Strasbourg plie mais ne rompt pas : Marcus Keene arrache un match 3 face à Paris !

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À partir de 5€Essai gratuitDominée à l’aller, la SIG Strasbourg a, comme s’y attendait le technicien parisien Julius Thomas juste après le match 1, « montré un visage différent à la maison. Ils donneront tout […] Ils vont être agressifs dès le début et on s’y attend ». Et bien même en s’y attendant, Paris n’a pas pu contenir l’entame de match alsacienne au Rhénus.
Rigoureux défensivement, les coéquipiers de Marcus Keene ont semblé prendre l’ascendant sur la rencontre, mais sans forcément ralentir le tempo qui sied tant à Nadir Hifi et aux Parisiens. Si cette tactique n’a pas épargné des suées aux locaux, devant au score à la pause (49-40), elle s’est avérée payant sur la longue grâce au talent de Mike Davis Jr. et surtout, de Marcus Keene.
Le show Marcus Keene et Mike Davis Jr.
Poussés par les 3 810 spectateurs du Rhénus Sport, dont le chanteur Matt Pokora et le jeune footballeur du Racing Samir El Mourabet, les hommes de Janis Gailtis ont immédiatement mis la pression sur le champion de France en titre. Dès le premier quart-temps, la SIG a dicté son rythme, forçant sept pertes de balle parisiennes (25-18).
Mike Davis Jr., en feu derrière l’arc (23 points à 5/10 à 3-points), a maintenu l’écart avec des tirs venus d’ailleurs, permettant aux Alsaciens de regagner les vestiaires avec une avance de 9 unités (49-40).
C’est toutefois Marcus Keene qui a endossé le costume de héros national dans le money-time. Alors que Paris, porté par l’activité débordante d’Allan Dokossi (10 points, 13 rebonds et 6 interceptions), était repassé devant en début de quatrième quart (63-70), l’Américain petit format (mais grand talent) a pris ses responsabilités.
Auteur de 25 points et 7 passes décisives, Keene a inscrit les cinq derniers points de son équipe, dont un tir crucial pour porter le score à 85-82 à 14 secondes du terme. L’orgueil du champion a parlé, comme il le confiait au buzzer.
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On voulait rivaliser, on ne voulait pas perdre chez nous. C’est la première fois qu’on bat une équipe d’EuroLeague. Ces gros shoots, c’est pour ça qu’ils m’ont fait revenir. Nelly [Joseph] a posé deux bons écrans, je pensais que j’avais raté le premier. Mais quand j’ai vu le ballon traverser le cercle, je savais que le suivant rentrerait aussi. » Ce suivant, Paris ne s’en relèvera pas.

Pire, il rappelle de mauvais souvenirs au coach parisien Julius Thomas, car les deux hommes s’étaient déjà affrontés en BCL. « Keene, je me rappelle du Match 1 Strasbourg – Bonn il y a 3 ans. Il avait déjà fait ça… ». L’entraîneur regrette les failles défensives de son équipe, qui « a laissé leurs shooteurs prendre 17 3-points, ils allaient forcément en mettre… » Conscient de ses problèmes, il garde « toute confiance dans le fait qu’on gagnera la belle, si l’on joue avec notre identité ».
Une défense retrouvée et un dénouement au mental
Contrairement au match aller où elle avait sombré face à la puissance de feu de Nadir Hifi (limité cette fois à 12 points contre 24 à l’aller, et 30 lors de sa dernière visite au Rhénus), la SIG a fait preuve d’un courage remarquable en défense. Il faut dire que les intentions strasbourgeoises à l’égard de Hifi étaient claires : le gêner un maximum, dans la limite de l’autorisé. « Vu qu’on siffle des petits contacts, et qu’il y aura faute de toute façon, autant faire des gros contacts », ironise Janis Gailitis.
Le tournant du match est intervenu à une minute de la fin : alors que Lamar Stevens montait au dunk pour égaliser, Nelly Joseph s’est interposé avec un contre monumental.
Dans la foulée, Louis Labeyrie (5 points, 7 rebonds) a été vigilant au rebond offensif pour offrir des munitions supplémentaires aux siens. Malgré une ultime tentative de Justin Robinson à longue distance pour arracher la prolongation, Strasbourg a tenu bon, Ben Gregg et Gabe Brown (14 points) finissant le travail sur la ligne des lancers-francs.
La belle à Paris samedi
Grâce à ce succès arraché au mental (87-82), Strasbourg s’offre le droit de rêver et pousse la série vers un match 3 décisif. Si Paris a dominé le secteur du rebond offensif (20 prises), ses lacunes aux lancers francs (62,5 %) et la gestion du tempo en fin de match ont pesé lourd. Les deux équipes se retrouveront samedi après-midi dans la capitale pour une place en demi-finale, certainement sans Sebastian Herrera côté francilien.
Pour la SIG, la recette est claire : conserver cette agressivité et s’appuyer sur ses leaders offensifs pour créer l’exploit chez le champion. Et surtout, jouer sans pression, que le coach Gailītis juge plutôt sur les épaules de ses adversaires. « A Paris, on tentera de faire mieux que mardi. Si Paris perd, ce sera une saison décevante pour eux. Ça peut influer sur le match, de bonne ou de mauvaise façon. J’ai aimé la façon dont on a surpassé l’adversité avec caractère. J’aimerais revoir la même chose dans deux jours.«
Le vainqueur de ce match 3 croisera avec celui d’une autre série jouant les prolongations : l’ASVEL ou Cholet, après le succès des Maugeois à la Meilleraie lors du match 2.
























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