Rien ne va plus à Limoges : « -53, c’est une démission collective… Les 15 jours à venir seront animés »

Les visages étaient loin d’être souriants à Chalon
C’est la crise dans le Limousin. Le -53 encaissé du côté de l’Élan Chalon vendredi 13 mars est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase au Limoges CSP. C’est en tout cas ce qu’indiquent les dirigeants du club dans un article publié ce mardi 17 mars par Le Populaire du Centre. La tentation du grand ménage est belle et bien réelle après cette 15e défaite de la saison en Betclic ÉLITE, qui a crispé plus par la manière que par son symbole d’une dynamique (le CSP restait sur une victoire à Dijon et une défaite encourageante contre Paris). « C’est une humiliation, une honte. Il n’est pas possible de se comporter de la sorte quand on porte le maillot du Limoges CSP. C’est irrespectueux […] -53, c’est une dimension collective » s’est énervé Xavier Bonnafy, Président exécutif du club.
« Les 15 jours à venir seront animés »
C’est en effet la pire défaite jamais encaissée dans l’histoire du CSP en Betclic ÉLITE. Qui a provoqué la colère des dirigeants bien sûr, mais aussi celle des fans, dégoûtés sur les réseaux sociaux dans les heures suivantes. Mais ce sont bien les dirigeants du club qui ont le pouvoir décisionnaire, et ils comptent bien l’utiliser si la situation ne se renverse pas rapidement. « Les quinze jours à venir seront animés. On doit comprendre comment on en est arrivé là. Il faut tout éplucher. Tout le monde est en observation… Les joueurs, le staff et la direction sportive font tous partie des responsables de cette situation. » La tendance n’est pas à l’immobilisme et à faire le gros dos.
Personne n’est donc à l’abri. Le coach Dario Gjergja, sous contrat jusqu’en 2028 mais dont la rupture avec les joueurs semble consommée, tout comme les leaders de l’effectif. Toujours selon Le Populaire du Centre, même les leaders Nicolas Lang et Hugo Invernizzi sont ciblés, pour leur attitude en dehors des matchs, plus que pour leurs performances sur les parquets (voir détails dans l’article du Populaire du centre). À chaud après la défaite, le capitaine Lang s’était exprimé presque désabusé : « Il n’y a pas forcément d’explication. Peut-être un manque d’automatismes sur certains postes. Mais au-delà de ça, il n’y a pas d’excuses à avoir ce soir, ou d’explications à trouver. Ce n’est juste pas normal […] C’était vraiment un match « sans » du début à la fin. » Des entretiens individuels sont menés avec les joueurs cette semaine.
Un match à oublier. pic.twitter.com/Z3Gkc8RIFh
— Limoges CSP (@limogescsp) March 13, 2026
« On reste sur deux saisons de merde »
Limoges est actuellement 13e de Betclic ÉLITE, avec deux victoires d’avance sur la zone de relégation, et deux victoires de retard sur la zone de play-in. Une zone d’entre-deux pas forcément souhaitable. Et qui pourrait conduire à des changements dès cette saison. En tout cas si un nouveau visage n’est pas affiché dans les matchs à suivre. Les différentes blessures n’est pas une excuse acceptée par le board exécutif.
Après l’humiliation au Colisée, l’équipe va de nouveau jouer à l’extérieur, cette fois chez l’ASVEL (5e), qui leur a collé 16 points d’écart à Beaublanc au match aller. Le prochain match à Limoges aura lieu le 28 mars contre Nancy (10e), et sera déjà déterminant. « On doit terminer proprement, ça passe par bien finir le triptyque à domicile face à Nancy, Gravelines et Boulazac, mais aussi gagner au Portel. Les dirigeants prendront leurs responsabilités en fonction des comportements et de l’investissement des uns et des autres » exprime toujours Bonnafy.
Dans tous les cas, même si le club parvient à se sauver la face sur cette fin de saison, il y aura de gros changements cet été. Ceux-ci étaient déjà prévus depuis des mois, mais pourraient prendre une nouvelle dimension au vu des événements récents. « On reste sur deux saisons de merde. L’an dernier, on s’y attendait. Cette année, c’est un échec absolu. L’an prochain, il sera interdit de se planter. » Le ton est donné.

























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