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À Pau, un « truc spécial » porte l’Élan Béarnais jusqu’en finale

ELITE 2 - Mené de 11 points dans le dernier quart-temps à Orléans, l’Élan Béarnais a encore trouvé les ressources pour renverser la situation et filer en finale. Dans ce groupe palois, Thomas Cornely voit surtout une force collective construite bien avant les playoffs.
À Pau, un « truc spécial » porte l’Élan Béarnais jusqu’en finale

À Pau, le collectif a encore refusé de tomber

Crédit photo : Cécile Thomas
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Il y a des victoires qui disent plus qu’un simple résultat. Celle de l’Elan béarnais Pau-Lacq-Orthez à Orléans, sur le score de 90 à 85 synonyme de qualification en finale, en fait partie. Dans un match où Pau a compté jusqu’à 11 points de retard dans le dernier quart-temps, le groupe béarnais n’a pas cédé à la panique.

Le Loiretain Thomas Cornely (1,90 m, 34 ans), auteur du plus gros temps de jeu de son équipe avec 30 minutes passées sur le parquet, a pesé autrement que par le scoring. Sa ligne statistique en dit long sur son influence globale : 4 points, 10 rebonds, 12 passes décisives et 2 interceptions pour 23 d’évaluation, la meilleure de l’Élan sur cette rencontre.

Cette partition très complète a accompagné le retour des Béarnais dans les dernières minutes. Surtout, elle illustre le rôle d’un joueur capable d’organiser, de défendre, de contrôler le rythme et de maintenir son équipe dans le match, même lorsque le scénario devient défavorable.

« Avec ce groupe-là, je ne peux jamais dire que c’est fini »

Le discours de Thomas Cornely après la rencontre éclaire l’état d’esprit de l’Élan. À l’entendre, le doute n’a jamais vraiment pris le dessus, même lorsque Pau s’est retrouvé dans une situation compliquée.

« Franchement, sans vouloir faire genre, avec ce groupe-là, je ne peux jamais dire que c’est fini », a-t-il confié à La République des Pyrénées.

Une phrase qui résume assez bien la dynamique paloise dans ces playoffs : Pau n’a pas seulement gagné, Pau a aussi montré sa capacité à rester lucide dans l’urgence.

Cette confiance ne sort pas de nulle part. Cornely rappelle que l’Élan a déjà vécu plusieurs scénarios similaires cette saison, avec des matchs arrachés sur le fil. Dans son analyse, cette capacité à rester ensemble dans la difficulté est devenue l’un des marqueurs forts de l’équipe.

Le parcours en playoffs va dans ce sens. Pau a d’abord passé son quart de finale en deux manches face à Champagne Basket, avant de faire de même en demi-finale contre les Orléanais. Deux séries conclues sans match décisif, qui placent l’Élan dans la position où il voulait être : aux portes d’un retour au plus haut niveau.

PROFIL JOUEUR
Poste(s): Meneur
Taille: 190 cm
Âge: 34 ans (29/06/1991)

Nationalités:

drapeau-france-carre.jpg
Stats 2025-2026 / ELITE 2
PTS
9,3
#97
REB
3,6
#89
PD
7,5
#1

Un groupe construit sur autre chose que le terrain

Au-delà de la performance sportive, le meilleur passeur de l’ELITE 2 (7,5 passes de moyenne par match) insiste sur la qualité humaine de l’effectif. Il évoque un groupe qui vit particulièrement bien, capable de se parler, de passer du temps ensemble et de conserver un lien fort entre les générations.

« J’ai connu de très beaux groupes, à Blois notamment, mais cette année c’est particulier », a-t-il expliqué, avant d’évoquer “un truc spécial” entre les jeunes et les anciens du groupe palois.

Son regard est d’autant plus intéressant qu’il vient d’un joueur expérimenté, passé par d’autres vestiaires et capable de mesurer la rareté de cette alchimie. Selon lui, ce type de dynamique ne se retrouve pas chaque saison. À Pau, elle semble être devenue un socle.

C’est peut-être là que se situe l’angle le plus fort de cette qualification. L’Élan Béarnais n’arrive pas seulement en finale avec une série de victoires. Il y arrive avec un collectif qui semble avoir trouvé sa propre identité : de la confiance, de l’expérience, une capacité à encaisser les temps faibles et une certitude partagée que rien n’est terminé avant la dernière possession.

Il reste désormais une dernière marche. Et si une finale peut toujours basculer sur des détails, Pau avance avec une certitude : ce groupe a déjà prouvé qu’il savait vivre dans l’inconfort.

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