Mike Gansey nouveau président des 76ers : mission quasi impossible à Philadelphie

Après une nouvelle saison en dents de scie, les Philadelphie 76ers amorcent un nouveau cycle.
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À partir de 5€Essai gratuitMike Gansey n’a pas mâché ses mots lors de sa première conférence de presse en tant que nouveau président des opérations basketball des Philadelphie 76ers. « Ce n’est pas une équipe du niveau d’un contender en ce moment », a-t-il reconnu d’emblée, lundi, depuis le complexe d’entraînement du club dans le New Jersey. Une franchise à reconstruire, des contrats pesants et une culture à réinventer : le chantier est colossal.
Sixers new POBO Mike Gansey: "They got swept in the second round, so it's not a championship caliber team right now but we're gonna work on that." pic.twitter.com/ZSzgik317S
— Erin Grugan (@eringrugan) June 8, 2026
Un Big 4 à faire fonctionner, malgré tout
Gansey, 43 ans, originaire du nord-est de l’Ohio et ancien joueur à West Virginia, a été recruté pour remplacer Daryl Morey, licencié après l’élimination des Sixers au second tour des playoffs. Il arrive de Cleveland, où il officiait comme general manager depuis 2022. À ses côtés, Jameer Nelson a été promu GM en remplacement d’Elton Brand, et les deux hommes reportent à Bob Myers, ancien GM des Golden State Warriors et désormais président des sports pour Harris Blitzer Sports & Entertainment.
La question centrale reste celle de Joel Embiid. Le pivot de 32 ans n’a joué que 96 matchs sur 246 en saison régulière lors des trois dernières années. Son extension de trois ans à 187 millions de dollars entre en vigueur cette saison, tandis que Paul George pèse plus de 110 millions sur deux ans. Des contrats quasi inéchangeables qui limitent considérablement la marge de manœuvre.
Gansey refuse pourtant de se laisser paralyser par cette réalité. « On doit mettre ces gars sur le terrain, créer une identité et juste les faire jouer au basketball », a-t-il déclaré. Il a également souligné que les Sixers affichaient un bilan de 24 victoires et 14 défaites avec Embiid sur le parquet, et rappelé qu’ils avaient éliminé les Celtics au premier tour.
La bonne nouvelle, selon Myers : « Il n’y a pas de chirurgie programmée cet été. Il n’y a pas de blessure en entrant dans l’intersaison. C’est une opportunité de progresser pour Joel, pas de rattraper son retard, mais de vraiment s’améliorer. »
Culture, identité et draft : les trois piliers du projet Gansey
Au-delà des contrats, c’est la culture du vestiaire que Gansey veut transformer. « Ma philosophie est simple : construire une culture fondée sur le caractère, l’éthique de travail, la compétitivité, la responsabilité et le travail d’équipe », a-t-il affirmé dans son discours d’ouverture. Il a également insisté sur le mot « alignement », promettant une organisation soudée du front office jusqu’au coach Nick Nurse, qu’il a tenu à conserver sur le banc.
Sixers new POBO Mike Gansey
"We gotta get a good player [in the draft] and just building depth … And a big part is internal development. Tyrese, VJ, some of our other young guys — they gotta get better too.
"I think it's internal growth, [pick] 22, and then free agency." pic.twitter.com/4ZJQaVyyMr
— Erin Grugan (@eringrugan) June 8, 2026
Pour les recrues, le message est clair : « Je veux des joueurs avec un caractère fort, une éthique de travail élevée et qui veulent être à Philadelphie. »
Le premier grand rendez-vous sera la draft NBA du 23 juin, lors de laquelle les Philadelphie 76ers disposent du 22e choix du premier tour, hérité de l’échange de Jared McCain. « On doit en faire un bon choix », a insisté Gansey, qui avait déjà géré la préparation de la draft à Cleveland. Viendra ensuite la Free agency, avec l’objectif d’ajouter de la profondeur à un effectif qui, selon Myers, « n’était ni élite en attaque ni en défense ». Le chemin vers le sommet semble encore long pour les fans de Philadelphie…

























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