« Avoir un capitaine d’hiver et un d’été » : Frédéric Fauthoux en quête d’un leader stable en équipe de France

Frédéric Fauthoux va se penchera sur le rôle du capitaine des Bleus
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À partir de 5€Essai gratuitÀ l’approche de deux « matchs très importants pour la qualification de la Coupe du Monde » face à la Belgique puis la Finlande, l’heure est aux derniers ajustements pour l’Équipe de France de Frédéric Fauthoux. Au-delà des forfaits, l’un des derniers en date concerne le choix du capitaine.
Présent en visioconférence de presse depuis Pau, avant le grand départ pour la Belgique, le sélectionneur national a évoqué son choix de capitanat attribué à Rudy Gobert pour la fenêtre, après que Sylvain Francisco et Guerschon Yabusele l’ont endossé en février et à l’EuroBasket 2025, respectivement.
Rudy Gobert pour « apporter quelque chose de différent »
Le retour du pivot de Minnesota (112 sélections) coïncide avec une volonté de s’appuyer sur un socle de vécu international solide pour lancer ce nouveau cycle vers Los Angeles 2028. Pour Frédéric Fauthoux, ce changement de main n’est en aucun cas une sanction pour Guerschon Yabusele, qu’il jugeait pourtant « dans son rôle lors de l’été » dernier.
Le technicien landais y voit plutôt une opportunité tactique et humaine : « C’est jamais évident car le groupe change à chaque fenêtre. Là, avec l’arrivée de Rudy qui a beaucoup d’expérience internationale, qui a le respect de tout le groupe, à la manière d’un Guerschon, je voulais apporter quelque chose de différent ».
Le sélectionneur ne s’interdit rien pour la suite, conscient que le brassard pourrait encore voyager selon les présences d’Evan Fournier, Victor Wembanyama ou même des velléités de la relève, à l’image de Matthew Strazel qui clamait son envie de succéder un jour au « grand Guerschon ».
Vers une dualité du brassard ?
L’une des réflexions majeures de Fauthoux réside dans la pérennisation de la fonction, rendue complexe par le format des fenêtres FIBA, où les effectifs sont par nature instables. Son ambition est de trouver une forme de régularité dans ce chaos logistique. « J’aimerais, à terme, avoir un capitaine de fenêtres et un capitaine d’été. D’hiver et d’été, on va dire », a-t-il confié, précisant que lors des rassemblements estivaux à groupe complet, « il faudrait que très vite, ce soit le même joueur qui soit le capitaine ».
Cette vision d’un leader stable est nourrie par ses propres souvenirs de club. Ancien meneur emblématique de l’Élan Béarnais, il garde en mémoire l’aura d’un capitaine historique du Palais des Sports de Pau : « J’ai eu un capitaine pendant de très longues années qui était dur et juste pour faire respecter les règles qui étaient les nôtres au sein de l’Élan. C’est Didier Gadou […] qui m’a effectivement un peu inspiré là-dessus ». Pour lui, l’essence du rôle réside avant tout dans « l’aura qu’il peut dégager » et « l’exemple qu’il peut donner », qu’il soit vocal ou par l’attitude sur le terrain.
Si ces réflexions de fond animent le staff, la focale reste braquée le parquet d’Anvers puis celui de Pau. Avec huit joueurs déjà présents lors du dernier Euro mais également huit nouveaux visages, le collectif doit valider deux victoires qui compteront double pour la suite. Comme le rappelle le sélectionneur, « Chaque victoire que l’on aura sur ces premières fenêtres, on gardera toutes les victoires pour la deuxième phase ». Et ce, que ce soit Rudy Gobert ou un autre avec le brassard.






















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