Le BLMA face à deux demi-finales en quatre jours : « En EuroCup, on a autour de 30% de chances de passer, en Coupe c’est du 50/50 »

Valéry Demory va vivre une semaine très importante dans la dernière saison de sa carrière de coach
Le BLMA s’apprête à disputer l’une des semaines les plus importantes de sa saison. Au Palais des Sports de Lattes, les Gazelles vont enchaîner le match aller de la demi-finale d’EuroCup face au CBK Mersin ce jeudi 26 février (20h), avant de retrouver Villeneuve-d’Ascq en demi-finale de Coupe de France le dimanche 1er mars (15h). Deux rendez-vous à haute intensité, pour un groupe qui rêve d’écrire une nouvelle page de son histoire.
Un marathon anticipé de longue date
Conscient de l’enchaînement infernal, Valéry Demory a pris les devants depuis plusieurs semaines.
« Oui, c’est une semaine particulièrement dense, avoue-t-il au magazine En Commun Cela fait une quinzaine de jours que nous l’anticipons. On a d’ailleurs allégé certains matchs pour faire davantage tourner l’effectif et préserver la fraîcheur du groupe. Le travail de récupération a été au centre de notre préparation. »
Gestion des minutes, rotation élargie, récupération optimisée : le staff a tout mis en œuvre pour arriver avec un maximum de fraîcheur.
Une seule interrogation subsiste néanmoins autour de la capitaine Romane Bernies, touchée aux côtes.
« Quasiment, oui. Seule incertitude : l’état de Romane Bernies, notre capitaine, qui revient d’une blessure aux côtes. Elle n’est pas encore à 100%, et cela impacte forcément l’équipe puisqu’elle est notre leader de jeu et un moteur sur le terrain. On devra réussir à compenser son éventuelle baisse de forme. »
Mersin, un mastodonte turc à faire tomber
Le premier obstacle se nomme CBK Mersin, finaliste d’EuroLeague la saison passée. Un ogre du basket européen.
« Mersin, c’est un mastodonte. Leur budget est trois fois supérieur au nôtre ! Le championnat turc bénéficie d’un contexte économique très avantageux, sans charges sociales, ce qui attire beaucoup de talents. Malgré tout, on a envie de démontrer que l’argent ne gagne pas les matchs. Leur récent changement d’entraîneur peut modifier certaines rotations, et on a réfléchi à plusieurs plans pour les gêner — un en particulier, que je garde pour nous ! Quoi qu’il en soit, il faudra réaliser une grosse performance et être très efficaces offensivement. »
Parmi les visages connus dans le camp adverse, il y a celui de Julie Vanloo, ancienne Gazelle.
« Concernant Julie Vanloo, je suis resté en contact avec elle : elle revient de blessure et pourrait être incertaine. Même si elle joue, elle manque encore de rythme et de condition. »
Lucide, le coach évalue les chances héraultaises.
« Objectivement, je dirais qu’on a autour de 30% de chances de passer. C’est une demi-finale de très haut niveau : Mersin a disputé la finale de l’EuroLeague l’an passé ! Mais le basket reste imprévisible, et jouer à domicile peut décupler notre énergie. »
Villeneuve-d’Ascq, un 50/50 sous haute tension
À peine le temps de souffler que le BLMA retrouvera Villeneuve-d’Ascq pour une place en finale de Coupe de France ce dimanche.
« On se connaît bien, Villeneuve et nous. On les a battues à la Sud de France Arena à l’automne. Ce sera du 50/50, chaque détail comptera. Leur groupe est très expérimenté, habitué à ce type de rendez-vous. De notre côté, on mise sur la jeunesse et l’enthousiasme. L’avantage, c’est qu’on sera à la maison, avec notre public, et ici, personne ne nous fait peur. Ce soutien peut véritablement nous transcender. »
Deux demi-finales, quatre jours, un Palais des Sports prêt à vibrer : le BLMA joue gros. Très gros. Et Valéry Demory, qui vit sa dernière saison de coach au niveau professionnel, a l’occasion de bien boucler la boucle.

























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