On a testé pour vous… Pro Basketball Manager !

Plus de 15 000 gamers conquis, pour le 10e opus de la série. Sorti le 17 novembre dernier, « Pro Basketball Manager » se fait petit à petit une place dans le paysage du jeu vidéo français, avec une étiquette de franchise indépendante qui encourage à s’intéresser au produit. Alors comme ces 15 000 personnes, BeBasket s’est prêté au jeu développé par le tandem Victor Da Costa – Yoann Noblet, pour vous encourager ou non à rejoindre la communauté PBM.
Qui s’est lancé dans le grand bain ? Un novice, pour rendre l’expérience plus réelle pour toute personne hésitant à se lancer, adepte toutefois des jeux de simulation sportive depuis son enfance. Mais avant PBM, aucun jeu n’avait vraiment rassasié le gamer demandant à endosser le rôle d’entraîneur-manager de basket, là où le football dispose par exemple de nombreuses propositions. Alors PBM vaut-il le coup ? On teste ça !
https://www.bebasket.fr/pro-basketball-manager-gagnez-un-week-end-vip-au-final-four-de-la-bcl-a-barcelone
Téléchargement et prise en main : un départ en douceur
Disponible sur Steam et sur le site de Pro Basketball Manager directement, le jeu pèse environ 5 Go. Une plume comparée aux blockbusters actuels. La configuration minimale est accessible, même si un certain niveau de RAM est recommandé pour une fluidité optimale lors des simulations de ligues multiples. Selon votre connexion internet, vous avez cinq à dix minutes pour choisir la cravate que vous endosserez, ou pour vous faire le café qui alimentera vos première décisions managériales.
La partie lancée, les paramètres pour vivre une expérience agréable et ou challengeante sont immédiatement proposés. En découvrant le jeu pour la première fois, on a ni été dégoûté par la difficulté, ni lassé par la facilité. Votre manager est entièrement personnalisable dans ses caractéristiques avec des curseurs, ou avec des profils type de « formateur », « entraîneur », « manager » ou « homme à tout faire » selon ce qui vous intéresse le plus.
L’interface a bénéficié d’un petit lifting. Les menus sont plus intuitifs, avec un tableau de bord compartimenté et aéré profitant d’un système de « bulles d’aide ». Toujours bienvenu pour expliquer à un novice chacun des enjeux qu’il peut manipuler. On navigue avec plaisir et aisance entre le centre de formation et les bureaux du marketing.

Réalisme et immersion : on frôle l’excellence !
C’est ici que PBM 2026 frappe fort. Le jeu propose plusieurs dizaines de ligues nationales, dont une bonne quinzaine de ligues féminines, et ça c’est chouette. En plus de pouvoir relancer l’ASVEL féminin par exemple, on peut notamment s’adonner à des parcours européens avec l’ajout majeure de l’opus : la licence officielle de la Basketball Champions League (BCL) avec ses 53 équipes.
Niveau managérial, le moral et les relations entre joueurs (leaders, vétérans, jeunes) pèsent aussi sur les résultats. Ce qui rend l’expérience réaliste. Difficile donc de faire venir tous les jeunes talents du pays sans risquer de se frictionner avec certains. Par ailleurs, les négociations de transfert sont assez organiques, avec une attention particulière à accorder à la réputation de son club pour attirer. Comme dans un vrai club, finalement.

Expérience joueur : le banc de touche comme si vous y étiez
En match, le plaisir réside dans le coaching en temps réel. Vous pouvez ajuster le tempo, privilégier le tir extérieur ou demander une presse tout-terrain à tout moment.
Les modules de statistiques (boxscores, graphiques d’évolution du score) sont consultables d’un clic sans quitter l’action des yeux. Mention spéciale à la possibilité de simuler « action par action » pour vivre les fins de match sous haute tension.
Graphisme : une 3D qui veut sortir de sa zone de confort
Soyons honnêtes, la 3D a longtemps été le talon d’Achille des jeux de simulation. À trop vouloir en faire, parfois mieux vaut ne pas en faire. Mais pour cet opus 2026, le studio a comme reconstruit son moteur 3D. Davantage de détails sur les joueurs, même si cela ne peut qu’aller encore mieux avec les éditions passant.
Le niveau d’animation est plus fluide, moins « robotique » que par le passé, grâce à un travail sur l’éclairage et les mouvements. Et puis pour les puristes, ou pour ceux voulant éviter à leur ordinateur portable de décoller pour suivre la cadence, la vue 2D « à la Football Manager » reste disponible et très efficace. En tant que novice ayant surtout joué à des jeux de foot, c’est ce que j’ai préféré pour une vue plus claire (et par compassion pour mon cher PC, qui est aussi mon outil de travail alors…

Au bilan : le panier de la victoire ?
Pas encore, mais on s’approche du money time. Pro Basketball Manager 2026 n’est pas parfait, mais il franchit un palier majeur. Le saut qualitatif de la 3D et l’arrivée de la licence BCL prouvent que le studio est à l’écoute des fans.
C’est l’outil idéal pour tout passionné de tactique, néophyte comme fidèle depuis bientôt quinze ans. Qui veut mener Monaco au sommet de l’Europe trouvera son compte, tout comme celui qui veut faire retrouver son éclat d’antan à un club mytho, ou construire une épopée depuis le bas de tableau ou les tréfonds d’un championnat méconnu.
Le mot de la rédaction : Si vous aimez le basket dans toute sa complexité stratégique, foncez. C’est complet, profond et assez addictif. Avec supplément soutien à un studio français, pour continuer quelque part à soutenir le basket tricolore.
Ma note : 16/20 ⭐️






















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