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L’ASVEL condamnée par l’EuroLeague à… reverser 1,3 million d’euros à l’ensemble de ses joueurs !

Sanctionnée par l'EuroLeague en raison d'une masse salariale trop faible, estimée à quasiment 1,3 million d'euros en-dessous du seuil minimal, l'ASVEL a été condamnée à reverser la différence à l'ensemble de ses joueurs. Ce qui ressemble de plus en plus à une fin de cycle en EuroLeague, sept ans après l'obtention d'une licence en 2019.
L’ASVEL condamnée par l’EuroLeague à… reverser 1,3 million d’euros à l’ensemble de ses joueurs !

Selon l’EuroLeague, l’ASVEL doit redistribuer 1,28 million d’euros à tous ses joueurs à cause d’une masse salariale trop faible

Crédit photo : Sébastien Grasset
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Alors que l’ASVEL n’a pas encore totalement statué sur son avenir européen, même s’il est clair depuis longtemps que la priorité villeurbannaise est la NBA Europe, ce n’est certainement pas cette annonce de l’EuroLeague qui va aider le club de Tony Parker à rester fidèle à ECA, comme ces sept dernières saisons.

Conformément à ce qui a été annoncé en début de saison, l’ASVEL a été sanctionnée par l’EuroLeague pour un non-respect du fair-play financier introduit cette saison car sa masse salariale déclarée est… trop faible, suite à tous les problèmes financiers qui l’ont assailli ces derniers mois, notamment liés à ses partenariats bancals avec Smart Good Things et Skweek.

Une masse salariale trop faible 

L’EuroLeague demande ainsi aux clubs d’atteindre 5,846 millions d’euros d’ici la date limite pour inscrire des nouveaux joueurs, en février, et d’atteindre au moins 80 % de ce montant à l’ouverture de la saison, soit 4,677 millions d’euros. Or, selon les chiffres publiés par la LNB, la masse salariale de l’ASVEL en début de saison était de 4,6 millions d’euros. Une somme qui a inévitablement baissé depuis suite au départ de Nando De Colo vers le Fenerbahçe, de loin le plus gros salaire du club avec son million d’euros annuels.

Par conséquent, l’ASVEL a été condamnée par l’EuroLeague à reverser à l’ensemble de ses joueurs inscrits un montant total de 1 280 924 euros, correspondant à l’écart entre sa masse salariale et la masse salariale minimum prévue par les textes de la compétition.

Soit la même sanction qu’en début de saison, à laquelle Tony Parker avait déjà annoncé que l’ASVEL ne se plierait pas. « Non, (nous ne payerons pas), et nous allons au tribunal », clamait-il au micro du Progrès mi-novembre. « L’EuroLeague nous a publiquement sanctionnés pour avoir dépensé 4,4 millions d’euros de masse salariale, alors que son minimum est de 5,85 millions. Or, les règlements de la Ligue Nationale de Basket nous interdisent de dépenser davantage. Nous sommes sous contrôle financier. En clair, ils nous demandent de ne pas respecter la loi française du basket. Il est hors de question pour nous d’enfreindre les règles édictées par notre Ligue Nationale, avec qui nous entretenons d’excellentes relations. »

D’autres sanctions

Une créance non honorée, désormais considérée comme une dette impayée par l’EuroLeague, qui a valu à l’ASVEL une autre sanction. Pour paiement en retard, non-distribution du delta correspondant aux joueurs inscrits, ainsi qu’une absence de fourniture des documents requis, le club rhodanien a été condamné à une amende de 25 000 euros et ne peut plus désormais enregistrer de nouveaux joueurs ou coachs en EuroLeague.

De plus, la non-conformité de l’ASVEL avec les règles du nouveau fair-play financier de l’EuroLeague va l’empêcher de recevoir les 362 579 euros émanants des sanctions du Panathinaïkos Athènes, de l’Anadolu Efes Istanbul, de l’Hapoël Tel-Aviv et de l’Olympiakos, contrairement aux 15 autres clubs.

Ce qui laisse de plus en plus planer l’impression d’une fin de cycle jeudi soir pour la réception du Fenerbahçe à la LDLC Arena à l’occasion de de la dernière journée de l’EuroLeague.

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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