« On a réussi à briser la malédiction » : après dix défaites consécutives, la JL Bourg terrasse enfin Paris !

La JL Bourg d’Adam Mokola affrontera Le Mans en demi-finale
« La fin de dix défaites consécutives ? C’est un truc de journaliste ça », nous glissait le président Julien Desbottes, en train de féliciter ses joueurs à la sortie du parquet. Avant de revenir quelques instants plus tard, tout sourire, dans les entrailles de l’Arena Futuroscope. « La série est à 1-0 pour nous maintenant, non ?! »
« Ça fait du bien de sortir d’un match contre Paris avec le sourire »
En l’espace d’une soirée, la JL Bourg a donc mis fin à 797 jours de frustration contre le Paris Basketball. Dix défaites consécutives face à l’équipe de la capitale, deux années complètes sans victoire (depuis 2023), peut-être un début de complexe d’infériorité et surtout plusieurs immenses opportunités envolées face au même club : une finale de Coupe d’Europe, une demi-finale de Coupe de France, une demi-finale de Betclic ÉLITE.
« Il n’y a pas de revanche mais ça fait plaisir de sortir enfin d’un match contre Paris avec le sourire », glissait le capitaine Kevin Kokila, présent dans toutes les désillusions précédentes et exemplaire pour vaincre le signe indien (13 points à 4/8 et 9 rebonds). « On a réussi à briser la malédiction, on pourra aborder les matchs contre Paris plus sereinement maintenant. Ça fait forcément plaisir, mais surtout parce que c’était une équipe d’EuroLeague en face. »
Le meilleur match de 2026 pour la JL
Aussi parce que la JL Bourg a présenté, de loin, son meilleur visage de l’année 2026, après deux mois d’errances depuis sa dernière victoire marquante contre l’ASVEL (le 26 décembre). Inconstante au possible, capable de dilapider 20 points d’avance en moins d’un quart-temps à Strasbourg, la Jeu a cette fois tenu le choc pendant 40 minutes.
Bien sûr, il y eut quelques petits creux – c’est normal dans un match – mais jamais de vrai moment faible. Et il y eut surtout une vraie régularité défensive, sur l’intégralité de la soirée, qui permit aux hommes de Frédéric Fauthoux de ne jamais céder l’avantage au score en deuxième mi-temps, même lors de leurs séquences moins réjouissantes.
« On a fait un très bon match », se réjouit le Landais. « On est resté dans l’idée de ce qu’on voulait faire : ne pas donner de rythme à Paris, les empêcher de prendre leurs tirs en première intention. Tenir cette puissance offensive à seulement 74 points, c’est une bonne performance. »
Paris lâche un troisième objectif
Mais puisque l’on parle d’inconstance, comment ne pas basculer sur le cas du Paris Basketball ? Depuis le début de la saison, le champion en reconstruction est sur courant alternatif, susceptible de battre le Real Madrid puis de perdre contre Boulazac dans la même semaine.
« C’est notre problème », acquiesce Allan Dokossi. « Contre les meilleures équipes, on montre notre meilleur visage, et il y a peut-être du relâchement, même inconscient, face à des équipes qu’on pourrait penser moins intenses ou un peu plus faibles. »

Pour le coup, Paris n’a vraiment pas montré son visage le plus chatoyant, avec quelques leaders aux abonnés absents, vite frustré par son impuissance offensive, tombant dans une forme d’agacement vis-à-vis du corps arbitral ou même des coéquipiers. « Avoir un body langage défaitiste ne nous aide pas du tout », fulmine l’entraîneur Francesco Tabellini, qui vient de laisser échapper un troisième objectif sur quatre, en attendant le verdict des playoffs de Betclic ÉLITE. « On n’a pas su contrôler nos émotions et ça nous fait mal. Il nous faut la contribution de chaque joueur. »
Nous revient aussi un autre truc de journaliste, avec ces éliminations consécutives de l’ASVEL, Nanterre et Paris… Ressurgit cette image du drive de Marcus Keene contre l’AS Monaco, où, pour quelques centimètres et un petit point (90-89), toutes les têtes de série auraient pris la porte dès les quarts de finale. C’est aussi ça la Leaders Cup.
À l’Arena Futuroscope,




























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