Tony Parker : « Si on veut aller loin, il faut être capables de jouer 40 minutes comme ça »

Tony Parker revient sur la victoire de l’équipe de France U17 contre l’Italie
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À partir de 5€Essai gratuitA Istanbul,
L’objectif était clair après la lourde défaite inaugurale contre les États-Unis : battre l’Italie pour lancer la Coupe du monde U17. Mission accomplie pour les Bleuets, vainqueurs 88 à 68 après une deuxième mi-temps largement maîtrisée (52 à 32). Satisfait de la réaction de son groupe, Tony Parker a toutefois insisté sur la nécessité de gommer les entames difficiles et de maintenir ce niveau d’intensité pendant 40 minutes pour espérer aller loin dans la compétition.
Tony, hier vous aviez dit qu’il ne fallait pas se tromper d’objectif et que le match à gagner était celui contre l’Italie. Vous avez obtenu la réaction attendue…
Oui, c’est une très belle réaction, une très belle victoire. L’Italie est une très bonne équipe. Ils avaient battu l’équipe de France l’année dernière, donc c’était un peu une revanche pour cette génération. On a mal commencé le match, il y a des choses qu’on peut revoir, mais je vais surtout retenir le positif. La réaction a été très belle. On fait un très bon deuxième quart-temps et une excellente deuxième mi-temps. Le cinq de départ a été bon, le banc aussi. Beaucoup de joueurs ont réalisé de belles performances.
Maintenant, il faut construire sur ça parce que la compétition est encore longue. On va jouer de grosses équipes. Si on veut aller loin, il faut être capables de jouer comme ça pendant 40 minutes.
Cette première victoire en compétition officielle comme sélectionneur doit tout de même faire plaisir…
C’est sûr, ça ne fait jamais plaisir de perdre. Même si on sait que les États-Unis sont les grands favoris, on a toujours envie de gagner. Commencer avec une victoire contre l’Italie, qui est une très bonne équipe même si le score ne le montre pas forcément, c’était très important. Pour nous, c’était quasiment un match de finale. Les joueurs le savaient. Par rapport au tableau et à la suite de la compétition, c’était un rendez-vous très important.

Qu’avez-vous dit à vos joueurs à la mi-temps ?
Je n’étais pas content. Même si on était revenus à 36-36, on ne peut pas commencer un match comme ça. Au niveau où on veut aller et avec les objectifs qu’on a, ce n’est pas acceptable. J’ai essayé de les piquer à la mi-temps. Je pense qu’ils ont compris le message et ils ont très bien réagi en deuxième période.
Qu’est-ce qui vous a le plus plu aujourd’hui ?
Déjà, notre réaction. Après ce qu’il s’était passé contre les États-Unis, il y avait un risque de perdre un peu de confiance. Mais le caractère de cette équipe est beaucoup plus fort que ça. Les joueurs ont montré qu’ils savaient répondre présents. Maintenant, il faut continuer dans cette voie et jouer avec cette intensité tous les jours.
La rotation d’Amadou Fall a encore été importante aujourd’hui.
Bien sûr. C’est une discussion que j’ai eue avec lui avant le tournoi. Amadou pourrait clairement être dans le cinq majeur. Je lui ai expliqué que je préférais qu’il sorte du banc, un peu comme Manu Ginóbili à l’époque, pour être le patron du second unit (cinq des remplaçants).
Il l’avait fait merveilleusement lors du dernier match amical contre le Canada. Il a été très bon contre les États-Unis et encore aujourd’hui. Aaron a eu un peu de mal en première mi-temps. Amadou a tenu la baraque et Aaron a répondu présent avec une très grosse deuxième mi-temps défensive. C’est ça une équipe : tout le monde doit répondre présent.
Désormais, place au Japon ce mardi…
Oui. On va récupérer après ce match et maintenant toute notre concentration est tournée vers le Japon.
























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