Trapani de nouveau forfait après… quatre minutes, et 24 lancers francs concédés !

Avec trois professionnels seulement, Trapani prolonge son maintien en Lega dans un cirque sportif.
Les jours se suivent et sont de plus en plus affligeants à Trapani. Le club italien, englué dans un contexte économique périlleux, a de nouveau fait parler de lui ce samedi, quatre jours après son forfait déjà aberrant en BCL après sept minutes.
Cette fois, les joueurs siciliens ont fait « mieux », ne tenant que quatre minutes et onze secondes sur le terrain avant que les arbitres ne sifflent la fin de match sur un forfait des locaux. Les Sharks avaient eu le temps de concéder 26 points, dont 22 sur lancers francs…
La lente descente en enfer de Trapani, jusqu’à l’exclusion ?
Réduits à cinq sur la feuille de match contre l’Hapoël Holon un peu plus tôt dans la semaine, les Sharks étaient cette fois sept à se présenter contre Trento. Dont seulement trois professionnels et un adolescent de 16 ans, du moins au départ. Car quelques instants après l’entre-deux, deux d’entre eux ont demandé à sortir, puis un troisième. Les quatre autres ont ensuite concédé des fautes jusqu’à atteindre tour à tour les cinq fautes personnelles, rendant la fin du match (du moins, les 35 autres minutes) injouable.
Cette « farce » comme décrite par nos confrères de La Gazzetta Dello Sport, fait suite à une décision du tribunal fédéral, qui a pointé des irrégularités financières constatées a club. Son président a de suite été suspendu pour deux ans et contraint à payer des amendes. Mais le plan sportif a lui aussi été sanctionnés : 10 points de pénalité pour l’équipe, dont les joueurs commencent à partir comme Paul Eboua vers l’ASVEL.
Une réunion entre la Ligue et la Fédération aura lieu ce lundi pour étudier une nouvelle fois le dossier de Trapani, qui use de subterfuges pour éviter l’exclusion du championnat en présentant une « équipe » autant qu’il le peut. Une issue pourrait conduire à sa sortie de la Lega : que les instances décrètent un manque d’équité compétitive, expliquent nos confrères italiens.
Les supporters s’en trouvent forcément affectés, voyant leur équipe se déliter et plonger dans l’absurdité. La Gazzetta rapporte « des pleurs » chez les plus anciens suiveurs comme chez les enfants, alors que le nom du président a été copieusement sifflé et insulté.

























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