Maxime Raynaud encense Russell Westbrook : « Il a initié ma carrière »

Maxime Raynaud a réalisé une saison fantastique avec les Sacramento Kings.
En quelques mois, Maxime Raynaud est passé du statut de pari de second tour à celui de titulaire crédible en NBA. Dans une franchise en difficulté, le Français a su tirer son épingle du jeu, s’imposant comme l’un des rookies les plus solides de sa cuvée. Interrogé par Thomas Dufant et Erwan Abautret la semaine dernière dans les studios de First team, l’ancien de la JSF Nanterre est revenu sur cette adaptation express après quatre années en NCAA.
De la frustration de la Draft à la réussite NBA
Si la saison de Maxime Raynaud s’est terminée sur une note très positive, elle avait pourtant débuté avec une certaine amertume. Drafté en 42e position par les Kings, loin des projections qui l’annonçaient plutôt entre la 20e et la 30e place, l’ancien de Stanford a dû encaisser une première déception.
« Je m’attendais peut-être à être drafté en fin de premier tour… donc forcément, sur le moment, tu es un petit peu déçu. Mais la draft, ce n’est pas la ligne d’arrivée. Au contraire, c’est une nouvelle ligne de départ. »
Le début de saison du pivot tricolore est forcément discret. Derrière Domantas Sabonis ou Drew Eubanks, le Français découvre un environnement autrement plus exigeant que l’université, notamment sur le plan athlétique. « Physiquement, il y avait quand même un gros écart. Le but, c’était de comprendre comment je pouvais le combler le plus vite possible ».
Entre quelques “did not play”, un temps de jeu limité et une montée en puissance progressive, Maxime Raynaud s’adapte. Rapidement, le colosse de 2,13m profite des blessures pour s’installer durablement dans la rotation… puis dans le cinq majeur dès le mois de décembre. « J’ai eu quelques DNP au début. Et puis, avec les blessures, j’ai pu me faufiler un peu. J’ai montré que je pouvais m’adapter… et après, ils m’ont balancé dans le cinq. »
Le déclic de décembre
Sa saison, et peut-être sa carrière, bascule sur une séquence de trois matchs entre novembre et décembre. Un moment charnière sur lequel Erwan Abautret est logiquement revenu.
« Il y a vraiment eu un déclic. On joue Utah à l’extérieur, puis Houston… et ce sont les deux matchs où Russell Westbrook me dit : “Bon écoute, je vais passer la balle tout le temps ici. Dès que tu la touches, tu shootes. »
Les effets sont immédiats. Le pivot va exploiter à merveille la confiance que l’ancien MVP lui accorde et enchaîner les bonnes performances. « Je mets 16 points dans le quatrième quart-temps à Utah, puis 25 contre Houston, mon record à l’époque. Ensuite, ils me font débuter contre Miami, on gagne et je fais mon premier double-double… et après, on est parti ».
Au-delà des chiffres, c’est surtout la confiance qui change tout. Russell Westbrook, véritable moteur offensif, devient un facilitateur clé dans l’intégration du Français. « J’ai vraiment l’impression que Russ a initié ma carrière. Il allumé la flamme, il m’a expliqué où me placer, quels devaient être mes spots. Ça m’a tellement aidé. C’est un mec qui va se donner à 2000 % tous les jours. Et surtout, il est là pour te pousser, pour te parler si tu baisses la tête, pour te protéger aussi. »
maxime raynaud salutes russell westbrook…
then russ starts coaching him during the challenge. pic.twitter.com/h7inJkYe9X— Dylan Cardwell Muse (@dcardwellmuse) April 4, 2026
Des promesses à confirmer
Devenu titulaire, Maxime Raynaud n’a pas cherché à trop en faire. L’ex-joueur de Charenton s’est appuyé sur ses forces, ajoutant petit à petit d’autres ingrédients dans son jeu. Son floater, travaillé depuis plusieurs années, est rapidement devenu une arme fiable, notamment dans le short roll. Sur la saison, le diplômé de Stanford a d’ailleurs fait montre d’une excellente efficacité dans cette zone avec 55% de réussite mi-distance, un score parmi les tous meilleurs en NBA. « Je me suis concentré sur ce qui marchait. Si tu mets ces tirs-là, naturellement ça t’ouvre d’autres choses « .
Néanmoins, même si les bases sont solides, le contexte oblige à nuancer la saison du français. Les Kings ont terminé avec le 5e pire bilan de la saison régulière et ont compris très tôt dans la saison que les Playoffs n’étaient pas accessibles. « J’ai fait une année avec de nombreux blessés dans une équipe qui ne gagnait pas beaucoup. Maintenant, il faut voir si je peux le reproduire dans une équipe qui gagne ».
C’est sans doute là que se situe le prochain cap. Car si les bases sont solides, elles demandent encore à être confirmées dans un cadre plus compétitif. Sur le plan défensif notamment, l’ancien Nanterrien doit encore franchir un palier pour devenir un intérieur confirmé.
Une chose est sûre : pour sa première vraie opportunité en NBA, Maxime Raynaud a répondu présent. Et dans une saison pourtant morose à Sacramento, le big man a réussi l’exploit de tirer son épingle du jeu.
























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