Champion NBA, Pacôme Dadiet garde son ambition intacte : « Je ne prends rien pour acquis »

Pacôme Dadiet veut maintenant chercher plus de temps de jeu
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitChampion NBA il y a tout juste deux semaines, Pacôme Dadiet (2,03 m, 20 ans) a quitté l’effervescence new-yorkaise pour la France, où il a atterri dimanche dernier. Sans être pour autant redescendu de son nuage, le Français a accordé une interview à nos confrères de RMC dans l’émission Stephen Brunch.
L’occasion de revenir sur une fin de saison stratosphérique qui a vu les Knicks mettre fin à 53 ans de disette en dominant les Spurs de Victor Wembanyama lors des Finales (4-1).
« C’était un très bon moment pour nous »
Pour le natif d’Aubagne, le choc thermique et émotionnel est réel, après avoir vécu la folie de la parade dans les rues de Manhattan. « C’est vraiment un rêve, je ne savais pas trop à quoi m’attendre après le titre, en terme de festivités et d’engouement », a-t-il confié sur les ondes de RMC. Il faut dire que la ville n’avait pas vu ça depuis 1973.
Pour encadrer les millions de fans présents, le le Département de Police new-yorkais n’avait pas lésiné sur les moyens : 10 000 officiers ont été déployés. « Il y avait beaucoup de monde dans les rues, beaucoup de policiers surtout (rire) parce qu’il y avait énormément de gens à gérer. C’était un très bon moment pour nous », se remémore le jeune Knick.
Une image a particulièrement marqué les esprits lors de cette parade : celle de Mikal Bridges arborant le maillot numéro 4 de Pacôme Dadiet. Un geste loin d’être anodin.
Mikal Bridges is ALL SMILES and rocking teammate Pacôme Dadiet's jersey 🙂 pic.twitter.com/MNyDgzrBB3
— NBA (@NBA) June 18, 2026
Si Dadiet voit en Bridges son « vétéran » qui l’a « pris sous son aile dès le début », le choix de ce numéro sonnait aussi comme une pique bien sentie envers De’Aaron Fox. Le meneur des Spurs, qui porte également le numéro 4, a vécu un calvaire lors de ces finales, multipliant les mauvais choix, notamment lors du Game 4, et sombrant totalement lors du match décisif avec un terrible 3/15 au tir. « Je pense qu’il savait que ça allait me faire plaisir… Il y avait sans doute plusieurs sens en tout cas », glisse Dadiet avec malice.
New York underdog
Pourtant, avant que la série ne débute, New York n’avait pas forcément les faveurs des pronostics face au phénomène Wembanyama. Un statut de l’ombre qui a parfaitement convenu au groupe de Mike Brown. « Ça ne nous a pas fait grand chose d’être dans la position d’underdogs. C’est un peu plus facile d’ailleurs parce qu’on n’a pas grand chose à perdre finalement », explique l’ancien joueur d’Ulm.
Portés par un Jalen Brunson clutch, et élu MVP des Finales à l’unanimité, les Knicks ont su garder leur sang-froid malgré de longues périodes d’attente entre les séries. « Le coach s’est assuré qu’on reste prêts… il fallait rester connectés mentalement et physiquement ».
Désormais auréolé de sa bague de champion, Pacôme Dadiet ne compte pas s’arrêter là, malgré les incertitudes contractuelles qui pèsent sur l’effectif new-yorkais cet été en raison d’une situation financière tendue. S’il a surtout été dans l’observation cette saison, le 25e choix de la Draft 2024 a faim de jeu. « L’objectif est de progresser tous les jours… Je sais que je serai amené à être sur le terrain. Maintenant je veux tout faire pour être sur le terrain. Je ne prends rien pour acquis ».

























Commentaires