Hugo Benitez : une première saison contrastée mais enrichissante en Espagne

Entre adaptation au jeu espagnol, saison collective frustrante et blessure, le meneur français de Manresa a vécu une année riche d’enseignements.
Arrivé à BAXI Manresa après une longue aventure à la JL Bourg, le meneur français Hugo Benitez (1,92 m, 25 ans) découvrait cette saison un nouveau championnat et un nouvel environnement. Une expérience marquante, malgré une fin prématurée.
Une adaptation rapide dans un basket plus rythmé
Dès ses premiers mois en Espagne, le joueur a dû s’adapter à un style de jeu différent. En Liga ACB, le rythme est plus élevé, notamment en raison de certaines spécificités réglementaires.
“Le rythme est plus rapide notamment avec la règle qui fait que l’arbitre ne touche plus la balle sur les remises en jeu en zone arrière précise t’il dans les colonnes du Progrès.”
Un détail en apparence anodin, mais qui accélère considérablement les transitions et impose une exigence physique plus importante. À Manresa, cette philosophie est pleinement assumée avec une volonté de jouer vite, ce qui impacte directement les méthodes d’entraînement.
Après plusieurs saisons dans un cadre maîtrisé en France à la JL, notamment sous les mêmes principes de jeu, cette transition a représenté un véritable changement.
“Depuis un an, je découvre quelque chose d’autre.”
Une saison collective frustrante
Si les débuts individuels ont été encourageants, la dynamique collective a été plus compliquée. Entre blessures et ajustements d’effectif, Manresa n’a jamais trouvé de stabilité.
« C’est une saison frustrante. Au début, la mayonnaise a eu du mal à prendre. Après, il y a eu des changements dans l’effectif et des blessés en même temps et au final, on n’a jamais eu l’équipe au complet. Il y a même certains joueurs avec lesquels je n’ai même jamais joué. Sur la scène européenne ou même en Liga ACB, on aurait mérité mieux. »
Cette instabilité a eu des conséquences directes sur les performances, aussi bien en championnat qu’en Europe. Le sentiment dominant reste celui d’un potentiel non exploité.
Alors qu’il reste encore 6 matchs de Liga Endesa à disputer, Manresa termine sa saison dans le ventre mou avec un bilan actuel de 11 victoires pour 17 défaites. Son aventure européenne s’est terminée en 1/8 de finale contre l’équipe de Turk Telekom le mois dernier.
Une blessure qui stoppe net la progression
Alors qu’il semblait trouver son rythme, sa saison a basculé avec une blessure à la cheville survenue il y a plusieurs semaines. Une tentative de retour prématurée a aggravé la situation, l’obligeant à stopper définitivement son exercice.
Aujourd’hui, il suit une rééducation, avec un retour envisagé pour la préparation de la saison prochaine.
Cette interruption vient freiner une dynamique positive sur le plan individuel, mais n’efface pas les enseignements tirés de cette première expérience à l’étranger.
Une immersion enrichissante malgré tout
Au-delà du terrain, cette saison a été l’occasion de découvrir une nouvelle culture basket. À Manresa, petite ville proche de Barcelone, le club occupe une place centrale.
“Le basket est vraiment l’activité principale de la ville… c’est une des salles les plus chaudes d’Espagne.”
Malgré un budget limité, l’environnement local et l’engagement du public en font une place forte difficile à manœuvrer dans son Pavello Nou Congost de 5000 places. Une réalité qui rappelle, par certains aspects, ce qu’il a connu à Bourg-en-Bresse.
Cette immersion confirme aussi une tendance du basket européen : certaines “petites” structures parviennent à rivaliser grâce à leur identité et leur ferveur.
Un nouveau départ déjà en ligne de mire
Sous contrat pour une deuxième saison, le meneur français se projette déjà vers la suite. Avec une reprise du basket prévue dans les prochains mois, l’objectif sera de capitaliser sur cette première année d’apprentissage.
Entre adaptation, frustration et découverte, cette saison à Manresa restera comme une étape charnière dans sa carrière, avec la perspective de revenir plus fort.
De retour dans l’Ain pour mener sa rééducation, le grand frère du Vichyssois Élian Benitez sera présent à Ekinox pour la finale retour d’EuroCup face à Besiktas, il soutiendra naturellement son ancien club, avec lequel il a écrit une grande partie de son histoire, en espérant voir la JL Bourg décrocher le titre.























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