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ITW Amara Sy, directeur sportif du Paris Basketball : « Calmez-vous, ça va bien se passer ! »

Betclic ELITE - Le directeur sportif du Paris Basketball, Amara Sy, revient en exclusivité pour BeBasket sur la saison écoulée, riche en émotions. Il dessine aussi les contours d'un effectif en quête de stabilité, et du dossier du coach toujours brûlant. Mais "L'Amiral" garde le cap.
ITW Amara Sy, directeur sportif du Paris Basketball : « Calmez-vous, ça va bien se passer ! »

Présent au Quai 54, Amara Sy a évoqué les différents sujets gravitant autour du Paris Basketball

Crédit photo : Baptiste Da Costa
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S’il y a bien un endroit où Amara Sy, directeur sportif du Paris Basketball, se sent presque aussi bien qu’à l’Adidas Arena, c’est peut-être au Quai 54. Véritable monument du basket français, l’ancien joueur de Paris ou encore Monaco est aussi un adepte du jeu moins académique promu par le streetball. La légende dit même qu’il n’aurait jamais perdu au 1 contre 1…

Dans un cadre plus relâché, qui lui permettent de troquer son costard pour un beau short saumon, « L’Amiral » a accordé quelques minutes à BeBasket. Le temps, en attendant le match de son équipe de La Fusion, de faire le bilan de la saison passée. Mais aussi d’évoquer l’avenir, et les doutes qui entourent le club, toujours sans coach officiellement à sa tête.

Bilan positif, et continuité

Malgré la défaite lors du match 5 de la finale de Betclic ELITE contre Monaco, Amara Sy tire un trait très positif sur l’exercice écoulé. Pour lui, le parcours reste exceptionnel, compte tenu de l’irrégularité chronique de l’équipe durant l’année. « Au final, c’est une défaite, mais ça reste quand même très positif », analyse-t-il avec recul, les yeux rivés sur la Seine. « Si vous nous aviez dit, il y a 4 ou 5 mois de cela, qu’on jouerait une finale à match 5 contre Monaco, et ce malgré les rebondissement qu’il y a eu, on aurait signé tout de suite. Même si c’est un Monaco amoindri. Malgré tout, on finit fort et on est satisfait du travail. »

L’un des enseignements majeurs pour la direction parisienne reste la nécessité de stabiliser l’effectif. L’été dernier, le renouvellement quasi intégral de l’équipe avait pesé sur le début de saison. « Et comme on a un jeu atypique, c’était difficile de composer. Ils étaient pratiquement tous nouveaux… Si tu n’as pas les résultats en plus qui suivent, certains peuvent douter de la méthode ».

Mais pour 2026-2027, la stratégie change. Paris mise sur ses cadres. Les renouvellements de Nadir Hifi, Sebastian Herrera ou encore Léopold Cavalière ont déjà été actés. « Là, c’est vrai qu’on a la chance de garder pas mal de joueurs », se réjouit Sy. « Ils savent que la méthode fonctionne. Pour ceux qui pourraient douter dans les nouveaux, ils seront aiguillés et épaulés. Leur adaptation ne sera que plus facile et rapide ». Quant aux nouvelles recrues, le club distille les annonces, mais Amara Sy l’assure : « d’autres vont arriver », tant dans les prolongations que dans les recrues – 3 à 4 supplémentaires -, et certaines sont même déjà signées.

Les coachs ? « On est victimes de notre propre succès »

Le dossier brûlant reste celui du banc. Après le départ de Julius Thomas, confirmé vers la NBA par le DS, Paris se retrouve à nouveau en quête d’un technicien. C’est la quatrième année consécutive qu’un entraîneur parisien quitte le club pour la grande ligue. « On est victimes de notre propre succès », concède « L’Amiral », fataliste.

« Nous, ça ne nous arrange pas, en vérité. On aimerait bien travailler sur du moyen long terme avec un coach. Malheureusement, on n’a jamais eu l’opportunité. Chaque année, ils partent. Donc on est obligé de s’adapter, mais c’est comme ça. […] Ça valide aussi le fait qu’on choisit des bons coachs. Notre méthode est la bonne, il faut continuer. Chaque année, on se fait piller… mais les résultats sont là. »

Pour la succession, le nom de David Joerger circule, même s’il semble se refroidir. Le nom de Guillaume Vizade a aussi circulé, selon nos informations. Sans révéler l’identité de son futur technicien, « pas encore fixée », Amara Sy se veut rassurant sur l’identité de jeu. « Quel que soit le coach, ce sera forcément quelqu’un qui va adhérer à notre philosophie. […] Le coach qui sera aux commandes du Paris Basketball sera un coach qui va essayer au maximum de ne pas dénaturer notre identité ».

Anticiper le recrutement, pour ne plus subir

Mais même sans coach officiel, le club a décidé d’avancer sur le recrutement. Les arrivées de Terry Tarpey et Mãozinha Pereira en sont les preuves concrètes. Un timing qui interroge, mais que Sy explique aisément. « On a déjà signé deux joueurs sans le coach, parce que ce sont des joueurs qui « fit » notre identité », précise-t-il. « On est arrivé très tôt, même si on n’a pas encore le coach, parce qu’on ne voulait pas reproduire la même erreur que l’été dernier. On avait trop attendu, et vu des cibles nous échapper ».

Evidemment, le futur entraîneur aura son mot à dire pour la suite : « Pour les postes clés, ça va être fait en collaboration avec lui. Parce qu’il ne faut pas qu’on se trompe dessus. L’année dernière, on a fait des compromis, et ça nous a coûté cher ».

« Inquiet » pour Monaco, avant le duel face à l’ASVEL

Observateur attentif de la Betclic ELITE, Amara Sy voit d’un mauvais œil les difficultés financières de l’AS Monaco, son ancien club. « Je suis un petit peu inquiet… J’espère qu’ils vont réussir à s’en sortir », confie-t-il. « Monaco, c’est trop important pour notre championnat. Si on en est là, nous, Paris, c’est aussi grâce à eux. Parce qu’on voulait toujours les dépasser. »

Tout en notant le retour en force de l’ASVEL. « Ca va être un peu compliqué pour nous au début, mais avec l’ambition, on va tout faire pour les rattraper », sourit-il. Sur le papier, le projet XXL de Tony Parker, avec l’ancien Parisien Sylvain Francisco en tête d’affiche, fait figure d’épouvantail. « Ce sont eux, les favoris. J’ai eu Tony au téléphone… il commençait déjà à chambrer (rire) C’est bien ! il fait le malin. Nous, on arrive ! C’est de bonne guerre ».

Quant à la déclaration de David Kahn promettant la « meilleure saison de l’histoire du club », Amara Sy apprécie l’optimisme de son boss. « C’est quelqu’un de très ambitieux, de très rêveur. C’est l’Américain dans toute sa splendeur », s’amuse-t-il. « Au début, je me disais : « Il est fou ce mec ». Pour autant, on a fait deux fois plus que ce qu’il m’avait dit. […] La réalité c’est que 90 % du temps il a raison. Donc moi je vais arrêter de me foutre de sa gueule, et je vais le croire ! ».

« Calmez-vous, ça va bien se passer »

Déjà tourné vers l’avenir, il nous quitte en adressant un message à ses supporters. « Chaque été, il y a toujours deux ou trois supporters qui m’envoient des messages parce qu’ils stressent. Qu’est-ce qu’il faut leur dire ? Calmez-vous, ça va bien se passer », lâche « L’Amiral » dans un rire. « Ils ont capté notre manière de fonctionner et ils nous font confiance. On est encore plus ambitieux qu’eux, qu’ils le sachent. L’objectif bien sûr, c’est de retourner en finale l’an prochain. Et de la gagner cette fois-ci. Et puis retourner en playoffs en EuroLeague, pour sûr ! »

Depuis le Quai 54, Clichy Hall…

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

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