Tuomas Iisalo, l’ancien coach du Paris Basketball, s’inspire de Klopp et Guardiola

Tuomas Iisalo a passé l’intégralité de la saison 2025-2026 sur le banc des Memphis Grizzlies
Tuomas Iisalo n’a pas attendu la NBA pour regarder le football autrement que comme un sport concurrent. Dès ses années parisiennes, le technicien finlandais de 43 ans avait commencé à intégrer les principes du « gegenpressing » ce contre-pressing popularisé par Jürgen Klopp à Liverpool et Pep Guardiola à Manchester City. Lundi, lors de son entretien de fin de saison régulière 2025-2026, le coach des Memphis Grizzlies a confirmé que cette influence structurait toujours sa vision du basket.
Un entraîneur qui pense les sports collectifs comme un tout
Pour Iisalo, la convergence entre les grandes disciplines collectives est une évidence. « Que ce soit le football, le hockey sur glace, le soccer ou le basketball, tous vont dans la même direction », a-t-il expliqué. Décrivant un mouvement global vers plus d’intensité et un rythme de jeu plus élevé, différent par rapport aux décennies précédentes.
Ce contexte oblige selon lui les équipes à repenser leur organisation. « Il y a beaucoup moins de systèmes offensifs prédéfinis en basketball qu’avant, mais cela ne signifie pas que les équipes sont moins organisées » Toujours selon lui, les équipes sont en réalité mieux organisées, car le jeu paraît plus naturel, plus difficile à contrer, avec des options qui s’enchaînent.
Le « gegenpressing » comme boussole tactique
Ne voulant pas se limiter à une seule source d’inspiration pour ses innovations, Iisalo puise aussi bien dans le football américain des années 1980 que dans le football européen contemporain. Le « gegenpressing » : récupération immédiate du ballon après sa perte est devenu le fil conducteur de son travail à Memphis, notamment en transition.
« Cela vient directement de là, comme un moyen d’augmenter l’intensité dans les sports collectifs », a-t-il assumé. « Pour faire les choses différemment, pour obtenir des résultats différents, il faut des apports différents. »
Un modèle qu’il avait déjà testé au Paris Basketball, avec un pressing systématique après chaque perte de balle pour récupérer le contrôle du jeu au plus vite. Un système très exigeant physiquement, qui explique aussi son attachement à une rotation large, sujet parfois controversé en NBA.
Une saison difficile, un projet à long terme
Les Grizzlies ont conclu l’exercice 2025-2026 sur un bilan de 25 victoires pour 57 défaites. Iisalo assume cette réalité sans détour, l’attribuant à un besoin de responsabilité collective. Un effectif instable et de nombreuses blessures ont compliqué la mise en place de son système à commencer par le cas Ja Morant ou encore la blessure de l’intérieur Santi Aldama.
Malgré tout, Iisalo reste concentré sur la construction de cette identité de jeu en vue de 2026-2027. Avec la perspective d’une liberté de manœuvre totale si les éventuels départs de joueurs majeurs devaient se confirmer.
Rupert et Bal, deux Français dans la rotation
Dans ce collectif, deux Français ont pu se révéler en fin de saison. Arrivé avec un contrat two-way début mars, Rayan Rupert a livré une production polyvalente en 16 apparitions. Une production qu’il espère suffisante pour pouvoir prolonger « Je vais être agent libre, mais j’espère rester ici. »
« Passer du statut de joueur coupé par Portland à jouer environ 30 minutes sur les deux derniers mois a été énorme pour mon développement » a déclaré l’ancien pensionnaire de l’INSEP.
Son compatriote Adama Bal, lui, a terminé en forme, tournant à 10,4 points de moyenne sur les huit derniers matchs de la saison en enchaînant deux contrats de 10 jours.






















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