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Braian Angola et l’ASVEL crucifient Le Mans au terme d’un money-time de folie

Betclic ÉLITE - Au terme d'un 4e quart-temps irrespirable, l'ASVEL s'est imposée sur le parquet du Mans en clôture de la 17e journée de championnat (88-91). Pour son premier match de Betclic ÉLITE, Braian Angola a délivré Lyon-Villeurbanne sur un game-winner à 3-points.
Braian Angola et l’ASVEL crucifient Le Mans au terme d’un money-time de folie

Angola a déjà marqué le 3-points décisif pour l’ASVEL

Crédit photo : Capture d'écran ASVEL
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Premier match de Betclic ÉLITE, et déjà un game-winner au terme d’un match dingue : Braian Angola (1,98 m, 31 ans) a délivré l’ASVEL et crucifié Le Mans en clôture de la 17e journée de championnat (88-91). Un temps menés de 12 points, les Villeurbannais ont tout renversé en deuxième mi-temps et décrochent une victoire cruciale, face à un adversaire juste derrière au classement.

Le 4e quart-temps, dans son entièreté, a été le théâtre d’un scénario dantesque. Une minute et 30 secondes ont suffi à Stephen Brun, aux commentaires de la rencontre pour DAZN, pour le comprendre. « Le match est lancé », affirmait le consultant à 76-76, alors que Johnny Berhanemeskel et Mbaye Ndiaye venaient de s’échanger un énorme shoot chacun, derrière l’arc.

Le match était lancé depuis bien longtemps, et le scénario en était déjà haletant. Le Mans avait asphyxié l’ASVEL dans le 2e quart-temps (31-18), rendant fier son coach intérimaire Antoine Mathieu, mais la bande de Pierric Poupet avait trouvé la parade pour recoller. Sans toutefois se détacher. En réalité, les 32 minutes jouées jusqu’alors ne constituaient qu’un simple prélude au money-time fou qui démarrait.

Un dernier quart-temps irrespirable

Jamais bien loin lorsqu’il s’agit de tirer à 3-points, l’ailier manceau David DiLeo remettait une pièce dans la machine. Son homologue villeurbannais, Melvin Ajinça, lui répondait et l’euphorie gagnait les dix joueurs présents sur le parquet.

Braian Angola pensait l’avoir calmée une première fois, à 3 minutes de l’ultime buzzer. En toute fin de possession, le Colombien décochait un tir arc-en-ciel, pressé par le temps, qui tombait miraculeusement dans l’arceau après avoir ricoché sur la planche. L’ancien arrière de Gran Canaria, qui avait ramené Lyon-Villeurbanne dans le match en inscrivant 9 points dans le 3e quart-temps, pensait avoir eu le dernier mot (83-88, 38e).

Loin de là : le jeune Bastien Grasshoff, 18 ans mais déjà plein de sang froid, réduisait le déficit manceau sur la ligne des lancers. Pourtant étincelant en première mi-temps, le shooteur Trevor Hudgins (15 points à la pause, 17 au final), bien plus discret au retour des vestiaires, manquait l’occasion de propulser le MSB en tête. L’infatigable Johnny Berhanemeskel prenait le relais, et allait inscrire un point sur la ligne des lancers, impuissant devant une gamelle bien malheureuse sur sa première tentative (88-88, 40e).

Angola en sauveur pour sa première en France

Il restait 4 secondes et 7 dixièmes. Largement suffisant pour une onzième et dernière flèche (11/24 à 3-points pour l’ASVEL). Sur la remise en jeu de Shaquille Harrison, Braian Angola ancrait un premier appui dans le sol, tournait son corps vers le panier, posait son deuxième pied derrière la ligne à 3-points. Deux secondes passaient, puis silence dans la salle. Le salvateur fraîchement débarqué venait de rendre le verdict (88-91).

Au micro de DAZN, après le match, il ne tirait même pas la couverture à lui : « Le coach a beaucoup confiance en moi, insistait Angola. Mes coéquipiers m’ont fait confiance aussi, et je suis content d’avoir mis ce shoot. On a un super groupe, un très bon coach qui nous donne de la confiance, on est resté ensemble. » Jusqu’au bout, pour écarter un lion manceau fascinant, bien que dépourvu de certains de ses membres les plus féroces.

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