François Wibaut vers la NCAA : Penn State à l’affût après une saison galère

François Wibaut pourrait quitter l’Elan béarnais pour la NCAA
Après Narcisse Ngoy, Guillaume Grotzinger ou encore potentiellement Talis Soulhac, la vague française vers la NCAA continue de prendre de l’ampleur. Et un nouveau nom s’ajoute à la liste : François Wibaut. Passé par l’ASVEL, LyonSO, Rouen puis désormais Pau, l’ailier de 20 ans suscite un intérêt concret de Penn State.
Penn State en reconstruction, Wibaut ciblé
Le timing n’a rien d’un hasard. Penn State sort d’une saison 2025-2026 très compliquée : 12 victoires pour 20 défaites, et surtout un triste 3-17 en conférence Big Ten, synonyme de dernière place. Éliminés dès le premier tour du tournoi de conférence, les Nittany Lions doivent reconstruire.
Dans cette optique, le staff de Mike Rhoades regarde vers l’Europe, où les profils formés tactiquement et déjà aguerris au monde professionnel séduisent de plus en plus. François Wibaut (1,98 m, 21 ans) coche plusieurs cases : taille, polyvalence, expérience en ELITE 2 et passage par les équipes de France jeunes.
Un profil dans la lignée de l’exode français
Avec 8,6 points, 3,6 rebonds et 1,6 passe décisive de moyenne en 20 minutes en ELITE 2 cette saison, Wibaut confirme sa progression après son passage à Rouen. Sans être encore une tête d’affiche, il s’inscrit dans ce profil de joueur français complet, capable de s’adapter rapidement.
Un type de joueur particulièrement recherché aux États-Unis, où les programmes NCAA multiplient les recrutements en France. Les exemples récents sont nombreux : Narcisse Ngoy (Poitiers) va rejoindre Auburn avec un package NIL massif, Guillaume Grotzinger quitte Champagne Basket pour Loyola-Chicago, et Murray State pousse pour attirer Talis Soulhac (Blois).
Même des meneurs déjà installés en Betclic ELITE sont désormais ciblés.
La NCAA, un choix assumé dans un parcours déjà réfléchi
Dans une interview accordée l’été dernier, François Wibaut expliquait déjà sa volonté de privilégier son développement :
« J’ai fait ce choix pour la suite et le développement de ma carrière. Pau, c’est un plus gros club, avec plus de moyens et plus de structures. »
Un discours qui résonne avec celui de nombreux jeunes Français aujourd’hui : optimiser chaque étape. Après la NM1 (LyonSO), la découverte du monde LNB à Rouen puis un rôle plus important à Pau, la NCAA apparaît comme un accélérateur supplémentaire.
Son objectif à long terme est clair : viser le plus haut niveau européen, avec en ligne de mire l’EuroLeague.
Un système de plus en plus attractif… et problématique
Si Penn State parvient à convaincre François Wibaut, il s’inscrira dans un mouvement de fond. La NCAA attire de plus en plus de talents français grâce à son exposition, ses infrastructures… et ses opportunités financières via le NIL.
Reste à savoir si l’Elan béarnais pourra obtenir une compensation si ce départ venait à être acté.



























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