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ITW Noah Penda : « Mon frère Swann a un plus grand potentiel que moi »

Betclic ÉLITE - Lors d'un déplacement à Washington, nous avons pu interroger Noah Penda sur son petit frère Swann (17 ans, actuel joueur du MSB), qu'il anticipe déjà suivre son chemin vers la NBA, et même faire mieux.
ITW Noah Penda : « Mon frère Swann a un plus grand potentiel que moi »

Les deux frères en 2024

Crédit photo : Frédérique Penda

Noah Penda (1,99 m, 21 ans) est ce que l’on appelle un “bon client” pour les interviews. Toujours volontaire, notamment quand c’est en français, prêt à donner des réponses intéressantes et pleines de vérité. En soi, ce qu’il pense vraiment. Et quand on lui propose de faire une interview dédiée à son frère, le sourire lui monte encore plus aux oreilles. Il faut dire que Noah et Swann Penda (2,02 m, 17 ans) sont « très proches et très admiratifs l’un de l’autre, depuis toujours » comme nous l’explique leur maman Frédérique. Noah disait par exemple spontanément le soir de sa Draft que l’absence de son petit frère était son plus grand regret [Swann était en stage de préparation avec l’équipe de France U18, ndlr].

Le contexte n’était pourtant pas le meilleur pour enregistrer une interview. Le Magic d’Orlando venait de perdre son match chez les Washington Wizards (120-112), le 6 janvier. L’ambiance n’était donc pas à la fête dans le vestiaire visiteurs de la Capital One Arena. De plus, le temps était pressé puisque l’équipe floridienne s’envolait dans la soirée pour Brooklyn, afin de jouer en back-to-back le lendemain. Le tout, la veille de l’anniversaire du rookie français. Mais après quelques questions sur le match et sa performance (10 points, 4 rebonds et 4 interceptions en 27 minutes), l’ex-manceau a répondu avec plaisir à nos questions sur son frère Swann, qui suit aujourd’hui ses traces en tant que joueur du MSB.

Noah, pour commencer, est-ce que tu peux présenter Swann pour ceux qui ne le connaissent pas ?

Alors, Swann c’est un joueur qui se cherche encore un peu. Il jouait poste 5 à Paris, et là au Mans il joue plutôt poste 3-4. Il a 17 ans, il fait un bon 2,05 m, doit avoir 2,20 m d’envergure, hyper-athlétique, hyper-intelligent, et surtout qui joue avec beaucoup d’énergie. Et ça c’est un trait bien propre à la famille.

PROFIL JOUEUR
Poste(s): Ailier/Ailier Fort
Taille: 202 cm
Âge: 17 ans (12/02/2008)

Nationalités:

drapeau-france-carre.jpg
Stats 2025-2026 / Espoirs ELITE
PTS
9,1
#78
REB
7
#15
PD
2,2
#68
Les deux frères en 2024 (photo : Frédérique Penda)

Ta mère dit que vous avez deux profils très différents, tu peux expliquer pourquoi ?

Totalement. Lui est beaucoup plus longiligne et aérien que moi. Il est plus grand, plus léger et avec une plus grosse détente. Des appuis beaucoup plus légers et rapides, une envergure de malade. Moi je suis plus axé sur les fondamentaux, je suis quelqu’un qui joue quand même beaucoup au sol, plutôt défensif. Et je pense que j’ai aussi su exprimer mon potentiel plus vite.

Alors que lui, son potentiel est plus haut que le mien, mais il se cherche encore un peu en tant que joueur. Donc là je pense qu’être avec Guillaume [Vizade] au Mans va lui faire beaucoup de bien. Il va commencer à trouver des sensations, à trouver qui il est sur un terrain. Beaucoup d’équipes NBA m’ont posé des questions sur lui, je leur ai dit qu’il avait un plus haut potentiel que moi. Mais par contre, il va falloir qu’il bosse quoi.

Tu suis ses matchs ? Il vient de marquer ses premiers points en pro, ça t’as rendu fier ?

Bien sûr. Là aujourd’hui [le 6 janvier] il jouait contre Mersin, j’ai vu qu’il avait marqué 3 points. Évidemment quand je peux je regarde, même si ce n’est pas toujours facile de trouver les matchs. En Espoirs par exemple, c’est vraiment compliqué de regarder les matchs, mais je suis les statistiques. Et de toute façon ma mère m’envoie ses actions. Quand je regarde un de ses matchs, je lui envoie des conseils, des choses que j’aurais aimé qu’on me dise à ce stade de ma carrière.

On peut dire qu’il est dans le meilleur environnement pour progresser, au MSB avec Guillaume Vizade, que tu connais par cœur…

Ça reste l’un des meilleurs coachs développeur de jeunes talents en France. C’est la même réflexion que j’ai eue à l’époque. Après évidemment, l’historique avec moi a fait que c’était beaucoup plus simple dans l’approche. Je sais que Guillaume le suivait depuis un moment. Donc quand on s’est posé la question s’il serait un bon coach pour Swann, il n’y a pas eu à réfléchir longtemps.

Les deux frères en 2019, alors âgés de 14 et 11 ans (photo : Frédérique Penda)

Peux-tu décrire votre relation en dehors des parquets ? Ta mère dit que vous êtes très proches et très admiratifs l’un de l’autre… Tu confirmes ?

Oui, oui. Je sais que lui a dit plusieurs fois qu’il voulait être meilleur que moi. Donc j’essaye de toujours montrer l’exemple, et de lui montrer que c’est impossible [rires]. Mais voilà, j’essaye d’être dans ce rôle de grand frère. Je sais que ma famille proche est une très grande source de motivation pour moi, donc ça fait plaisir de faire pareil pour lui.

Le soir de ta Draft NBA, tu disais que ton plus grand regret était qu’il ne soit pas présent… Tu as envie d’être présent à la sienne un jour ?

C’est sûr, c’est sûr. Franchement, je ferais n’importe quoi pour être présent à sa Draft. J’espère qu’il pourra être drafté plus haut que moi [n°32] et appelé au premier tour. C’est tout ce que je lui souhaite, parce que la Draft est vraiment une expérience incroyable. Je serai là pour lui.

Tu le vois percer dans le basket et aller en NBA un jour ?

Ah oui oui. Je pense qu’il ne doit pas se relâcher. Je sais qu’il verra l’interview, donc je ne veux pas qu’il croit que c’est un chemin facile, parce qu’il y a beaucoup de travail. Mais j’ai pleinement confiance en lui, je sais que son potentiel sera sans limites une fois qu’il se sera trouvé.

Ça serait ton rêve de l’affronter en match ?

Oui, franchement. En vrai de vrai, je ne sais pas ce que je préfère le plus entre l’affronter en match, ou jouer avec lui. Quand je vois les frères Wagner jouer ensemble ici [Franz et Moritz, au Orlando Magic], je me dis que ça doit être une sensation de fou. Évidemment, ce qui n’est pas marrant c’est que si on se retrouve sur un terrain un jour, je vais le broyer [rires], donc je préfère qu’il soit avec moi.

Les deux frères lors du titre de Noah avec l’équipe de France à l’EuroBasket U20 (photo : Frédérique Penda)

Et en 1-contre-1 à l’heure actuelle, c’est toi qui le broies ?

Ah oui oui [rires]. J’ai dans mon téléphone des vidéos d’il y a une semaine [sa famille est venue le voir à Orlando, ndlr], où on fait un 1-contre-1, qui le prouvent. Il est trop jeune encore, il est trop jeune.

Qu’est ce que tu lui conseillerais comme parcours ? Toi tu as fait une année supplémentaire en France avant de te présenter à la Draft, tu le vois faire la même chose ?

Je pense que chacun doit avoir son parcours. Que ce soit moi ou d’autres. Ce n’est pas parce que j’ai été drafté un an après mon éligibilité que ça sera forcément la même chose pour lui. Si jamais il explose au Mans, j’espère pour lui qu’il sera drafté dès la première année. Après je pense qu’il n’y a pas besoin de se presser. C’est important de se sentir prêt avant d’aller en NBA. Même si tu as du travail à faire, le plus important c’est que tu te sentes prêt à passer à l’étape supérieure.

As-tu un message pour Swann ?

[Il regarde la caméra] Continue de bosser. N’écoute pas les gens qui diront que tu n’y arriveras pas. Mais surtout, continue de bosser, et à l’école aussi.

Tu as apparemment aussi une petite sœur ? Est-ce qu’elle joue au basket ou non ?

Non, elle ne fait pas de basket. Elle a commencé le badminton, elle fait du tir à l’arc. Et elle est immense en taille, à seulement 13 ans elle est gigantesque. Elle a essayé le basket quand elle était plus jeune, mais ça ne l’intéresse pas forcément. Je pense qu’elle a envie de suivre son propre chemin, et puis en plus elle est très scolaire, donc elle kiffe vraiment l’école. Elle fait du sport aussi, mais je pense que passer tous ses week-ends dans les gymnases avec son frère ou moi, ça l’a un peu saoulée [sourire]. Donc je la comprends, qu’elle suive son propre chemin. De toute façon, quoi qu’elle fasse, elle réussira.

Depuis Washington,

Commentaires


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thetruth
Encore un énième joueur aux qualités athlétiques mais sans shoot. C'est dommage quand on fait un sport ou le but est de mettre le ballon dans le cercle. Le MSB n'a rien changé, 25% à 3 pts et 43% aux LF en espoirs (moins bien qu'au Paris Basketball). On va me dire qu'il est jeune et qu'il faut du temps mais c'est faux. C'est toujours la même chose, on ne sait pas former des shooteurs mais des athlètes ! Toujours ce fameux "potentiel" qu'aime tant nos entraîneurs, scouts et "formateurs" mais qui ne veut rien dire.
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cedando
Bah visiblement les scout et GM américains ont la même vision du potentiel que nos formateurs et font signer des contrats de plusieurs millions à ces jeunes. Et comme il n'y a qu'un ballon pour 10 joueurs, savoir faire autre chose que shooter c'est bien pratique aussi dans une équipe. Dans un effectif donne moi 3 shooteurs et 7 athlètes, ça me suffira je devrais arriver à en faire quelque chose de bien 😇 Enfin être un athlète quand on fait du sport c'est une bonne base . Des De Colo c'est beau mais c'est l'exception qui confirme la règle.
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thetruth- Modifié
Ils en balancent du pognon pour des joueurs peu rentables. Nos joueurs ne s'imposent pas en NBA. Wemby cache la forêt des échecs. Il faudra déjà que tu es 3 shooteurs, on n'en sort pas un ! Et quand on en a un du style Nadir Hifi, il doit se battre pour devenir professionnel alors qu'il botte le cul à beaucoup de potentiels. L'intelligence de jeu et la régularité aux tirs seront toujours supérieur au côté athlète qui décline avec le temps, De Colo est le très bon exemple.
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roman
@thetruth Comment vous pouvez être aussi catégorique pour un jeune joueur de 17 ans? Comment vous pouvez parler d’une « forêt d’échecs » quand vous voyez des rookies cette année comme Maxime RAYNAUD ou Noah PENDA titularisés dès maintenant avec + 35 minutes de jeu? Et Mohamed DIAWARA. Et Alex SARR, il fait du crochet? Est ce que les équipes NBA sont toutes composées de 14 stars qui plantent 40 pts par match et sont tous titulaires à 18 ans ? Non évidement, un peu de bon sens! Heureusement qu’à 17 ans un joeur n’est pas terminé… Apparemment PENDA n’était pas dans de bonnes mains au Paris basket qui n’a pas su le retenir (comme la majorité de ses jeunes au passage) j’espère sincèrement que vous n’êtes pas coach…ou alors j’ai mal à mon basket. Vous parlez d’arbre qui cache la forêt, pour rester dans la métaphore je dirais qu’une forêt qui pousse fait moins de bruit qu’un arbre qui tombe…
(3) J'aime
cedando- Modifié
Je ne veux pas polémiquer pour le plaisir. Mais vous n'êtes pas honnêtes ou alors vous ne prenez pas de recul. Il y a 20 ans c'était quoi le basket français ? ( c'est ma génération hein !) La finale des JO de Sydney ça vous parle ? Respect à eux mais le basket français a changé d'univers depuis ! Comment ? Grâce à des potentiels qui sont devenus des joueurs élites. Nos joueurs ne s'imposent pas en NBA... Ben on va attendre un peu que des gamins deviennent des adultes et au pire ils vont revenir en Europe pour devenir titulaire dans les meilleurs clubs ( okobo, Maledon...) Wemby cache la forêt ??? Wemby cache tous les joueurs NBA sauf 6-7 alors qu'il n'est pas dans son prime ! Raynaud,Pendah, cissoko,sarr, Coulibaly, risacher , Diabaté sont des échecs ? Ah bon, des moins de 25 ans qui jouent plus de 20 minutes par matchs sont des échecs par rapport à Hifi ? Respect à nadir mais avec ces 7 là je crois que je tape le Paris basket et que je ne suis pas dégueu en Euroligue. Allez je rajoute Haye le meneur raté et Nolan le meneur surcoté plus Rupert le nul. Comme ça j'ai 10 nuls surpayés qui grâce à mon génie du coaching vont devenir champion de France et d'euroligue avant leur 25 ans. En bonus je veux bien Salaun et Beringer comme sur-athlètes à potentiel (mais qui seront des bust comme tout le monde le sait) pour compléter ma rotation. Non mais franchement ? Vous êtes sérieux ??? Non la seule question est : comment on trouve un sélectionneur qui nous permet de devenir champion d'Europe, du monde et olympique avec cette génération. Parce que ne rien gagné avec ces gamins serait un scandale absolu !
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derniermot
C'est logique, un grand joueur sans qualités athlétiques ne sera jamais compétitif au très haut niveau alors qu'un mauvais avec qualités athlétiques, tu peux développer son niveau. Et comme en plus la plupart ne sont pas mauvais Après, il ne faut evidemment pas bloquer les super forts pas athlétiques, on ne sait jamais et il faut de tout pour faire un monde
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vince_93
Dans chacune de ses interviews, on a quand même l'impression d'avoir à faire à un gars équilibré, éduqué, et intelligent. Bravo !
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deleted_20260130151143280571
J’ai l’impression que c’est le cas de beaucoup de joueurs français de la génération Wemby. Je dis Wemby car j’imagine que c’est un exemple à suivre pour tous ceux de sa génération… Est-ce que c’est quelque chose de nouveau je ne sais pas dire…Mais en tout cas, ça peut être intéressant pour l’équipe de France!
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dennisrod
Sur ce que j’ai vu et qui n’engage que moi,il a la même soif de gagner que son frère Noah,moins en puissance mais avec beaucoup de verticalité. Il est rapide,bien placé,n’a peur de rien et a une belle mècanique de tir à 3 pts . Une vraie pépite qui,avec Vizade,va progresser tres vite . Entre Bastien Grasshoff et lui,le MSB tient 2 vrais grands espoirs .
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beetlejuice53
Je pensais le voir cette année avec les U18 du MSB mais il ne joue plus qu’avec les espoirs et commence à être intégré à la rotation des pro, comme Grasshof.
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Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.