
Aide d’urgence à Monaco : la colère noire du président de Blois face au favoritisme de la Ligue
Le climat du basket français vient de monter d’un cran en température. Alors que l’AS Monaco, fleuron européen du championnat, traverse une crise financière sans précédent, l’intervention de la Ligue Nationale de Basket (LNB) qui a proposé une avance financière aux joueurs de la Roca Team a provoqué une onde de choc. Parmi les voix les plus critiques, celle de Paul Seignolle, président de l’ADA Blois, qui ne mâche pas ses mots face à ce qu’il considère comme un traitement de faveur injustifié.
L’élément déclencheur de ce courroux ? Une enveloppe (jusqu’à 500 000 euros) proposée en urgence par la Ligue aux joueurs de l’AS Monaco pour éviter une grève avant leur match contre Chalon et ses conséquences.
Pour Paul Seignolle, cette décision est une pilule amère, surtout après avoir vu ses propres requêtes balayées quelques mois plus tôt :
« Alors que j’avais sollicité, lors de la dernière assemblée générale en juin, que les clubs puissent percevoir une partie des bénéfices que la LNB avait réalisés, nous apprenons que la LNB joue le rôle des AGS (régime de la garantie des salaires) et débloque 500 000 euros… et on ose parler d’équité ! »
Excédé par la situation, le président de l’actuel deuxième d’Élite 2 a choisi l’ironie et la provocation pour mobiliser ses confrères. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il lance un appel direct aux autres présidents de clubs français :
« Arrêtons de payer nos joueurs et sollicitons la LNB. »
Par cette formule choc, Paul Seignolle souligne l’absurdité du précédent créé par la Ligue : si l’instance se substitue aux actionnaires défaillants pour avancer les salaires, quel message envoie-t-elle aux clubs qui gèrent leur budget avec rigueur ?
Si la LNB explique avoir sauvé la continuité du championnat, l’avenir de la Roca Team reste suspendu au contexte géopolitique. Les avoirs du propriétaire Aleksej Fedorycsev étant limités par les sanctions liées au conflit russo-ukrainien, le salut pourrait venir de la Principauté elle-même.
Le Prince Albert II a d’ores et déjà confirmé que tout serait fait pour « sauver la saison » de l’AS Monaco Basket, mais pour Paul Seignolle et de nombreux observateurs, le mal est fait : la crédibilité de l’équité sportive du championnat est aujourd’hui sérieusement entachée.
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