Jean-Aimé Toupane met en garde : « La pire des choses serait de se relâcher »

Jean-Aimé Toupane attend le même engagement des Bleues face au Nigéria et la Corée du Sud
Qualifiée pour la Coupe du Monde 2026 avant même d’affronter l’Allemagne samedi, l’équipe de France féminine a encore deux matchs de qualification à jouer à l’Astroballe, face au Nigéria (ce dimanche à 19h) puis la Corée du Sud (mardi à 20h30).
Avec un risque évident de décontraction ? Peut-être. Mais les Bleues ont prouvé samedi face à la Mannschaft qu’elles restaient pleinement mobilisées (85-63), même si ce match était attendu par toutes comme le climax de la semaine rhodanienne.
« On se doit de faire le travail jusqu’au bout »
« On savait que ce serait notre plus gros adversaire », glisse Janelle Salaün. « Tout le monde avait fléché ce match contre l’Allemagne », ajoute Jean-Aimé Toupane. D’autant plus que l’Astroballe était enfin pleine, avec deux premières soirées à moins de 2 000 spectateurs.
Le public devrait encore être au rendez-vous ce dimanche face au Nigéria, bien moins fringant que ne le suggère son statut de quart de finaliste aux Jeux Olympiques, notamment battu par la Corée du Sud. Une obligation pour les tricolores de se donner à fond afin de respecter leurs supporters, comme l’exhorte le sélectionneur.
« J’attends le même sérieux lors des deux matchs suivants. La pire des choses serait de se relâcher. On se doit de faire le travail jusqu’au bout. Ça ne garantit pas le résultat mais l’investissement est là, la volonté de bien faire aussi. Je pense que les filles continueront à faire ce qu’elles ont fait jusqu’à maintenant. C’est le plus important. Quand on porte le maillot France, on se doit d’être à la hauteur de l’évènement. C’est un engagement entre nous. »
Important pour le ranking
D’autant plus que ces deux sorties vont compter pour le ranking FIBA, important en vue du tirage au sort afin d’être tête de série, et qu’elles constitueront peut-être les deux dernières répétitions au complet avant la Coupe du Monde. Tout en offrant aux Bleues un pluralisme dans le style à affronter.
« On va affronter des baskets différents », reconnaît Jean-Aimé Toupane. « Contre l’Allemagne, on a vu un basket classique. Contre le Nigéria, on sait qu’on aura droit à un gros défi physique, il faudra tenir les duels. La densité athlétique est l’une de leurs forces. Quant à la Corée du Sud, c’est un basket de mouvement, avec beaucoup d’agressivité, d’enchaînements et d’adresse. Il faudra s’engager. Une fois qu’on aura cette base, il faudra bouger le ballon et avoir un bon spacing. Quand on est très large et qu’on respecte les spots, le basket devient facile. »
Propos recueillis à Villeurbanne,





















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