Après trois ans en NBA, Bilal Coulibaly pense n’avoir atteint que « 30 % » de son potentiel

Toujours pas de saison complète en NBA pour Coulibaly
Il termine quatrième meilleur marqueur français cette saison en NBA, derrière son coéquipier Alexandre Sarr, mais devant Rudy Gobert ou Zaccharie Risacher. Pour sa troisième saison en NBA, Bilal Coulibaly (2,03 m, 21 ans) a compilé des statistiques similaires à la saison dernière (11,7 points, contre 12,3), mais avec un temps de jeu moindre (26 minutes par match, contre 33). Rapporté à temps de jeu égal, l’ailier des Wizards aurait eu ses meilleures statistiques en carrière, à plus de 16 points de moyenne. Il continue en tout cas de se chercher dans la grande ligue, ayant pour objectif que son impact offensif égale le défensif.
« Comme tout compétiteur, je ne me fixe pas de limites »
À seulement 21 ans, l’ancien protégé de Vincent Collet aux Metropolitans 92 a en tout cas encore une grande marge de progression. Il est encore loin d’avoir atteint son potentiel maximal. C’est ce que nous avons voulu lui demander, lors de la traditionnelle conférence de presse de fin de saison, alors que les Wizards ont terminé avec le pire bilan de la ligue.
À la question “quel pourcentage de ton potentiel penses-tu avoir atteint pour l’instant ?”, le Français répond, confiant : « Je pense que je suis à, je dirais… 30% de mon potentiel. J’ai beaucoup de choses à apprendre encore, beaucoup de choses sur lesquelles je continue à être meilleur de jour en jour. Je ne suis encore qu’au début de ma carrière, je pense que j’ai le temps de m’améliorer… Comme tout compétiteur, je ne me fixe pas de limites. Mais c’est déjà un bon début. »
J'ai demandé à Bilal Coulibaly 🇫🇷 (21 ans) et Kyshawn George 🇨🇭 (22 ans) quel pourcentage de leur potentiel ils pensent avoir atteint
Bilal : « Je pense que je suis à 30% »
Ky : « Je suis encore très très loin de ma forme finale » pic.twitter.com/5RQdvpv0YF
— Tom Compayrot (@Tom_Cprt) April 16, 2026
Une saison mitigée
Coulibaly a vécu une saison 2025/26 en deux temps, avec une séparation au All-Star Break. Lors de ses 33 matchs disputés avant la mi-février, il était à moins de 10 points de moyenne avec des mauvais pourcentages aux tirs (39%, dont 26% à 3-points). Tout l’inverse pendant les 23 matchs joués après la mi-février, puisqu’il tutoyait les 15 points de moyenne à 46% aux tirs, dont 39% à 3-points.
Une progression exponentielle qu’il attribuait à son travail pendant la saison (il est le joueur des Wizards qui a le plus tiré à l’entraînement selon le tracking), et aussi à quelques changements d’effectif dont l’arrivée de Trae Young. « J’ai déjà progressé depuis le All-Star Break, donc pourquoi pas continuer et être meilleur la saison prochaine » nous a-t-il expliqué.
Mais surtout, l’ailier aux dimensions physiques impressionnantes (il est dans le Top 10 des ailiers de NBA avec la plus large envergure : 2,20 m) a souffert de blessures qui l’ont handicapées : six différentes en l’espace d’un an. « Cette saison a été très très difficile. Je commençais à jouer 3-4 matchs, puis je me re-blessais, puis je devais revenir etc. C’était dur à vivre. Au niveau de mon corps bien sûr, mais aussi mentalement » avouait-il en mars.
« Moi je suis un winner dans l’âme hein. (…) Vas-y on en parle dans quelques années quand je serai là, avec ma bague… » 🗣️
Mentale de winner chez Bilal, ça on aime beaucoup ! 🫡🫡🫡
🎥 – Bilal Coulibaly (YT) pic.twitter.com/M2iAU9rrW1
— 50 Nuances 🇺🇸🏀 (@50NuancesDeNBA) March 15, 2026
Quelle suite ?
Un changement de préparation physique sera peut-être nécessaire pour Coulibaly cet été, alors qu’il n’a jamais dépassé les 63 matchs par saison depuis son arrivée en NBA. Un été de six mois l’attend pour cela, avec une possible extension de contrat. Avant une saison prochaine où les Wizards seront attendus au tournant, et où son rôle pourrait diminuer au vu des arrivées (Anthony Davis, Trae Young, ainsi qu’un rookie probable haut choix de Draft). En attendant, les fenêtres internationales l’attendent avec l’équipe de France, pour lesquelles il nous a confiés se rendre disponible « avec plaisir », même si « ce n’est pas mon choix. »
Kyshawn George botte en touche
Quand on lui a posé la même question, l’helvético-canadien des Wizards Kyshawn George — formé à l’Élan Chalon pendant quatre ans — n’a pas voulu donner de pourcentage, mais sa réponse est tout de même parlante : « C’est très dur à jauger… Mais je pense que je suis encore très très loin de ma forme finale, si je peux dire. En termes de pourcentage je n’ai vraiment aucune idée, mais il y a encore beaucoup de choses que je peux montrer. »
Depuis Washington,






















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