Bilal Coulibaly : « Cette saison a été très très difficile… Au niveau de mon corps bien sûr, mais aussi mentalement »

Coulibaly n’a joué que les deux-tiers des matchs des Wizards cette saison
Il est l’un des joueurs français les plus en forme sur cette fin de saison en NBA. Bilal Coulibaly (2,03 m, 21 ans) vient de dépasser la barre des 20 points pour la quatrième fois du mois de mars cette nuit, dans la défaite de Washington à domicile contre les champions en titre d’Oklahoma City (111-132).
Un match accroché pendant trois quart-temps, à l’image de cette échauffourée entre les deux équipes qui a valu quatre exclusions. Les Wizards ont globalement tenu tête à la meilleure équipe de NBA avec son MVP Shai Gilgeous-Alexander en feu (40 points), avant de sombrer dans le dernier quart-temps. Un scénario déjà vu dans cette saison de l’avant-dernière équipe de NBA, qui vient d’accumuler sa 15e défaite d’affilée.
Une fin de saison en trombe pour Coulibaly
Mais Bilal Coulibaly, lui, n’a pas grand chose à se reprocher sur le match. Avec 21 points à 8/15 aux tirs (dont 3/5 à 3-points), 4 rebonds, 4 passes décisives, 1 interception et 2 contres en 34 minutes, il termine même avec un plus/minus positif (+4) dans une défaite de 21 points. On l’a vu explosif des deux côtés du terrain, adroit de loin, et montrant des qualités de leader.
Rien d’étonnant pour celui qui tourne à 14,5 points de moyenne à plus de 41% à 3-points depuis le All-Star Break. « Je me sens vraiment bien. Je suis enfin sur le terrain, je n’ai pas de pépins physiques, il n’y a rien qui me freine » nous a-t-il confiés en français en conférence de presse. L’occasion aussi pour lui de revenir sur une troisième saison qui ne fut pas facile pour lui :
« Cette saison a été très très difficile. Je commençais à jouer 3-4 matchs, puis je me re-blessais, puis je devais revenir etc. C’était dur à vivre. Au niveau de mon corps bien sûr, mais aussi mentalement. Mais j’ai continué à pousser, j’ai beaucoup travaillé à la salle, et mes coachs et mes coéquipiers ont continué à croire en moi. C’est grâce à eux aussi. »
Les blessures n’ont en effet pas lâché l’ancien 3&D des Metropolitans 92 de Vincent Collet. Il en a eu… 6 différentes en l’espace d’un an. Les ischios-jambiers en mars/avril 2025, le pouce en septembre/octobre qui l’a gêné sur la fin de l’EuroBasket, le mollet en novembre, les obliques en décembre, le dos en janvier, et tout récemment le talon en mars. Avec à chaque fois entre une semaine et deux mois d’absence. Difficile de prendre son rythme quand on est stoppé dans son élan à peu près tous les mois.
Bilal Coulibaly 21/4/4/1s/2b +4 on 8/15 FG vs OKC https://t.co/QY62WiPMTQ pic.twitter.com/8sJ84mszaN
— riley シ (@rileyr_) March 22, 2026
Enfin laissé tranquille par son corps
Depuis le All-Star Break, le Français n’a raté que deux matchs et pu enchaîner les bonnes performances, en cette période particulière de Ramadan. Cette bonne santé est la recette du succès pour lui. Ça, et le travail. Car il est le joueur qui prend le plus de tirs dans la salle d’entraînement des Wizards, selon les chiffres de tracking observés par le staff des Wizards, comme nous l’a appris son coach Brian Keefe : « Son travail est colossal. » Le principal intéressé en sourit : « Je ne pense pas que le coach va mentir, donc je pense que c’est vrai, je sais qu’il a les chiffres. »
Son 41% à 3-points depuis un mois ne sort donc pas de nulle part. Et c’est une vraie bonne nouvelle pour l’ailier, qui souffrait de ce manque d’adresse depuis le début de saison (31,8% sur l’ensemble de la saison). Avec cette nouvelle corde à son arc, il peut finir la saison en trombe. En tout cas tant que les Wizards continuent à le faire jouer, et ne le reposent pas pour sécuriser un haut choix à la Draft. La saison prochaine, aux côtés de Trae Young, Anthony Davis et un éventuel gros rookie, il aura un rôle crucial à jouer, alors qu’il y aura (enfin) des attentes collectives à Washington.
Depuis Washington,
Alexandre Sarr bat son record de passes décisives
Dans le même match contre OKC, l’autre tricolore de l’équipe de la capitale Alex Sarr a terminé avec 14 points, 5 rebonds et 8 passes décisives. Un record en carrière dans cette dernière catégorie, qui montre toute la polyvalence du pivot de 2,16 m, mais qui ne surprend pas son coach Brian Keefe : « C’est une des qualités qui nous a convaincus de le drafter. On adorait ses qualités de créateur. On s’appuie beaucoup sur lui au centre du jeu, sur les côtés, dans les pick-and-rolls… Et on voit les lectures qu’il fait. C’est assez unique pour un pivot de 20 ans. »























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