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L’ASVEL revient indemne de Fos-sur-Mer et signe une excellente opération

En déplacement à Fos-sur-Mer, l'ASVEL n'a pas commis d'impair. Certes malmenés par les BYers, les Villeurbannais ont enquillé une cinquième victoire d'affilée en Betclic ÉLITE (80-74) qui les tire vers le haut du classement. En profitant des défaites de Boulogne-Levallois et Cholet, le champion a signé l'excellente opération du week-end.
L’ASVEL revient indemne de Fos-sur-Mer et signe une excellente opération
Crédit photo : Sébastien Grasset

Surtout habituée aux joutes de Pro B, la Halle Parsemain de Fos-sur-Mer n’avait encore jamais accueilli un joueur de la trempe de Nando De Colo. Et de fait, les supporters méridionaux ont payé pour apprendre ce qu’était la classe internationale. Cabossée, bougée physiquement comme rarement elle l’a été en Betclic ÉLITE, l’ASVEL est pourtant parvenue à bon port, magnifiquement guidée par son capitaine de route, encore impérial (23 points à 8/12 et 9 passes décisives en 25 minutes), toujours là pour aller mettre le panier qu’il faut ou mettre la balle au bon endroit. « Il est d’une sérénité folle », soufflait Rémy Valin, quelques instants après que Dylan Affo Mama ait admis qu’il n’avait encore jamais croisé la route d’un joueur aussi fort. Et en plus, l’Arrageois n’était pas seul. Alors que les BYers étaient revenus à quatre petites longueurs (64-68, 35e minute), il a reçu le soutien de Dee Bost (18 points à 6/14), auteur d’une seconde période à 12 unités, pour définitivement étouffer le momentum fosséen en allant planter les deux tirs primés décisifs ou provoquer le retour en zone de Milan Barbitch. « Il aurait peut-être fallu être un peu plus haut sur les picks pour ne pas qu’il prenne ses shoots mais Dee Bost, c’est la classe », poursuivait Rémy Valin. « Bost et De Colo font vraiment leur match. Et quelque part, c’est presque valorisant pour nous. »

Dee Bost a été décisif avec 12 points en seconde mi-temps (photo : Sébastien Grasset)

Car, en effet, après avoir été expéditive à l’aller (94-65), l’ASVEL a cette fois connu une soirée beaucoup plus âpre sur les bords de la Méditerranée. Un autre exemple des difficultés villeurbannaises ? T.J. Parker a eu besoin d’utiliser Youssoupha Fall plus de 30 minutes pour la première fois en 56 matchs cette saison. Lui aussi a pesé de tout son poids (13 points à 6/10 et 10 rebonds) sur le destin d’une rencontre bien mal entamée par les siens. « Un peu surpris par l’impact physique mis par Fos », dixit T.J. Parker, l’ASVEL a mis un bon quart-temps à rentrer dans son match. C’est peut-être là d’ailleurs que Fos-Provence a manqué le coche : vite en tête (7-0, 3e minute puis 18-9, 9e minute), les BYers n’ont pas réellement réussi à accentuer l’écart, gaspillant beaucoup trop de possessions, à l’image de cette série de quatre balles perdues d’affilée dans le premier quart-temps.

Fos sans trop de regrets

Et puis, malgré la vaillance des locaux, le champion a su accélérer au bon moment : une claquette-dunk du régional de l’étape, Yves Pons, bruyamment soutenu par quelques dizaines de proches venus spécialement de Fuveau avec des mini-drapeaux à son effigie, pour lancer la révolte, avant que De Colo et Bost ne portent l’estocade. De 32-32, un 8-0 passé juste avant de rentrer aux vestiaires a creusé une première différence (34-41, mi-temps) avant la seconde lame dès la reprise (43-55, 25e minute), encore signée de l’infernal duo. Toujours aussi vaillants, les Fosséens auront pourtant eu le mérite de proposer une vraie fin de match à leur public, à l’image d’un Dylan Affo Mama (13 points à 4/9, 4 rebonds et 4 passes décisives) incroyablement agressif (5 fautes provoquées dans le dernier quart-temps) pour ramener les siens. Et s’il avait marqué ses lancers-francs (5/9), à l’image de son équipe (10/19), qui sait ce qui aurait pu arriver… « On n’a pas énormément de regrets », balaye-t-il. « On a joué avec le cœur, les yeux dans les yeux avec eux. Contrairement à notre déplacement à l’Astroballe, on n’a pas subi. C’est une défaite mais il y a du positif. » Dans la droite lignée d’un cycle intéressant, avec 4 victoires en 6 matchs, qui a ranimé les espoirs de maintien de tout un club.

La combativité de Dylan Affo Mama n’a pas suffi (photo : Sébastien Grasset)

Toutefois, si Fos-Provence a manqué l’occasion de s’offrir une victoire bonus, l’excellente opération est à mettre au crédit de l’ASVEL. Non seulement les Villeurbannais ont enfilé un cinquième succès d’affilée (un 11e dans les joutes hexagonales en comptant la Leaders Cup et la Coupe de France) mais ils ont surtout profité des revers de tous leurs concurrents directs (les Metropolitans 92 et Cholet) pour se rapprocher du podium. À ce rythme-là, la deuxième place n’est plus du tout une chimère. Avec certes un match de moins, le champion est revenu à une seule longueur des Mets, avec le panier-average en prime. La force de l’habitude pour un club qui avait déjà terminé par un 16/17 en 2021 et par un 19/21 en 2022 ? « On touche du bois pour faire la même chose », sourit Antoine Diot. « C’est vrai qu’on est sur une bonne dynamique en Betclic ÉLITE. À nous de la conserver maintenant. On a encore des matchs difficiles mais on veut bien finir afin d’arriver en playoffs en pleine confiance. Et si on peut aller chercher la deuxième place, il faut le faire, oui. On sait à quel point l’avantage du terrain est important. On veut décrocher le meilleur classement possible. » Et s’il y a bien une chose que l’on a appris au fil des années, c’est de ne jamais parier contre l’ASVEL au printemps…

À Fos-sur-Mer,

 

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