« J’ai la rage de ouf » : la SIG Strasbourg frustrée après sa défaite d’un point contre Monaco

Jānis Gailītis est revenu sur la courte défaite de Strasbourg contre Monaco
La SIG Strasbourg a livré un combat intense face à la Roca Team. Devant son public, le club alsacien a regardé dans les yeux une équipe d’EuroLeague, avant de céder sur des détails dans le money-time. Une frustration immense, partagée par Abdoulaye Ndoye, William Pfister et le coach Jānis Gailītis.
La rage d’Abdoulaye Ndoye après un match à bascule
Abdoulaye Ndoye (1,98 m, 27 ans) ne cachait pas sa colère après la rencontre. « J’ai la rage de ouf. »
La SIG a notamment payé son passage à vide du deuxième quart-temps, encaissant un terrible 33-2 après avoir pourtant idéalement démarré. « On était un peu sous l’eau lors du deuxième quart-temps. Ils ont mis un autre rythme qu’on n’a pas suivi. »
Malgré tout, Strasbourg a trouvé les ressources pour revenir dans la partie grâce à une nouvelle line-up et des ajustements défensifs. Mais les fautes ont coûté cher, avec deux titulaires sortis pour cinq fautes : Nelly Jr Joseph et Gabe Brown.
« On finit le match avec deux de nos starters à cinq fautes. Ça nous pénalise. On fait des fautes bêtes. C’est des détails à ce niveau-là contre des équipes de EuroLeague. »
Dans les deux dernières minutes, la SIG a même été devant. « La gestion de fin de match, c’est d’habitude quelque chose qui nous réussit. Ce soir, ça ne s’est pas passé. »
Une équipe jeune face à l’expérience monégasque
Strasbourg a aussi payé son manque d’expérience dans ce format couperet. « C’est ça aussi quand on est une équipe avec pas mal de rookies. C’est l’expérience. Ce format-là, pour pas mal de gars, c’est nouveau. »
En face, Monaco a su hausser le ton, notamment avec l’impact défensif de Terry Tarpey et la capacité de ses leaders à prendre le jeu à leur compte. « Ils mettent des gars comme Terry qui font des défenses tout-terrain, qui mettent de la dureté devant tout le monde. »
Pour autant, la SIG peut s’appuyer sur sa force mentale. « On n’a pas lâché mentalement. On les a agressés, on les a regardés droit dans les yeux et c’est ça qui nous a permis de revenir. »
William Pfister : « Sur les détails »
L’intérieur William Pfister partageait le même sentiment. « C’est juste sur les détails. Contre ce genre d’équipe, ce genre de joueurs, la moindre mauvaise orientation… Ils arrivent à tout exploiter. »
Malgré le 33-2 encaissé, Strasbourg a su se remobiliser. « C’est une des caractéristiques de l’équipe de cette année, qu’on n’abandonne jamais rien. Jusqu’à la fin du match, on va tout donner pour revenir. »
Mais après l’élimination en Coupe de France trois jours plus tôt face au Mans (88-74), cette nouvelle défaite laisse des traces.
Jānis Gailītis pointe le manque de discipline
Le coach Jānis Gailītis, lui, regrettait surtout les occasions manquées. « C’est probablement plus facile de perdre 20 points. Ce n’est pas agréable quand tu n’utilises pas tes chances », a déclaré le coach letton à propos des ballons perdus dans le money-time et des fautes loin du panier, donnant des lancers francs.
Le technicien letton a insisté sur la maturité et la discipline dans les moments clés, pointant les difficultés de gestion des fautes. « Les meilleurs 5 joueurs devraient finir le match. C’est une question de maturité et de discipline. »
Face à un joueur comme Nikola Mirotic (2,08 m, 35 ans), capable de faire basculer une fin de rencontre, chaque erreur se paie immédiatement. « C’est un bon joueur. Si vous avez une carte comme celle-ci dans votre poche, vous pouvez l’utiliser à n’importe quel moment. Nous n’avons pas assez de force pour résister à cela. »
Au classement de Betclic ELITE (4e avec 14 victoires et 5 défaites), la saison reste très positive pour la SIG Strasbourg. Mais après deux éliminations consécutives, il ne reste plus que le championnat pour valider définitivement les progrès affichés cette année.
A la Futurscope Arena,
























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