Monaco rate son premier rendez-vous au Pirée, à cause d’une adresse aux abois

Mike James termine tout de même avec 30 d’évaluation
C’est la séquence qui résume tout le match. À trois minutes de la fin au Stade de la Paix et de l’Amitié, Nemanja Nedovic, pourtant l’un des meilleurs shooteurs monégasques, rate un 3-points grand ouvert à 45°. Sur la possession suivante, le néo-MVP Sasha Vezenkov (20 points) réussit lui son 3-points… depuis le logo. L’adresse extérieure fut le vrai décideur de ce Match 1 du premier tour de playoffs 1-8 entre Monaco et l’Olympiakos. 10/27 soit 37% de loin d’un côté, 4/28 soit 14% de l’autre… Il n’y a pas eu photo.
Avec une adresse bien loin de leur standards (35% de réussite sur la saison), l’AS Monaco a eu du mal à exister. Matthew Strazel (0 point) a raté ses 7 tentatives de loin, Jaron Blossomgame (10 points) est à 0/4, Alpha Diallo (15 points, 7 rebonds, 4 interceptions) à 1/5… Les Monégasques n’auraient pas pu jeter un caillou dans la Méditerranée ce soir. Finalement, contre toutes attentes, Terry Tarpey est celui qui s’est le mieux débrouillé dans l’exercice, à 2/4. Le facteur X de le première mi-temps du play-in contre Barcelone finit troisième meilleure évaluation (10) avec ses 8 points et 5 rebonds.
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« On doit faire mieux »
Tarpey illustre une profondeur d’effectif acceptable retrouvée pour la Roca Team, qui a joué à 10 pour la première fois depuis longtemps ce soir. Même si bien sûr, on n’est encore loin de l’armada grecque, qui a eu le luxe de laisser de côté Frank Ntilikina et Monte Morris ce soir. Les joueurs ont souffert dans à peu près tous les domaines face aux Grecs, portés par une ambiance de feu.
Surtout dans l’intensité, ce qu’a relevé le coach Manuchar Markoishvili après la rencontre, auprès de l’EuroLeague TV : « On ne s’est pas ajustés à la mi-temps, on était même moins physiques qu’en première. Avant qu’on ne juge quoi que ce soir, la meilleure chose à faire est de retourner à la maison, d’analyser, puis de travailler, pour avoir de meilleures idées au prochain match. Félicitations à l’Olympiakos, mais c’est sûr qu’on doit faire mieux. »
II faut dire qu’en face, les individualités ont porté l’équipe, dont certaines étaient revanchardes. Par exemple un Cory Joseph (13 points) pour qui la pige à Monaco s’est très mal passée avec aucun match au compteur et qui s’est chauffé avec Élie Okobo, un Donta Hall (4 points, 5 rebonds, 3 contres) lui aussi face à son ancienne équipe, un Evan Fournier (13 points, 7 rebonds) toujours avec une motivation supplémentaire face aux clubs français…
De toute façon, en plus de ces historiques personnels, l’intégralité du roster de l’Olympiakos était revanchard de l’AS Monaco. Par rapport au Final Four 2025 bien sûr, mais aussi aux trois matchs qui ont suivi depuis, tous remportés par les joueurs de la Principauté. « Nous les avons joués tellement de fois ces derniers temps. Je pense qu’ils n’aiment pas nous affronter », glissait malicieusement Daniel Theis avant la rencontre. « On a une longue histoire avec l’Olympiakos, c’est peut-être l’équipe qu’on a le plus joué en EuroLeague… Je suis sûr que ça va être un combat, mais on sera prêts. On a nos chances » renchérissait Mike James. Finalement, il faudra attendre le Match 2, jeudi toujours au Pirée, pour que les actes suivent éventuellement les paroles.
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