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Guerschon Yabusele a consenti à un nouveau sacrifice financier pour se faire transférer des Knicks

NBA - Après des semaines de discussions engluées, le départ de Guerschon Yabusele des Knicks ne s'est pas fait à moindre coût : le Français a dû renoncer à sa player option pour la saison 2026/27.
Guerschon Yabusele a consenti à un nouveau sacrifice financier pour se faire transférer des Knicks

Le cauchemar new-yorkais est terminé pour Yabusele

Crédit photo : © Wendell Cruz-Imagn Images

C’est un sacré scénario qui s’est joué en coulisses à New-York pendant les dernières heures de la trade deadline. Utilisé moins de 9 minutes par match par le coach Mike Brown, Guerschon Yabusele (2,01 m, 30 ans) était sur la liste des transferts depuis des semaines. Il n’entrait tout simplement pas dans les plans de son coach, arrivé après sa signature. Mais les offres ne venaient pas. Et pour cause, un élément contractuel freinait les autres équipes : la player option du Français pour la saison 2026/27, à hauteur de 5,78 millions de dollars.

C’est par exemple ce qui a refroidi les Spurs dans leur idée de le coupler avec Victor Wembanyama. Au vu des règles financières de plus en plus strictes, certaines équipes ne peuvent pas se permettre d’encaisser ce salaire. D’autant plus pour un joueur qui tournait à moins de 3 points de moyenne pendant son passage aux Knicks (jusqu’à son excellent premier match avec les Bulls cette nuit, qui laisse entrevoir de belles choses).

Un nouveau sacrifice financier

Alors pour qu’il soit libéré de sa prison new-yorkaise, Yabusele a consenti à un sacrifice. Celui de faire une croix sur sa player option à venir, comme l’ont rapporté plusieurs insiders de NBA, comme Ian Begley, KC Johnson ou Joel Lorenzi. « On a décidé ça pour que je puisse venir ici, pour que ça facilite mon arrivée, et que je puisse jouer… Donc on va encore miser sur moi-même » a confirmé le principal intéressé auprès du journaliste français Mike Laviolle, cette nuit à Toronto. Le contrat originellement signé avec New-York à l’été 2025 était en effet sur deux ans et comprenait cette option sur la deuxième année. Il n’en sera rien.

Un deuxième gros sacrifice financier pour lui, qui avait déjà perdu de l’argent la saison dernière, en payant de sa poche une grosse partie du buy-out du Real Madrid, afin de pouvoir signer à Philadelphie. Ce sont de grosses décisions de carrière. Le natif de Dreux sera donc à priori agent libre cet été, ce qui lui ouvre toutes les portes possibles, y compris un retour en EuroLeague.

« J’ai 30 ans, c’est ma 12e saison professionnelle, et je pense que ça serait bête à cet âge de me fermer des portes par rapport à n’importe quelle ligue au monde. Aujourd’hui, mon objectif est forcément de rester en NBA. Mais il y a une chose que les gens ne savent pas forcément, c’est que peut-être que les gens en NBA ne veulent pas de moi. Peut-être qu’il y a des options, peut-être qu’il n’y en a pas […] On va d’abord regarder ici en NBA, et puis on va voir ce qu’il se passe en Europe » expliquait-il à notre micro dans notre interview du mardi 3 février.

Un geste qui arrange tout le monde

Cette décision de renoncer à sa player option lui a permis de s’offrir une porte de sortie qui ne serait peut-être jamais arrivée. En plein dans son prime à 30 ans, Yabusele veut jouer au basket. Ce que les Bulls semblent disposés à lui offrir. Dans un secteur intérieur décimé par les transferts, le staff de Chicago a accordé 33 minutes en sortie de banc au Français pour son tout premier match, soit le double de son précédent record cette saison.

Il a évidemment signé une ligne statistique convaincante : 15 points à 6/11 aux tirs, 11 rebonds et 3 passes décisives. Les 48 heures rocambolesques qu’il vient de passer sont derrière lui. Maintenant, “l’ours dansant” a deux mois pour s’exprimer et performer dans l’Illinois, afin de s’ouvrir le plus de portes possibles cet été.

Enfin, ce mouvement a grandement arrangé les Knicks. Limitée par les plafonds salariaux, le départ de Yabusele a offert plus de flexibilité à la franchise new-yorkaise. La contre-partie des Bulls, l’ailier Dalen Terry, est tout de suite reparti à l’autre bout du pays, direction New Orleans. Car les Knicks se sont offert un joueur qu’ils voulaient depuis longtemps : le meneur miniature mais tenace Jose Alvarado, originaire de New-York, et dont l’énergie et le caractère seront grandement appréciés du Madison Square Garden. Une arrivée qui n’aurait pas été possible sans le départ de Yabusele. D’où la reconnaissance des fans des Knicks, qui ont remercié en nombre son geste sur les réseaux sociaux, et ne lui ont souhaité que des bonnes choses.

Commentaires


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lulutoutvert
on est sérieux ? les franchises chouinent pour 6M, pour un gars qui performe partout où il passe quand on le fait jouer, Il les valait ces 6M.
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doubleti
je valide à 100% !!!! C'est du foutage de gueule.
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loule
Je crois que ce qu'il gêne c'est surtout le fait d'avoir des pénalités si tu passe d'un apron à l'autre dans la grille. Les franchises ont pas mal transféré des joueurs qu'ils utilisent dans le but de pas être dans le rouge cet été. En gros depuis ces nouvelles règles, si tu penses pas gagner tout de suite il faut libérer de la masse salariale
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l_2024- Modifié
Dans cette affaire c'est tout bénéf pour les Knicks et c'est Yabusele qui supporte seul la perte financière et le risque de ne pas avoir une offre équivalente l'année prochaine... Alors que le problème vient des contradictions des Knicks qui l'ont recruté pour ne pas le faire jouer au final... Si cette concession devait être faite dommage que ça n'ait pas pu être fait avant pour permettre de signer aux Spurs ce qui aurait été sportivement plus intéressant. Mais au moins aux Bulls il devrait pouvoir se montrer et augmenter ses chances d'un contrat honnête en NBA l'année prochaine. En tout cas j'espère que ce nouveau "pari sur lui-même" sera payant. Quand on lui donne l'occasion de jouer il montre toujours qu'il le mérite.
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Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.