« On ne l’avait pas vu jouer avec autant d’énergie depuis les JO » : First Team emballé par les débuts de Guerschon Yabusele aux Chicago Bulls

Guerschon Yabusele avec les Chicago Bulls
Parmi les nombreux mouvements opérés par les Chicago Bulls avant la NBA Trade deadline, l’arrivée de Guerschon Yabusele n’est pas passée inaperçue. En difficulté dans la Big Apple, où son rôle chez les New York Knicks était bien en deçà de ses attentes, le Français a rejoint une franchise en reconstruction, mais avec de l’espace… et des responsabilités à saisir.
Chicago a en effet largement remanié son effectif avec les arrivées de Jaden Ivey, Anfernee Simons, Rob Dillingham, Nic Richards et Leonard Miller. Un contexte propice à une redistribution des cartes… et à un nouveau départ pour Yabusele.
Deux matchs, un changement de ton immédiat
Sur ses deux premières apparitions sous le maillot des Bulls*, Guerschon Yabusele a affiché un impact immédiat.
- Face aux Toronto Raptors (107-123) :
15 points, 11 rebonds, 3 passes, 2 interceptions en 33 minutes, en sortie de banc. - Puis titularisé contre les Denver Nuggets (120-136) :
12 points, 2 rebonds, 1 interception, 2 contres en 26 minutes.
Un contraste saisissant avec son passage à New York, où il n’avait dépassé la barre des 10 points qu’une seule fois sur l’ensemble de la saison.
🎙️ « On a vu Guerschon Yabusele pivot titulaire face à Nikola Jokić, et il a réussi à contrarier le triple MVP ! »
En live dans la #LibreAntenneNBA pour parler des débuts de Guerschon avec les Bulls 🔴 pic.twitter.com/ONtEGsCwoY
— First Team (@FirstTeam101) February 9, 2026
« On a mesuré à quel point il était frustré »
Pour Erwan Abautret, ces premières sorties parlent d’elles-mêmes : « En voyant ses deux premiers matchs sous le maillot des Bulls, j’ai pu mesurer à quel point il était frustré par sa situation à New-York. »
Même constat du côté de Thomas Dufant, particulièrement marqué par l’attitude du Français : « J’irai presque jusqu’à dire qu’on ne l’avait pas vu jouer avec autant d’énergie depuis les JO. »
Un engagement total qui va bien au-delà du simple changement de décor. En effet, le capitaine des Bleus a renoncé à sa player option à hauteur de 5 millions de dollars afin de quitter les Knicks; un choix qui rappelle sa décision de payer 2 millions de dollars au Real Madrid afin de tenter à nouveau sa chance en NBA.
« Il s’assoit sur 5 millions afin de retrouver du temps de jeu, c’est pas rien. Après, on verra où cela le mènera mais en tout cas, chapeau bas pour cette décision risquée (financièrement parlant). »
Un pari assumé… et salué
Invité à réagir pendant l’émission, Léon, auditeur de First Team, a résumé l’enjeu de ce transfert :
« Son départ était nécessaire pour les deux, à la fois pour lui afin qu’il retrouve du temps de jeu et à la fois pour New-York qui a fait venir Jose Alvarado. C’est un retour à la case départ pour lui, à savoir perdre de l’argent pour montrer qu’il peut garder sa place en NBA. C’est un challenge de 30 matchs sur cette fin de saison et il mérite totalement de rester en NBA. »
Un pari clair : sacrifier une part de sécurité financière pour prouver, sur le terrain, qu’il a sa place dans la ligue.
Un profil utile pour la reconstruction des Bulls
Au-delà du cas individuel, Erwan Abautret et voit aussi en Yabusele un atout collectif :
« Quelque part, si t’as un joueur comme Guershon Yabusele qui t’apporte des certitudes dans le jeu, par son expérience, son profil de stretch four bagarreur […] tu peux aussi gagner du temps sur la reconstruction. »
Et l’horizon pourrait s’éclaircir encore davantage selon Thomas Dufant :
« Pour la saison prochaine, les Bulls vont avoir de la marge dans leur salary cap. Ils peuvent être attractifs pour quelques gros noms, ça fait un moment qu’ils ne l’ont pas été. »
Une fin de saison captiale
Si les Chicago Bulls n’ont aucune ambition sur cette fin de saison si ce n’est que de tanker afin de maximiser leurs chances d’obtenir un bon choix lors de la prochaine Draft, en revanche, pour Guerschon Yabusele, ces 30 derniers matchs ressemblent à une véritable audition grandeur nature. Les premières notes sont prometteuses, l’énergie est là, le rôle aussi. Reste désormais à transformer cet élan en continuité… et à convaincre définitivement que sa place est bien en NBA.
*émission enregistré ce lundi 9 février avant son troisième match à Chicago, plus timide (3 points contre les Nets)
























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