Boulazac asphyxie l’ASVEL et réalise un nouvel exploit

Hugo Robineau s’est montré précieux face à l’ASVEL en toute fin de match.
Le BBD a-t-il sorti les crocs ? L’ASVEL s’est elle pris les pieds dans le tapis ? Un peu des deux, sûrement. Mais peu importe, l’exploit est de taille pour Boulazac. Sur un petit nuage depuis début février et une victoire arrachée à Paris en Betclic ÉLITE, les Périgourdins se sont cette fois offert l’ASVEL au Palio, ce samedi (72-67). Une 4e victoire en 5 matchs, à nouveau face à une équipe d’EuroLeague, qui leur permet de toquer à la porte du top 10.
Dans un match long de 2 heures et 10 minutes, marqué par une adresse particulièrement faible et d’innombrables passages sur la ligne des lancers francs des deux côtés, le BBD est parvenu à se détacher en toute fin de match. Les Boulazacois doivent ce coup d’accélérateur létal à un tandem Hugo Robineau–Angelo Warner clutch, seul duo à avoir brillé offensivement dans une bataille défensive.
44 lancers francs cumulés
La tache, déjà relevée avant le coup d’envoi (sans KJ Williams et Tony Snell), est pourtant devenue encore plus délicate dès les premières minutes du match : les deux intérieurs périgourdins, Ousman Krubally puis Essome Miyem, ont rapidement été sanctionnés de deux fautes, et les galères se sont empilées. Car s’il s’est trouvé amputé de ses deux pivots, le BBD a aussi dû faire face à l’impressionnante adresse – au moins dans ce secteur – de l’ASVEL sur la ligne de réparation.
Lyon-Villeurbanne a converti 24 de ses 25 lancers francs… mais n’en a tenté aucun (!) dans le 4e quart-temps. Les hommes de Pierric Poupet ont plutôt artillé à longue distance, presque toujours sans réussite (3/29 à 3-points). Et les seules banderilles sont arrivées au bout de l’effort et des échecs répétés, tant pour Braian Angola (1/6) et Zac Seljaas (1/7) que pour Glynn Watson Jr. (1/8).
En face, les Boulazacois n’ont longtemps pas fait mieux de loin, et ont surtout laissé filer des points cruciaux aux lancers, en vue de la fin de match serrée (10/19). Mais ils ont été redoutables en défense et finalement trouvé un peu d’adresse, au meilleur des moments, pour lancer un run dévastateur en fin de match.
Robineau et Warner en héros
Esseulé dans le corner gauche à l’entame du money-time, Hugo Robineau a libéré les siens d’un poids, imité quelques secondes plus tard par Angelo Warner, depuis le même spot, Robineau a récupéré la gonfle pour la même ficelle, à 45°. Et comme l’un n’allait pas sans l’autre, Warner a mis un point d’exclamation à ce (re)gain de confiance express, en envoyant l’ASVEL à 9 longueurs pour la première fois du match (69-60, 39e).
Lyon-Villeurbanne a tenté de s’accrocher, de tout renverser en allant gratter des ballons et en décochant vite lors des dernières possessions. Résultat : 1/9 à 3-points, contre 4/8 dans la reprise pour le BBD. L’envie et le hargne mises par les Périgourdins sur chaque défense ont, à coup sûr, leur grande part de responsabilité dans le marasme offensif des Villeurbannais, pour qui le sursaut d’orgueil est arrivé bien trop tard (72-67).
La chasse a été bonne ce soir 🦁
Grosse prestation de l’équipe qui s’impose face à l’un des grands noms du championnat 😤
🔜 Direction le Mans samedi prochain ! #GoBBD pic.twitter.com/5OzLRQBWom
— BoulazacBasketD (@BoulazacBasketD) March 14, 2026
























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