« On a gagné le respect » : la fierté de Fabrice Lefrançois après l’élimination de Cholet

Fabrice Lefrançois a réaffirmé sa fierté envers son groupe choletais
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À partir de 5€Essai gratuitLe clap de fin a retenti au même moment que le buzzer, ce mardi 9 juin, dans une Meilleraie incandescente. Malgré une résistance héroïque et un retour spectaculaire en fin de match, les Choletais ont dû s’incliner (91-94) face aux champions en titre parisiens. Une défaite synonyme d’élimination (1-3) mais qui ne ternit en rien le parcours exceptionnel de CB cette saison.
« Il a fallu un grand Paris pour battre Cholet »
Au micro de nos confrères de Ouest-France en conférence de presse, l’entraîneur Fabrice Lefrançois n’a pas caché sa fierté malgré l’immense déception légitime après un tel combat. « On a peut-être perdu le match, mais on a gagné le respect », a-t-il affirmé avec émotion. Le technicien maugeois a souligné l’intensité de cette série où son équipe a poussé l’armada parisienne dans ses derniers retranchements : « Il suffit de voir le soulagement de Paris, les mots qu’ils ont pu nous dire. C’était un match de très grande qualité. Il a fallu un grand Paris pour battre Cholet. Je suis surtout fier de mon équipe ».
Cette fierté est partagée par l’adversaire, Nadir Hifi saluant une équipe « très solide » qui a donné « beaucoup de fil à retordre » aux Parisiens.
La fin d’un cycle chargé d’émotion
Le vestiaire choletais était marqué par une atmosphère particulière ce mardi soir. « Il y avait forcément de la tristesse et de la nostalgie dans le vestiaire », concède Lefrançois. Pour cause, ce match marquait la dernière apparition de plusieurs figures de proue sous le maillot rouge et blanc.
Le départ le plus symbolique est celui de T.J. Campbell (1,77 m, 38 ans). Arrivé en décembre 2021 alors que le club était lanterne rouge, le meneur américain quitte les Mauges par la grande porte. En disputant sa 227e rencontre, il est officiellement devenu le joueur étranger le plus capé de l’histoire de Cholet Basket, dépassant la légende Graylin Warner. « Quand il est arrivé au club, il y a quatre ans et demi, on était derniers : là, il part sur une demi-finale. Il incarne le leadership par l’exemple », a salué son coach en conférence de presse. Le « Tuco » devrait désormais s’envoler vers le Mexique.
D’autres cadres s’apprêtent également à plier bagage. Gérald Ayayi (1,91 m, 24 ans), auteur d’une performance majuscule pour son dernier match (24 points), ne cache plus ses ambitions d’EuroLeague. Quant à Nathan De Sousa (1,87 m, 23 ans), l’enfant du club qui a affirmé vouloir finir sa carrière ici un jour, il est plus que jamais courtisé par la NCAA et ses offres financières vertigineuses.
Un chantier de reconstruction immense
Avec ces départs probables, c’est toute la base arrière choletaise qui est à reconstruire. Le club devra naviguer sur un marché des joueurs formés localement (JFL) extrêmement tendu, où la concurrence de la NCAA et des grosses écuries européennes rend chaque recrutement complexe.
Néanmoins, Cholet sort de cette saison avec un statut renforcé. En atteignant les demi-finales après avoir éliminé l’ASVEL, le club a prouvé qu’il restait une place forte du basket français, capable de sublimer ses talents malgré des moyens inférieurs aux géants du championnat. Une page se tourne, mais le respect gagné ce soir servira de socle pour le futur.




















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