Victor Wembanyama, après la défaite des Spurs à New York : « Ce genre d’adversité est une bonne chose pour nous »

Victor Wembanyama et les Spurs restaient sur 11 victoires de suite avant le revers à New York.
« On peut prendre exemple (sur les Knicks). » Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) est forcément apparu déçu, insatisfait de la performance des Spurs à New York, ce dimanche. Invaincu depuis onze matchs, San Antonio est lourdement tombé au Madison Square Garden (89-114), dans un choc de haut de tableau entre le 2e de l’Ouest et le 3e de l’Est.
« Il leur suffit juste d’une étincelle pour se lancer, et après, plus rien ne peut les arrêter, a glissé l’intérieur français en conférence de presse, au sortir du match dans la Grosse Pomme. (…) Ce genre d’adversité est une bonne chose pour nous, on veut jouer les meilleures équipes. Et (New York) est une équipe de playoffs de haut niveau, expérimentée. Ils savent ce que c’est que de jouer à ce niveau, et ils nous l’ont prouvé ce soir. »
« Je peux m’améliorer sur l’intelligence »
Opposé à son compatriote Mohamed Diawara – très efficace en sortie de banc ce dimanche -, « Wemby » a réalisé un nouveau gros double-double, son 29e en 46 sorties cette saison. Il a compilé 25 points et 13 rebonds. Mais « l’alien » a été assez maladroit, tant sur son shoot extérieur (1/7 à 3-points) que balle en main (7 ballons perdus pour 2 passes décisives).
Bousculé par la défense des Knicks, Wembanyama identifie des axes de progression pour ces matchs intenses, pendant lesquels il est très ciblé. « Je pense que la première chose, c’est toujours de répondre à la physicalité, ne jamais être sur les talons. Je sais que ça je sais le faire, mais parfois trop. (…) J’ai appris à le faire parce que ça fait des années qu’on me défend comme ça, mais je pense que je peux m’améliorer sur l’intelligence, comment punir ça tactiquement. »
La fin d’un road trip à l’Est
Peut-être aussi l’une des raisons pour lesquelles il s’est montré particulièrement pointilleux, interrogé sur ses récents propos, selon lesquels il devait « mettre les gaz » pour atteindre son objectif de devenir MVP en NBA. « Mettre les gaz, c’est augmenter encore l’exigence, en dehors du terrain, sur la récupération. Moins de rendez-vous extra-basket, le sommeil, la vidéo. C’est assez facile de se lever, d’aller sur le terrain et de se la donner. Mais ce qui est dur, c’est de garder l’exigence en dehors. »
Pour le moment, l’exigence paye pour les Spurs, confortablement installés à la 2e place à l’Ouest (43 victoires – 17 défaites) malgré la défaite à New York. Après deux déplacements chez les Nets et les Knicks, le road trip des Texans se terminera mardi soir en Pennsylvanie, à Philadelphie. Où « Wemby » pourrait s’engouffrer dans le champ libre laissé dans la raquette par le convalescent Joel Embiid.






















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