Le directeur de l’EuroLeague ouvre la porte à une exclusion de l’ASVEL !

L’ASVEL pourrait être exclue de l’EuroLeague.
L’avenir de l’ASVEL au sein de l’élite européenne ne tient plus qu’à un fil. Alors que le club rhodanien peine à exister sportivement cette saison, avec une 20e place sur 20 au classement, c’est désormais sur le terrain contractuel et financier que la bataille fait rage. Dans un entretien accordé à nos confrères de L’Équipe, le directeur général de l’EuroLeague Chus Bueno a lancé un avertissement on ne peut plus clair à l’attention de Tony Parker.
Une « call option » pour évincer Villeurbanne
La tension est palpable entre les bureaux de Barcelone et la direction villeurbannaise. Chus Bueno ne cache plus son inquiétude, soulignant que « l’ASVEL est dans une situation délicate, sportivement et hors terrain, je l’ai dit à Tony (Parker) de nombreuses fois ». Au-delà des résultats sportifs en berne, c’est le statut de membre permanent du club français qui est aujourd’hui remis en question par ses pairs.
Le dirigeant espagnol a révélé l’existence d’un levier juridique radical que les autres actionnaires pourraient actionner : « Les clubs ont le droit de voter une « call option », clause qui forcerait le rachat de leurs parts. Ils sortiraient de la compétition ». Une telle issue signifierait la fin immédiate de l’aventure de l’ASVEL en tant que propriétaire de la ligue, et par extension, son éviction du tournoi.
La date butoir du 15 janvier dépassée
L’EuroLeague semble avoir épuisé sa patience. Selon Bueno, une échéance précise avait été fixée pour que le club de Tony Parker s’aligne sur les nouvelles exigences de la ligue. « Nous avions prévenu tout le monde et fixé une deadline au 15 janvier pour prolonger sous peine de s’exposer à cette clause », explique-t-il.
Si le directeur tempère en affirmant qu’il ne « présuppose pas que ça finira comme ça », il prévient toutefois que la lassitude gagne les autres membres : « Si à un moment les clubs en ont assez d’attendre et veulent avancer… ». L’incertitude plane donc sur la volonté réelle des autres puissances européennes de continuer à porter le projet villeurbannais si celui-ci ne donne pas les garanties nécessaires.
Un risque financier colossal pour Tony Parker
L’enjeu n’est pas seulement sportif, il est massivement financier. En cas d’exclusion, l’ASVEL perdrait sa licence permanente, une propriété dont la valeur pourrait exploser avec l’évolution future de la ligue, notamment en cas de rapprochement avec la NBA. Chus Bueno met en garde le président français sur les conséquences d’un départ forcé : « Tony risque de perdre beaucoup d’argent. Si tu veux par la suite devenir une franchise, tu devras payer entre 50 et 80 millions (d’euros) de frais d’expansion ».
Le message de l’EuroLeague est limpide : Tony Parker doit signer l’accord de prolongation immédiatement pour sécuriser la place de son club. « Je ne vois pas l’intérêt de ne pas signer. S’il peut le faire ce soir, il devrait », conclut Bueno, tout en affirmant respecter, en dernier ressort, la décision finale du quadruple champion NBA.
Une crise de confiance profonde
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de crise profonde entre l’ASVEL et l’organisation européenne. Entre les résultats sportifs catastrophiques et des incertitudes sur le modèle économique à long terme, le crédit de l’ASVEL s’effrite. Le conflit semble désormais cristallisé autour de cette signature de prolongation que Tony Parker tarde à apposer.
Pour l’EuroLeague, l’heure n’est plus à la diplomatie mais à l’ultimatum : soit l’ASVEL s’inscrit pleinement dans le nouveau cycle de la ligue, soit elle devra céder sa place à des marchés jugés plus dynamiques ou plus respectueux des échéances administratives. Le temps presse pour l’ASVEL. Et ne joue pas nécessairement en sa faveur.






















Commentaires