Rudy Gobert voit grand pour sa fin de carrière : « Un titre et être vu comme le meilleur défenseur de l’histoire de la NBA »

Rudy Gobert garde un triple objectif en tête pour la fin de sa carrière.
À 33 ans, Rudy Gobert (2,16 m) est loin d’avoir rassasié sa soif de trophées. Si son palmarès individuel est déjà l’un des plus fournis de l’histoire pour un joueur européen, le natif de Saint-Quentin vise désormais le sommet absolu : être reconnu comme la référence défensive ultime de la NBA.
Cela passerait entre autres par un cinquième titre de Défenseur de l’Année (DPOY), qui cimenterait sa légende dans la Ligue. Un objectif individuel, couplé à d’autres collectifs, qu’il n’a d’ailleurs pas esquivé en interview chez nos confrères de Prime Vidéo.
« La retraite est encore loin »
« Je veux un titre et je veux être vu comme le meilleur défenseur de l’histoire de la NBA », a-t-il affirmé sans détour à notre confrère Simon Darnauzan de Prime Vidéo. Cette ambition, qui pourrait paraître présomptueuse pour certains, s’appuie sur sa régularité métronomique, et un impact qui dépasse le cadre de la statistique.
En plus de ses 10,8 points, 11,3 rebonds et 1,6 contre de moyenne en 31 minutes par rencontre, Gobert dissuade, empêche tout chiffre simplement par sa présence. Une influence qui le place déjà dans des sphères fréquentées par les légendes Hakeem Olajuwon, Dikembe Mutombo ou encore Ben Wallace.
Pour atteindre cet Everest, Gobert mise sur une hygiène de vie et une préparation millimétrées. Le pivot des Wolves a dévoilé les coulisses de son quotidien au caméra du diffuseur : caisson hyperbare pour optimiser l’oxygénation cellulaire et régénérer ses muscles plus rapidement, séances de récupération active, bains chauds et froids… Une discipline de fer pour encore jouer plusieurs années, sans décliner physiquement. « Je pense que la retraite est encore loin », a-t-il confié comme pour balayer les doutes.
Un titre NBA et les JO 2028 avec l’équipe de France ?
Cette longévité espérée doit servir un but ultime : aller chercher une bague de champion avec Minnesota. Après des années de critiques sur son jeu et son apport réduit en playoffs, Rudy Gobert semble avoir trouvé un équilibre au sein du collectif des Wolves. Pour lui, la reconnaissance éternelle passera par un succès collectif majeur, qui viendrait consacrer son hégémonie défensive. Il faudrait donc parvenir à calquer ses performances de saison régulière lors des séries finales.
Outre ses ambitions en NBA, Rudy Gobert garde un œil rivé sur l’équipe de France. Après les déceptions passées, l’objectif de transformer l’argent olympique en or aux Jeux de Los Angeles 2028 reste intact. Convaincu du talent de la nouvelle génération tricolore, il se voit comme un mentor capable d’apporter son expérience auprès des jeunes cadors, comme Victor Wembanyama. Pour Gobert, l’histoire n’est pas encore finie, et il compte bien « choquer le monde » une voire deux dernières fois, sous le maillot des Wolves et celui des Bleus.
























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