Leïla Lacan, MVP d’un Basket Landes « rare et spécial » : « je joue pour des titres collectifs, pas pour les trophées individuels » »

Déjà couronnée MVP de la saison régulière de La Boulangère Wonderligue, Leïla Lacan (1,80 m, 21 ans) a une nouvelle fois éclaboussé de son talent, en finale de Coupe de France face à Villeneuve-d’Ascq cette fois.
Orchestrant un 14-2 dévastateur dans le deuxième quart-temps pour permettre aux siennes de s’envoler avant la pause (33-41, 20′), la jeune meneuse a été déterminante pour offrir un troisième sacre dans la compétition aux Landaises, après les éditions 2022 et 2023. Interrogée quelques minutes après avoir soulevé le trophée, elle préférait pourtant effacer sa performance individuelle derrière la réussite du groupe.
« Le titre de MVP ? Je pense que je m’en rappellerai pas »
« On peut rien faire toute seule », a-t-elle insisté avec la maturité qui la caractérise. « Si j’impacte par une interception, c’est que mes coéquipières avant ont réussi à mettre une pression qui a fait que la joueuse n’a pas pris la bonne décision. […] On se rend toute service au final. On est toute prête à prendre les opportunités, et à concrétiser quand il le faut. ».
Quant à son titre de MVP de la finale, la réponse fuse, sans détour : « Ça fait plaisir et en même temps je pense que je m’en rappellerai pas. Moi personnellement je joue pour des titres collectifs. Si on avait perdu et que j’étais MVP de l’équipe, ça ne m’intéresse pas. »
Cette force collective, Julie Barennes l’avait déjà soulignée en qualifiant cette cuvée 2026 d’équipe « mentalement la plus forte » qu’elle ait dirigée. Pour Lacan, ce lien qui unit les joueuses est le moteur de leur succès : « Je sais très bien que c’est une saison exceptionnelle en terme de groupe et que ça se reproduit pas tout le temps. De ce que je peux entendre de l’extérieur, c’est assez rare et spécial. Donc on profite un maximum. »
« Envie de terminer la saison le plus tard possible »
Cette synergie s’étend également au staff technique. La meneuse n’a pas tari d’éloges sur son entraîneuse, dont la gestion humaine semble être la clé de voûte du système landais. « C’est un plaisir de travailler avec elle », confie-t-elle. Lacan dépeint, sans trop en dire, « quelqu’un de est très intelligent dans le jeu et aussi émotionnellement. Elle sait nous parler, elle donne envie de jouer pour elle. »
Pour Basket Landes, le temps des célébrations sera de courte durée. Si le retour dans les Landes s’annonce festif, les demi-finales du championnat contre Montpellier se profilent dès mercredi. Un enchaînement que la MVP aborde avec sérénité, portée par l’expérience européenne acquise lors du Final Six d’EuroLeague Féminine. « On sait que ce n’est pas fini, la saison continue », conclut-elle avec détermination. « Ça donne envie de terminer la saison le plus tard possible. »
Depuis Bercy, Accor Arena…





















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