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EuroLeague : et si le Paris Basketball était le grand gagnant du nouveau cadre financier ?

EuroLeague - Le Paris Basketball pourrait être l’un des principaux bénéficiaires des nouveaux niveaux de rémunération annoncés par l’EuroLeague pour 2026-2027. Dans un contexte d’incertitudes autour de Monaco et de l’ASVEL, le club parisien semble mieux armé pour s’inscrire dans la nouvelle logique économique européenne.
EuroLeague : et si le Paris Basketball était le grand gagnant du nouveau cadre financier ?

Le Paris Basketball ne dispose que de la 18e masse salariale d’EuroLeague cette saison

Crédit photo : Julie Dumélié

L’EuroLeague a officialisé un ALCDR (Average Licensed Clubs Defined Revenues) en hausse de 14%, fixé à 22,3 millions d’euros. Un indicateur qui sert de base aux nouveaux plafonds de rémunération dans le cadre des Competitive Balance Standards (CBS). Derrière la progression économique affichée, c’est une nouvelle hiérarchie budgétaire qui se dessine.

Une redistribution qui peut changer les équilibres

Pour la saison 2026-2027, le Base Remuneration Level (BRL) est fixé à 10 millions d’euros. Les clubs qui dépasseront cette masse salariale devront contribuer au mécanisme de redistribution, le Competitive Balance Compensation (CBC), dont les fonds seront partagés entre les clubs respectant le cadre.

Autrement dit, plus un club dépense au-delà du seuil, plus il finance indirectement ses concurrents.

Dans cette configuration, les modèles à forte masse salariale sont mécaniquement sous pression. Et c’est là que la situation française devient intéressante.

Monaco et l’ASVEL dans le flou européen

L’avenir de l’AS Monaco (13,5 à 14 millions de masse salariale) en EuroLeague n’est pas totalement sécurisé, surtout à cause de ses déboires financiers et l’absence de licence permanente. Du côté de l’ASVEL (entre 4,5 et 5 millions de masse salariale), les interrogations sont également nombreuses, entre restructuration sportive et hypothèse d’un basculement vers la BCL.

Dans ce contexte, la stabilité devient une arme stratégique.

Paris Basketball, profil idéal du nouveau modèle ?

Le Paris Basketball (8 millions d’euros de masse salariale) s’inscrit davantage dans une logique de croissance progressive et de structuration commerciale. La dynamique autour de l’Adidas Arena, l’ancrage dans la capitale et l’attractivité marketing constituent des atouts majeurs dans un modèle EuroLeague qui tente désormais de valoriser la solidité économique.

Avec un BRL fixé à 10 millions d’euros, Paris pourrait évoluer dans une zone compétitive sans entrer dans une spirale inflationniste, tout en bénéficiant potentiellement du CBC si des mastodontes dépassent largement les seuils.

Le vrai tournant interviendra en 2027-2028 avec l’entrée en vigueur du High Remuneration Level (HRL), qui rapprochera encore davantage l’EuroLeague d’un véritable salary cap européen.

Dans cette nouvelle ère, la question n’est plus seulement sportive : elle est structurelle. Et aujourd’hui, parmi les clubs français, Paris semble le mieux aligné avec la philosophie du futur modèle EuroLeague.

Commentaires


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thorir- Modifié
Hm... encore une fois, comme l'avait déja précisé également @viking92 plusieurs fois, le seuil de déclenchement n'est pas à 10 M€ de masse salariale ! C'est 10 M€ une fois retranchées les multiples exceptions (3 plus hauts salaires, la moitié du salaire des joueurs au club depuis + de 3 saisons, les U23) donc les clubs qui vont entrer dedans seront assez peu nombreux, et il y'aura pas mal de clubs avec de plus hautes masses salariales que Paris qui ne rentreront pas dans la taxe, et bénéficieront donc également de la redistribution, tout en ayant déja un payroll + important que Paris au départ. Un club comme Monaco par exemple, si tu retranches les 3 plus hauts salaires (James, Mirotic, Theis) ça te fait quasi 7M€ que tu ne prends pas en compte, donc Monaco ne serait même pas concerné par la taxe, ce genre de clubs seront les grands gagnants puisqu'ils se verront en + bénéficier de la redistribution en tant que "bon élève" et tout en ayant 5 ou 6 M€ de + en salaires que Paris Aprés à terme, Paris est trés proche aussi de rentrer dans la luxury tax LNB, donc à voir si la redistribution générée par l'Euroleague, ne te fait pas rentrer dans la taxation LNB...
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matthieudittp
Monaco pas concerné par la taxe, en soit, ça reste assez logique au niveau euroligue ! Puisque Monaco à la 11ème masse salariale cette saison ! Enfin, le salary cap est quand même bien fixé à 10 millions d'€ même s'il va de paire avec tout un tas d'exception...mais ça, c'est un peu comme en NBA aussi finalement...
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thorir- Modifié
J'vois c'que tu veux dire, mais si tu formules ça en disant que les équipes à 10M€ de MS entrent dans la taxe tu laisses entendre que les 2/3 des clubs vont rentrer dedans, ce qui sera factuellement faux. Les grands gagnants pour reprendre le titre de l'article seront donc ces clubs à 14/15 M€ de MS qui eux ne rentreront pas dans la taxe et 11eme masse salariale ou pas c'est + la structure de ta répartition salariale qui va compter, tu pourras avoir la même MS que Monaco et rentrer dans la taxe, ou en avoir une + élevée sans entrer dedans. Je prenais l'exemple de Monaco pour expliquer le principe du calcul et parce qu'on a une estimation assez précise des salaires contrairement aux clubs hors LNB Mais Barcelone c'est pareil, si tu retranches les salaires de Punter, Shengelia, Willy c'est terminé ils sont déja hors taxation eux aussi
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samuel92- Modifié
En tant que supporter parisien, j'ai bcp de mal à partager cet elan d'optimisme. Déjà, parier sur une EL plus vertueuse me semble prématuré. Ensuite, hormis investisseur important, Paris a sans doute atteint un plafond avec l'exercice 2024-25 profitant des succès sportifs de ce groupe exceptionnel. Cette saison, les recettes risquent d'être moindres, c'est très difficile de remplir l'Adidas Arena si les résultats sont un peu moins présents et à contrario elle est trop petite en cas de succès. Au niveau commercial, le succès est indéniable mais c'est compliqué d'attirer des gros sponsors dans le basket.
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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.