Narcisse Ngoy lâche Bourg pour la NCAA !

Narcisse Ngoy ne reviendra pas à Bourg après la fin de son prêt à Poitiers.
Sous contrat jusqu’en 2029 avec la JL Bourg, qui l’a prêté à Poitiers où il terrorise les raquettes d’ÉLITE 2, Narcisse Ngoy (2,10 m, 21 ans) ne portera finalement pas le maillot bressan. Comme pressenti, le jeune pivot a opté pour la NCAA en vue de la saison prochaine. Il rejoindra les rangs de l’Université d’Auburn, qui a officialisé son recrutement sur ses réseaux sociaux.
a BIG addition 💪
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— Auburn Basketball (@AuburnMBB) March 31, 2026
Un « préjudice » pour la JL Bourg
La nouvelle sonne comme un tremblement de terre dans les plans de la JL Bourg, qui souhaitait visiblement retrouver son joueur recruté à Rouen l’été dernier, à l’issue de son prêt au PB86. « Nous comptons sur lui », confiait le président du club Julien Desbottes, quelques heures plus tôt seulement, chez nos confrères du Progrès. « C’est un joueur qui a signé pour quatre ans chez nous (jusqu’en 2029, NDLR). On ne peut pas faire comme si ce contrat n’existait pas. Le préjudice pour notre club serait considérable s’il devait ne pas venir. C’était une des pierres angulaires de la construction de notre équipe. Ce que François Lamy avait détecté chez lui s’est complètement vérifié sur le terrain. Nous comptons sur lui (il se répète). Quand un joueur signe un contrat, c’est engageant. Ça marche dans les deux sens. »

De « préjudice » il y aura donc côté JL, même s’il sera « compensé » comme le voulait le président. Car si Narcisse Ngoy s’engage à Auburn sur les bases d’un contrat estimé à quasiment 2 millions dollars (un contrat minime selon les observateurs, au vu de la rareté des intérieurs aux Etats-Unis), son transfert rapportera tout de même indirectement à la JL Bourg près de 300 000 dollars. La rupture du contrat qui lie le club bressan (qui s’était protégé) et le jeune joueur est par ailleurs à la charge de ce dernier.
Auburn lands French big man Narcisse Ngoy, one of the top available international bigs in the market
Measured in a 6’11 barefoot with a 7’7 wingspan at France’s young star game and is currently leading Frances’s second division in blocks, with 2.6 per game https://t.co/Uul864TKkC pic.twitter.com/aJgiP6xU39
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Le meilleur rebondeur d’ELITE 2 traverse l’Atlantique
Statistiquement comme dans l’impression visuelle, le pivot français réalise une saison de haute volée. Il domine actuellement l’ELITE 2 à la fois au rebond, où ses 11,5 prises en font le solide leader du registre ; mais aussi aux contres avec 2,6 blocks par match au sein de la division, qu’il a découverte à 17 ans. Ajouter à cela 10,8 points par match à 70% de réussite aux tirs, et vous obtiendrez un joueur à 21,2 d’évaluation moyenne. La plus haute de la ligue. A 21 ans.
Son futur coach Steven Pearl ne s’y trompe pas, au moment de commenter ce recrutement. D’autant que son équipe d’Auburn a souvent été pointée du doigt pour son implication défensive, qui fait de l’ombre à son attaque affûtée. « C’est un jeune homme à fort potentiel qui apporte de la dureté, du physique et une mentalité tournée vers le collectif dans tout ce qu’il entreprend », a d’abord déclaré l’entraîneur dans le communiqué officiel du programme.
« Narcisse possède un sens aigu du jeu des deux côtés du terrain. Ses instincts, sa capacité à attraper le ballon et à finir près du cercle, sa protection de la raquette et sa volonté d’accepter le contact auront un impact immédiat tout en comblant un besoin énorme pour notre équipe. »
Un exode qui s’accroit
En rejoignant la Southeastern Conference, l’une des plus relevées de NCAA, le Français s’offre un tremplin et une visibilité autrement plus différente et grande pour la suite de sa carrière. De son côté, Ngoy répond à un besoin presque physiologique de Steven Pearl dans la quête de succès. Le technicien considère qu’une « touche européenne » est nécessaire et « très répandue » chez les meilleures équipes universitaires américaines. Un constat accentué par le manque cruel d’intérieurs de très haut niveau sur le sol américain. L’exode des talents européens, et à fortiori français, devrait se poursuivre lors des prochains mois. Avec un attrait tout particulier pour les big men.


























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