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Nadir Hifi élu champion alsacien de l’année, et surpris de l’être : « Je ne pensais pas être autant apprécié en Alsace »

Originaire d'Illkirch-Graffenstaden, formé dans les sections amateurs de la SIG, Nadir Hifi a été élu champion alsacien de l'année, dans la catégorie ambassadeurs, par les membres de l'Union des journalistes de sport en France (UJSF), section Alsace. Le Parisien en a été le premier surpris.
Nadir Hifi élu champion alsacien de l’année, et surpris de l’être : « Je ne pensais pas être autant apprécié en Alsace »

Nadir Hifi, ici au Rhénus, pas toujours prophète en son pays, mais pourtant honoré en Alsace

Crédit photo : Philippe Gigon / SIG Strasbourg

Élevé à 80 mètres du Hall de la Poste, l’antre historique de la SIG à Illkirch-Graffenstaden, Nadir Hifi a coupé les ponts avec son Alsace natale depuis bien longtemps. Depuis plus de cinq ans en réalité.

Boudé par le club strasbourgeois, qui ne lui a jamais ouvert les portes de son centre de formation malgré onze années passées dans le giron de la SIG (les raisons détaillées ici), le futur international est parti se construire ailleurs, d’abord au centre de formation du Portel puis au Paris Basketball, où il est devenu l’une des plus grandes stars actuelles du basket français.

Ce qui ne l’empêche évidemment pas de conserver quelques attaches avec le Bas-Rhin, où sa famille vit toujours. Profitant d’un break de quelques jours en novembre, il avait d’ailleurs été aperçu dans les tribunes des Sept-Arpents de Souffelweyersheim (où il avait effectué un essai de quelques semaines lors de sa jeunesse) pour un derby de NM2 entre l’ASA Souffelweyersheim et Holtzheim.

Ici présent lors du derby Souffelweyersheim – Holztheim, Nadir Hifi garde un œil sur le basket alsacien (photo : ASA)

Auteur d’une formidable année 2025, avec le titre de champion de France 2025 comme apothéose, le meilleur espoir de l’EuroLeague a été honoré par les journalistes sportifs de sa région natale.

« Ça montre que je représente bien le peuple alsacien »

Il a ainsi été élu champion alsacien de l’année, dans la catégorie « ambassadeur », c’est-à-dire ceux qui sont partis exercer loin des frontières alsaciennes. Hifi devance d’une courte tête (104 points, contre 99) l’ex-handballeuse Cléopâtre Darleux, qui a quitté Metz sur une saison royale : championne de France, MVP du championnat et qualifiée pour le MVP du Final Four de la Ligue des Champions.

« Honnêtement, je ne pensais pas me sentir autant apprécié en Alsace, je dois bien l’avouer », a admis Nadir Hifi dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace, lui qui avait sûrement les sifflets du Rhénus à son encontre comme seul référentiel. « Alors, d’apprendre que j’ai été distingué, cela me fait vraiment très plaisir ! Ça montre que je représente bien le peuple alsacien, qui a beaucoup d’amour pour le basket. Il y a vraiment une grande culture du basket en Alsace. C’est une grande fierté que l’on ait voté pour moi et un honneur d’avoir été élu ambassadeur du sport alsacien. »

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macvsogskull
Je ne sais pas s'il représente le peuple alsacien mais dans les salles et les playgrounds locaux Nadir est l'exemple pour tous les jeunes joueurs que la réussite ne passe pas forcément par les centres de formation locaux. Son cas à lui seul illustre l'incompétence et l'entre soi du pôle espoir local et de la Sig association.
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matt_le_bucheron
L'année où Nadir aurait du rejoindre le centre de formation de la SIG, il y avait plusieurs fils à papa à caser. Un à complètement disparu du circuit, mais son père continue à sévir dans le milieu du basket. Un autre, est péniblement arrivé en N1. Il y en a un, entre la Pro B et la N1, dont un membre de la famille est devenu sponsor. Nadir a passé beaucoup de temps au Parc de la Citadelle à Strasbourg, et si l'Algérie ne l'avait pas appelé en U 15, il n'aurait jamais fait carrière. Il revient aussi régulièrement au Basket Center, surtout pendant la pause estivale.
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lameremichel
Nadir doit énormément à la SIG Association et surtout a un éducateur, Daniel Meyer, c'est le premier a le dire. Votre message élude totalement les responsabilités de Nadir : son niveau scolaire en tête. Il avait un déficit athlétique et avait un profil technique qui sortait des sentiers battus. Il a aussi connu un échec à Lille, et aucun centre en local ne l'a pris. Pourquoi cracher nécessairement sur la SIG qui a pourtant une très belle politique de formation ? On peut juste être content pour les deux.
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matt_le_bucheron
Un basketteur, on lui demande de jouer au basket. S'il a des difficultés scolaires, ça ne doit pas être bloquant pour arriver en centre de formation, il doit exister des solutions alternatives pour pouvoir y arriver. A quoi ça sert d'avoir 100% de réussite au bac, si aucun joueur n'arrive au niveau pro. Et si c'est une excuse pour exclure un joueur doué, mais difficilement gérable.
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flavor_flav- Modifié
en plus, dans ce genre de contexte, s'appeler Nadir ne doit pas être un avantage non plus...hélas.. et tu as raison, le niveau scolaire n'est qu'un prétexte. si le mec a le niveau de Wemby ou Lebron, et qu'il sait à peine lire, le club le prendrait quand même. J'ai le souvenir dans un club d'un autre sport où un jeune très fort savait à peine aligner une phrase à l'écrit et avait été pris malgré tout le beau discours du club sur le niveau scolaire.
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strombo
Pas seulement l'année de Nadir, c'est tous les ans comme ça. Pitoyable.
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derniermot
La SIG n'a pas su le canaliser mais c'est aussi des échecs qu'on apprend et qu'on revient plus fort. Aurait il été aussi bon si la SIG n'avait pas cassé son reve ? Dur à dire meme s'ils ont leurs torts evidemment
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matt_le_bucheron
Je ne vois pas aujourd'hui des choses qu'il n'a pas essayé de faire lorsqu'il avait 10 ans. C'est sur qu'il le fait mieux aujourd'hui, mais sur 50 joueurs présents sur un terrain, ça sautait immédiatement aux yeux qu'il avait quelque chose de plus que les autres. A la SIG, à part Daniel Meyer qui l'a beaucoup aidé, tous les autres ont essayé de lui savonner la planche.
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derniermot
Je te crois
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macvsogskull
@ lameremichel Nadir est aujourd'hui un professionnel et sait arrondir les angles, honneur à lui. Par contre tout le monde sait que l'entre soi qui règne de l'association au centre de formation de la Sig en passant par le pôle espoir à fait et défait des dizaines de joueurs. Les jugements de joueurs au sein de l'association et du pôle sont rarement vérifiés au centre de formation (ça a d'ailleurs failli leur coûter un joueur local qui explose actuellement dans l'ombre et dont la priorité était de quitter la région tellement ces faits sont connus même par des très jeunes) . Quand à la réussite de nadir en n3, le coach dont tu parles n'avait pas assez de bons joueurs pour la n3 et à tenté un pari avec nadir qui a su saisir sa chance. Il n'avait pas d'autre choix que de le faire jouer, cela n'a rien de génial même si c'est normal que le joueur reste reconnaissant. Pour les notes de nadir, étaient elles pires que celles du fils pietrus qui a été pris au centre en avance, surclassé et à eu son bac au rattrapage ? Le centre sait moduler sa politique selon qui ils recrutent. Comme le dit l'adage, quelqu'un qui ne t'apprécie pas verra toujours tes défauts, mais au cas contraire te trouvera des qualités... Ah oui, pour le centre de Lille de un, ça doit être un des pires de France et ça ne m'étonnerait pas qu'en Alsace on ait cassé du sucre sur le dos du joueur... C'est courant dans ce milieu ou tout le monde se connaît plus ou moins.
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matt_le_bucheron
J'avais discuté avec un dirigeant d'un autre club il y a quelques années. Il m'avait raconté qu'à l'époque où le club était en Pro B et était en course pour monter, ils ont pris le fils d'un dirigeant très connu du club, à la place d'un profil à la Nadir, qui était beaucoup plus fort, pour faire le dixième joueur de l'équipe. Et chaque fois que ce joueur entrait en jeu, une grande partie des supporters devait rigoler tellement ils se demandaient ce qu'il faisait sur le terrain. Pour l'équipe de N3 de la SIG (entre N3 et PN), le club vire tellement de U18 à la fin de saison, que c'est très compliqué d'avoir une équipe compétitive.
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macvsogskull
L'association s'est toujours comportée avec les gamins non retenus en centre comme si c'était leur propriété. Ça marchait peut-être à l'époque avec des gamins qui étaient à la Sig depuis leur enfance mais ces dernières années les gamins les plus talentueux viennent de l'extérieur. Résultat, ils partent d'eux même quand ils comprennent qu'en dehors des pro féminines et des garçons U15 Elite il n'y a aucun projet pour eux dans le Club. Une génération U18 région championne 3 ans d'affilée et invaincue à perdu tous ses meilleurs joueurs qui sont partis jouer ailleurs en prenationale et n3 alors qu'à la Sig on leur proposait du senior département. Et hypocrisie et ironie du sort, certains coachs qui les bridaient à la Sig à l'époque veulent les recruter en prenat et n3 maintenant qu'ils n'entraînent plus à la Sig.
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lameremichel
La SIG possède l'un des 5-6 meilleurs centres de France, avec parmi les meilleurs résultats en nombre de joueurs devenus professionnels. À 15 ans, pour y entrer sans jouer en U15 Nationaux, il faut être lucide c'est impossible, ou alors il faut mesurer 2,03 m. La SIG sélectionne en moyenne cinq joueurs par génération, pas uniquement des Alsaciens. En général, c'est maximum deux porteurs de balle, et les joueurs de moins de 1,80 m sont très rares. Nadir appartenait à une génération très talentueuse : quatre joueurs sont professionnels aujourd'hui (Frisch, Beaufort, Tchicamboud et Minnig). Il avait un jeu à risque et un vrai déficit physique à 15ans. S'il avait été dominant en U15 Nationaux, la SIG aurait moins regardé ses notes, ce n'était pas le cas (cf. Pietrus). Sur des générations bien moins talentueuses, certains ont pu jouer en U15 France alors qu'il y avait encore plus de questions sur le plan physique (je pense à Bronner Szulc) ce qui leur a permis d'avoir des éléments à apporter pour intégrer le centre. Si vous voulez mettre en avant du racisme, c'est votre choix. Un bon centre arrive à faire qu'un joueur par génération devienne professionnel. Les responsables des centres ont conscience de ces chiffres et portent la responsabilité du futur de ces jeunes. C'est primordial pour eux, sur les profils intermédiaires, de valider les résultats scolaires. Le regret se situe plutôt à ses 17 ans, où il tournait à plus de 14 points de moyenne en N3, là, il y aurait eu quelque chose à faire. Mais je pense sincèrement que Le Portel était un meilleur contexte pour en faire le joueur qu'il est aujourd'hui. Je serai aussi critique avec la politique du centre, au plaisir de discuter avec ceux qui veulent sur le forum infrarouge des fans de la sig sur la page du centre de formation. Il y a une vision assumée de privilégier des potentiels physiques, en ligne avec la vision de l'INSEP. Je n'ai pas cette vision mais force est de constater, que comparativement au nombre de contrats pro que le centre arrive à sortir sur les dix dernières années, le bilan est très positif. Sinon, certains sous-estiment le budget nécessaire pour aligner une équipe en N3. En transport et en salaires, cela n'a rien à voir avec la PN. De plus, l'écart de niveau est énorme. Pour donner un ordre d'idée, le niveau Espoirs est inférieur à celui de la N3 cette année. Vous vous doutez donc que les jeunes qui sortent de U18 région ne peuvent pas y jouer. Aujourd'hui, l'association n'a ni le budget ni la structure pour monter cette équipe, c'est le rôle d'autres clubs du secteur comme le WOSB, Sélestat ou Furdenheim. L'objectif de l'association en masculin est d'offrir, au niveau local, un parcours d'excellence sur les catégories U13 et U15, puis de passer le relais au centre de formation des professionnels. Globalement, la formation dans tous les clubs fonctionne avec des passionnés, des budgets très limités et peu d'éducateurs. Un éducateur en N3 sera bien mieux rémunéré qu'un coach U15 France.
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Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.