Monaco : trois rapports après les incidents de fin de match, Strazel expulsé et Gladyr recadre son équipe

Matthew Strazel a perdu la maîtrise de ses émotions en fin de match 3
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À partir de 5€Essai gratuitL’AS Monaco n’a pas seulement laissé échapper le match 3 des finales de Betclic ELITE face au Paris Basketball (77-88). Vendredi soir, la Roca Team a également donné l’image d’une équipe incapable de maîtriser sa frustration lorsque le vent tourne. Dominés par l’intensité défensive parisienne après la pause, les Monégasques ont progressivement perdu le fil de leur basket avant de complètement dégoupiller dans les dernières minutes.
Cette séquence n’est pas anodine pour une équipe déjà largement en tête du classement des fautes techniques cette saison. Avec 36 fautes techniques récoltées en saison régulière, Monaco avait déjà établi un record peu enviable. Les événements du match 3 viennent renforcer ce constat à un moment où chaque détail peut peser dans l’issue d’une finale.
Strazel et Diallo expulsés dans les dernières minutes
La tension est montée d’un cran à 1 minute et 25 secondes de la fin. Après un panier intérieur d’Alpha Diallo (2,01 m, 28 ans) suite à un rebond offensif, les arbitres ont été pris à parti par ce dernier. Mécontent de la décision, l’ailier a multiplié les réclamations et écopé d’une faute technique. Une sanction qui a immédiatement provoqué la colère de Matthew Strazel (1,82 m, 23 ans).
Excellent sur les deux premiers matches à Paris, l’international français est alors sorti de ses gonds. Très remonté contre le corps arbitral, il s’est adressé avec virulence à Mehdi Difallah. Les micros de DAZN ont capté ses propos : « METS-LA MOI, METS-LA MOI ! T’ES UN TRICHEUR, T’ES UN TRICHEUR ! ». Sans surprise, les arbitres ont immédiatement sanctionné Strazel d’une deuxième faute technique, synonyme d’expulsion. Alpha Diallo a lui aussi quitté le parquet dans la foulée.
Cette séquence a conclu une soirée particulièrement frustrante pour Monaco, incapable de répondre aux ajustements du Paris Basketball après la pause. Elle vient également alimenter une problématique récurrente pour la Roca Team, qui éprouve régulièrement des difficultés à garder son calme dans les moments de tension. Certes, Paris a durci le ton. Certes, l’AS Monaco n’a quasiment pas tiré de lancers francs après la pause, mais la réponse des joueurs de la principauté n’était tout simplement pas la bonne.
Trois rapports rédigés après la rencontre
Les incidents ne se sont pas arrêtés au buzzer final. Trois rapports ont été établis par le corps arbitral après la rencontre. Le premier concerne l’expulsion de Matthew Strazel et son comportement envers les officiels durant la fin de match.
Un autre rapport a été rédigé concernant Alpha Diallo. Enfin, un troisième document concerne un incident impliquant une supportrice monégasque qui aurait touché un arbitre à l’issue de la rencontre. Il reste désormais à savoir si ces différents rapports déboucheront sur des sanctions disciplinaires avant la suite de la série, alors que le match 4 a lieu ce dimanche, toujours salle Gaston Médecin.

Tarpey pointe les mêmes problèmes que Gladyr
À chaud, Terry Tarpey (1,95 m, 32 ans) n’a pas cherché d’excuses. Sans développer davantage son analyse devant les caméras de DAZN, l’international français a clairement laissé entendre que Monaco était son propre ennemi.
« On s’est battus nous-mêmes, comme d’habitude », a-t-il lâché avant d’ajouter : « Mes mots, je vais les garder pour les vestiaires. Ce n’est pas au public que je veux parler. »
En conférence de presse, Sergii Gladyr a tenu un discours similaire mais beaucoup plus détaillé. L’entraîneur intérimaire a d’abord assumé sa responsabilité dans la défaite avant de critiquer ouvertement le manque de discipline collective de son équipe.
« C’est complètement ma faute. Je n’ai pas réussi à stopper notre égoïsme car oui, on doit mettre des shoots, mais ce n’était pas le match qu’on voulait jouer », a-t-il expliqué à L’Équipe. Le technicien ukrainien a également souligné la qualité des ajustements défensifs parisiens tout en regrettant l’absence de réaction de ses joueurs. « Si on revient avec la même attitude qu’en deuxième mi-temps, ou le dernier quart, on ferait mieux de ne pas venir », a-t-il prévenu.
Un avertissement avant le match 4
Le passage le plus marquant de son intervention concerne toutefois l’état d’esprit affiché par certains joueurs monégasques. Sans citer de nom, Sergii Gladyr a clairement dénoncé des préoccupations individuelles incompatibles avec les exigences d’une finale.
« Jouer ensemble. Ne pas jouer pour… Je ne sais pas, pour un titre de MVP, ou des trophées individuels ? Si l’équipe ne part pas avec un trophée, il n’y a rien. Et tout le monde rentrera à la maison, en vacances, avec zéro, sans aucune satisfaction », a-t-il insisté.
Kevarrius Hayes (2,06 m, 29 ans) a lui aussi reconnu que la frustration avait pris le dessus dans les moments importants. Le pivot a notamment regretté les nombreux lancers francs laissés en route (9/21 au final) avant d’appeler son équipe à rester soudée. « On doit être plus concentrés. Maintenant, on doit être fort comme équipe, rester soudés, passer au-dessus d’un moment comme ça », a-t-il conclu.
À la veille du match 4, Monaco se retrouve donc face à un double défi : revenir dans la série face au Paris Basketball, mais aussi retrouver la maîtrise émotionnelle qui lui a fait défaut au pire moment du match 3.






























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