il a fallu que le collectif des Spurs se révèle une nouvelle fois. Sept joueurs terminent entre 11 et 22 points, avec des bons passages de chacun. « Beaucoup de nos gars ont step-up et rentré des tirs dont on avait besoin. C’était un effort collectif, il y a eu des moments énormes de chacun… Ça a été pareil toute la saison, chaque soir était celui d’un joueur différent, et tout le monde a adhéré à cela » a confié le coach Mitch Johnson en conférence de presse, fier de ses joueurs. Dylan Harper et Stephon Castle ont notamment été remarquables de maturité, paradoxalement à leur très jeune âge.
They gonna talk about this Dylan Harper shot over breakfast tacos with some potatoes in them. pic.twitter.com/773fK0gP6y
— Steve Jones (@stevejones20) May 31, 2026
Quant à Wembanyama, il n’a pas fait son plus grand match, mais termine avec 22 points à 7/15 aux tirs (dont 3/5 à 3-points), 7 rebonds, 2 passes décisives, 1 interception et 1 contre en… 42 minutes (son deuxième plus gros total des playoffs, après le Game 1 en prolongations à OKC). Il a débuté le match quasiment comme meneur, et a donné le ton avec quelques actions offensives de grande classe. En défense, sa seule présence a poussé le Thunder à multiplier les flotteurs et tirs extérieurs, même s’il a vite été limité par des fautes parfois discutables (5 au final).

Se reconcentrer
Les Spurs ont donc fait les trois-quarts du chemin. Oklahoma City s’ajoute à leur tableau de chasse déjà rempli de Portland et Minnesota. Reste un seul adversaire sur leur chemin… New-York. Les Knicks attendent tranquillement en finale NBA, après avoir sweepé les Cavaliers. Ils auront eu 5 jours de repos de plus par rapport aux Spurs, en vue de la grande finale qui débutera dans la nuit de mercredi à jeudi. Il y aura au moins un Français champion NBA cette saison, puisque Mohamed Diawara et Pacôme Dadiet seront dans l’équipe en face.
Les coéquipiers de Victor Wembanyama ont un bilan de 1-2 contre les Knicks cette saison, dont la fameuse défaite en finale de la NBA Cup en décembre. Mais avant tout, l’heure est à la célébration de cet accomplissement comme l’a affirmé le Français, qui ne veut pas encore penser à ce qui l’attend.
« Gagner le Larry O’Brien Trophy [titre NBA], c’est un rêve d’enfance. Donc obtenir une véritable opportunité de l’emporter, c’est la chance d’une vie. On ne sait pas si ça se reproduira. Le jour où on va l’emporter, en tout cas pour moi, ça sera vraiment un rêve qui deviendra réalité. C’est difficile de mettre des mots dessus, parce que c’est presque le sens de ma vie. » L’objectif est maintenant simple : ramener à San Antonio le premier titre depuis la bande à Tony Parker, Kawhi Leonard, Tim Duncan et Manu Ginobili en 2014.
Le calendrier de la Finale NBA:
https://www.bebasket.fr/widget/019e7cee-6fa6-7771-a049-f54b92075c65
Les stats des deux stars sur ces finales de conférences:


























Commentaires (9)