
Déception pour les clubs français
Le basket français espérait une finale 100 % tricolore en EuroCup féminine, il devra finalement se contenter de regrets. Ce mercredi 4 mars, les deux derniers représentants de l’Hexagone, Villeneuve d’Ascq et Lattes-Montpellier, ont vu leur parcours s’arrêter brutalement aux portes de la finale. Tous les deux perdants au match aller, les clubs de Boulangère Wonderligue n’ont pas réussi à suffisamment redresser la barre lors du match retour. Après trois clubs français titrés sur les quatre dernières années (Bourges en 2022, l’ASVEL en 2023, Villeneuve d’Ascq en 2025), ce ne sera pas le cas en 2026.
C’est passé plus proche pour les unes que pour les autres. En effet, l’ESBVA échoue à cinq petits points en cumulé. Défaites de 13 points à l’aller en Grèce, les Villeneuvoises n’ont réussi à combler que la moitié du chemin, battant de 8 points Athinaïkos (78-70), ce qui n’est pas suffisant pour faire pencher la balance. Le Palacium a pourtant fait ce qu’il a pu pour les soutenir, mais la marche était trop haute. Notamment à cause d’une Alexis Prince excellente en face (24 points et 9 rebonds, pour 25 d’évaluation).
Les joueuses de Maxime Bézin n’auront donc pas l’occasion de défendre leur titre. Leur épopée s’arrête aux portes de la finale. Il faut dire qu’il y avait moins un sentiment de domination que l’année dernière, comme le prouvent leurs trois matchs perdus pendant ces phases finales (contre Angers, Estudiantes et donc Athinaïkos). Lors de cet ultime match, les Nordistes repartent bien avec la victoire, mais sans un écart assez conséquent. L’exploit était proche, mais leur point-average leur est finalement défavorable de cinq petits points.
« On peut regretter ce que l’on a fait à Athènes la semaine dernière et être très fiers de ce qu’on a produit ce soir. À +10, je me suis dit qu’on allait le faire […] Ce soir, tout ce qu’on a pu contrôler, on l’a fait. On a sorti l’un de nos meilleurs matchs de la saison » a toutefois apprécié le coach auprès de La Voix du Nord. Le club aura toujours une finale de Coupe de France à jouer, et une fin de saison régulière en LBWL alléchante (actuellement 4e).
Quant au BLMA, il était trop compliqué pour elles de faire flancher Mersin (86-60). La défaite à domicile à l’aller – même si de seulement deux points – était déjà évocatrice. En déplacement chez une équipe qui était finaliste de l’EuroLeague la saison dernière, il n’y a pas eu photo. En tout cas pendant trois quart-temps, puisqu’elles menaient de cinq points à l’issue du premier (13-18). Mais ensuite, elles ont perdu la mire. Les joueuses de Valéry Demory n’ont tiré qu’à 34%, à l’image de leur leader Nell Angloma qui est passée à côté de son match (2 points à 1/7), car ciblée par la défense turque.
L’écart final de 26 points est même sévère au vu de leur très bonne compétition. Elle perdent l’occasion d’aller en finale de l’EuroCup pour la première fois depuis la saison 2018/19, à l’époque avec Endy Miyem, Helena Ciak ou encore Alix Duchet sur le parquet (défaite face à Nadezhda).
WHO WILL GO ALL THE WAY? 🤩🏆@CBKMersin and @Athinaikoswbc will battle it out in the #EuroCupWomen Finals! pic.twitter.com/jy3TkV6JtY
— EuroCup Women (@EuroCupWomen) March 4, 2026






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