Vainqueur d’un trophée en France, Quentin Serron va prendre sa retraite

Avec Gravelines-Dunkerque et la SIG Strasbourg, Quentin Serron a joué quatre saisons en Betclic ÉLITE
Toujours productif sous les couleurs de Limburg, avec qui il peut rêver de disputer les playoffs de BNXT League, Quentin Serron n’étirera pourtant pas sa carrière au-delà du printemps. Légende du basket belge, l’arrière bruxellois a annoncé sa retraite à l’issue de cette saison.
« La raison principale, c’est de pouvoir passer plus de temps avec ma famille », a-t-il expliqué à nos cousins de BeBasket Belgique. « Chaque année, cela prend un peu plus d’énergie de faire ces sacrifices par rapport à sa famille. Je me suis toujours dit qu’il fallait être bien mentalement pour être prêt à jouer et jouer à fond. J’ai senti que c’était difficile cette année. Des petits coups comme ça, ça te prend de temps en temps, mais c’est arrivé un peu plus souvent cette saison de ne pas être bien. »
Élu joueur belge de l’année en 2016, quintuple champion de Belgique d’affilée avec le BC Ostende de Dario Gjergja avant de débarquer en France, Quentin Serron a choisi Gravelines-Dunkerque pour permettre à sa carrière de franchir une autre dimension. Il a passé deux ans au BCM, avant de rejoindre la SIG Strasbourg pour 18 mois assez inégaux : une première saison marquée par le gain de la Leaders Cup, puis une deuxième où il a terminé sur-numéraire, exfiltré dès le mois de février vers Bilbao.

En 2021/22, il est revenu en France, mais en Pro B, avec Boulazac, où l’esprit ne suivait cependant plus, comme il l’avait expliqué à l’époque à DHNet.
“À l’étranger, j’ai vécu des bonnes expériences et des moins bonnes. Quand tu as un statut d’étranger au sein d’une équipe, tu as plus de pression et on peut vite te mettre sur le côté si ça ne tourne pas. C’est ce qui m’est arrivé à Strasbourg avec qui j’ai gagné la Leaders Cup en France avant d’être écarté la saison suivante. Cela m’a cependant permis de rejoindre Bilbao et de réaliser un rêve en jouant dans le championnat d’Espagne. Même si ce n’était pas facile car je suis resté éloigné de ma famille très longtemps à cause du Covid à cette époque. La famille est ma priorité et, après une saison moyenne à Boulazac, j’ai senti qu’il était temps de revenir en Belgique. Sans être heureux, ça ne vaut pas la peine de jouer à l’étranger. »

Après son escale périgourdine, il est donc rentré à la maison : direction Limburg, son club actuel, où il étoffa son palmarès d’un 14e (et dernier ?) trophée professionnel : la Coupe de Belgique 2024.





























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