« On m’a appelé dans l’avion pour Toronto » : Ousmane Dieng revient sur son transfert « chaud » de Oklahoma City à Milwaukee

Ousmane Dieng a documenté son transfert de Oklahoma City à Milwaukee, où il s’affirme désormais.
Véritable attraction de la dernière ligne droite de saison régulière NBA, Ousmane Dieng (2,09 m, 22 ans) a choisi YouTube pour revenir sur sa fin d’exercice mouvementée et sur son intégration chez les Milwaukee Bucks.
Arrivé en cours de saison suite à un échange complexe, qui l’a vu passer entre quatre équipes en 24 heures, le Lot-et-Garonnais revient sur l’incroyable enchaînement d’événements qui l’a mené du Texas au Midwest, tout en partageant sa nouvelle routine de travail et ses ambitions.
« C’était chaud ! »
Le transfert d’Ousmane Dieng n’a pas été un long fleuve tranquille. Le joueur raconte avoir vécu une véritable odyssée géographique en l’espace de quelques heures seulement. Alors qu’il se trouvait à San Antonio avec son ancienne équipe, son destin a basculé lors d’un appel téléphonique avec le manager général du Thunder, Sam Presti. « On était à San Antonio […] et là il y a Sam qui m’appelle et me dit « Ouais on va trader à Charlotte » », explique-t-il dans la vidéo.
Mais Charlotte n’était qu’une étape administrative : « Je savais que ça n’allait pas être la destination finale ». Après un passage par Chicago pour passer des tests physiques et des IRM à minuit, c’est finalement alors qu’il s’apprêtait à rejoindre Toronto pour jouer que la nouvelle définitive est tombée. « Mon agent m’appelle alors que je suis dans l’avion pour Toronto, car il y a le trade. Il me dit « Ouais, tu viens d’être tradé à Milwaukee. » C’était chaud ! », se souvient-il avec le sourire désormais.
Malgré ce chaos logistique, Dieng exprime sa satisfaction d’avoir rejoint une franchise qui suivait son profil avec attention. « Je suis content d’être là. Milwaukee me voulait depuis longtemps, ils essayaient de m’avoir », dévoile-t-il. Installé à l’hôtel en attendant de trouver un logement définitif, l’ancien pensionnaire du Pôle France a emporté avec lui ses biens les plus précieux, notamment sa bague de champion de G-League, dont il se dit très fier.
Remise en question pour performer à Milwaukee
Le documentaire montre également les coulisses de ses dernières performances. Car depuis 25 matchs, le natif de Villeneuve-sur-Lot tourne désormais à 10,6 points de moyenne à 43% aux tirs, 4,2 rebonds et 3 passes décisives, jouant 25 minutes par match sous les ordres de Doc Rivers.
Si sa place est éminemment plus importante que dans la rotation du champion en titre OKC, Ousmane Dieng insiste aussi sur son hygiène de vie. Il a banni les boissons sucrées pour éviter les blessures qui l’ont freiné par le passé ; et profite des installations de pointe des Bucks : « J’ai vraiment compris que [la nutrition] c’était important. J’ai eu plein de blessures les années passées, donc c’est quelque chose auquel je fais attention ».
« J’ai presque fait triple-double, j’ai le démon ! »
Régulièrement dans le cinq majeur, Ousmane Dieng, qui arrive en fin de contrat cet été, tente de faire ses preuves aux yeux des franchises pour s’installer un peu plus longtemps en NBA. A l’image de son carton face à des Houston Rockets décimés : 36 points à 15/31 aux tirs (dont 1/7 à 3-points), un record au scoring explosé de 14 unités ; mais aussi 7 rebonds, 10 passes décisives et 1 interception en 45 minutes.
Frôlant le triple-double comme face à Utah, Dieng ironise sur cette ligne statistique qu’il aurait aimé atteindre : « J’ai presque fait triple-double, j’ai le démon gros ! » Triple-double ou non, Dieng s’affirme comme un option crédible en vue des prochaines échéances : la période de free agency NBA, mais aussi les rassemblements de l’Equipe de France.
























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