« Sa tête est affichée partout, ce n’est pas facile » : le cri du cœur de Fabrice Lefrançois pour protéger sa pépite Aaron Towo-Nansi

D’une précocité remarquable, Aaron Towo-Nansi est au centre de l’attention en Betclic ELITE.
Depuis le début de saison, Aaron Towo-Nansi (1,76 m, 17 ans) est devenu, presque malgré lui, l’un des visages de la Betclic ELITE. Entre les affiches, les clips, ou encore les visuels sur les réseaux sociaux, son image est omniprésente. Une exposition qui n’est pas sans conséquences pour un jeune homme dont « le corps n’a encore que 17 ans », comme l’a rappelé son entraîneur à Cholet Fabrice Lefrançois après le match à Villeurbanne, fin mars.
« Être à sa place, c’est bien, mais ce n’est pas facile »
« On a eu une grosse discussion après le Young Star Game. Parce qu’être à sa place, c’est bien, mais ce n’est pas facile », a confié Fabrice Lefrançois devant les journalistes. Le technicien choletais pointe du doigt la pression invisible mais constante qui pèse sur son joueur : « Déjà, sa tête est affichée partout, tout le temps. Il représente un tel potentiel, qu’il reçoit des tas de messages de gens qui viennent lui parler, et pas toujours avec de bonnes intentions ».
Pour l’entraîneur, la capacité du meneur à « garder la tête froide » malgré ces sollicitations extérieures est une prouesse que le public peine parfois à évaluer à sa juste mesure. Dans un environnement où la précocité devient une norme avec l’explosion de prodiges comme Victor Wembanyama dès leur plus jeune âge, le staff de Cholet s’attache à protéger un talent qui, malgré les attentes démesurées, doit continuer à jouer comme il sait faire. « Lorsqu’on a fait des entraînements à 15 ou 16 ans avec les Espoirs, il était beaucoup plus leader », rapporte Fabrice Lefrançois. « Je lui ai dit : c’est cet Aaron-là, celui qui dirige tout le monde avec les Espoirs, que je veux voir avec les pros ».
Le message semble être passé au match suivant, face à l’ASVEL. Son joueur venait de signer l’un des matchs les plus accomplis de sa saison : 19 minutes de temps de jeu, 9 points et un impact réel sur le collectif (+9 de plus/minus) alors que les deux autres meneurs, T.J. Campbell et Nathan De Sousa, étaient touchés par les fautes. « J’ai senti comme un relâchement », a-t-il observé. Avant de poursuivre, heureux de la mue progressive du jeune homme au sein du cocon maugeois : « Contrairement aux sorties précédentes où il voulait s’affirmer en marquant, là il voulait s’affirmer en gagnant ».


























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