ASVEL : Tony Parker face à tous les chantiers après une intersaison complètement folle

Tony Parker doit gérer l’aspect sportif à l’ASVEL mais aussi la vente du club à la famille Buss
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À partir de 5€Essai gratuitOù va l’ASVEL ? Au 8 août, la question reste difficile à trancher tant le club villeurbannais a changé de trajectoire en quelques semaines. Tony Parker avait commencé son mandat d’entraîneur avec des moyens considérables et un recrutement particulièrement ambitieux. L’enveloppe annoncée, estimée à 59 millions d’euros, devait permettre à l’ASVEL de changer de dimension. La non-homologation par la DNCCG d’un partenaire venu de Malaisie, jugé insuffisamment fiable, a fait tomber ce projet.
Le budget est depuis redescendu autour de 24 millions d’euros et l’effectif initialement construit a été largement remanié. Sylvain Francisco, Daniel Theis et Armoni Brooks ont été libérés, tandis que Nick Weiler-Babb devrait suivre. Le club doit maintenant compléter une équipe encore très courte sur les lignes extérieures, gérer la situation de David Lighty et stabiliser son staff. En parallèle, Tony Parker reste directement concerné par un autre dossier majeur : les discussions avec la famille Buss pour la vente de l’ASVEL.
De 59 à 24 millions d’euros : l’ASVEL contrainte de tout revoir
Quelques semaines ont suffi pour bouleverser la construction de l’effectif. Le recrutement lancé par Tony Parker reposait sur un budget estimé à 59 millions d’euros, rendu possible par l’arrivée annoncée d’un partenaire malaisien. La DNCCG n’ayant pas homologué celui-ci, l’ASVEL a dû revenir à une enveloppe beaucoup plus proche de ses standards précédents, autour de 24 millions d’euros.
Le changement de dimension imaginé n’a donc pas eu lieu. Surtout, plusieurs joueurs déjà engagés dans le projet ont dû être libérés. Sylvain Francisco, Daniel Theis et Armoni Brooks ont quitté le navire, et Nick Weiler-Babb devrait prochainement en faire autant. Le dossier Theis a notamment coûté une indemnité au club malgré des tests physiques qui avaient suscité des inquiétudes.
Tony Parker se retrouve ainsi dans une situation inhabituelle : construire une deuxième fois son équipe au cours de la même intersaison, mais cette fois avec des moyens très inférieurs.
Un effectif de l’ASVEL encore largement incomplet
Au 8 août, la physionomie du groupe permet déjà de cerner les priorités. À la mène, le jeune Loren Sanz doit pour l’instant occuper un rôle de troisième option derrière deux joueurs encore à recruter. Patty Mills est présent sur les postes 1 et 2, tandis qu’Edwin Jackson et Both Gach (postes 3/2) complètent une ligne extérieure encore trop courte.
Le secteur intérieur est nettement plus fourni. Nate Sestina apporte son tir extérieur, Mbaye Ndiaye et Yves Pons des qualités défensives et athlétiques, tandis que Bodian Massa et Joel Bolomboy occupent le poste 5 avec leur capacité à jouer sur le short roll. Avec cinq joueurs capables d’évoluer dans la raquette, l’urgence se situe ailleurs.
L’ASVEL doit encore trouver au minimum deux renforts sur les postes arrière pour disposer d’une rotation suffisamment profonde. L’arrivée d’un swingman supplémentaire apparaît également nécessaire. Trois recrues pourraient donc encore rejoindre l’effectif.
La marge de manœuvre financière devra toutefois être utilisée avec précision. Certaines signatures déjà réalisées pèsent lourd, à commencer par celle de Mbaye Ndiaye, dont le coût atteint environ un million d’euros pour la saison. Dans ce nouveau contexte économique, les dirigeants ne peuvent plus se permettre beaucoup d’erreurs.
Marc Owen Fodzo Dada, une piste JFL pour l’ASVEL ?
Une partie de la solution pourrait passer par un jeune joueur JFL. Marc-Owen Fodzo Dada (1,90 m, 19 ans) fait partie des profils susceptibles d’intéresser l’ASVEL. Ayant peu de chance d’être éligible, le jeune Nancéien ne devrait finalement pas pouvoir rejoindre la NCAA comme envisagé et pourrait donc se repositionner sur le marché français.
Son recrutement aurait cependant un coût puisque le club qui l’engagera devra s’acquitter d’un buy-out. Son profil permettrait néanmoins à l’ASVEL d’intégrer un jeune JFL dans un effectif qui doit encore trouver son équilibre entre contraintes réglementaires, besoins sportifs et budget disponible.
Vincent Collet reste finalement aux côtés de Tony Parker
L’effectif n’était pas le seul secteur susceptible d’être touché par les économies. Un dégraissage du staff a également été envisagé après la révision du budget.
Une question importante est désormais réglée. Vincent Collet, qui s’était accordé un temps de réflexion, a décidé d’honorer son contrat et continuera d’épauler Tony Parker. L’ancien sélectionneur de l’équipe de France disposait pourtant d’une proposition importante au Japon, estimée à 600 000 dollars pour la saison.
Bryan George compte lui aussi poursuivre l’aventure. Des ajustements restent néanmoins possibles autour du staff chargé du travail individuel des joueurs, où certains postes pourraient être sacrifiés pour réduire les dépenses.
David Lighty, victime collatérale de la réduction du budget
La nouvelle configuration devrait également mettre un terme à l’histoire entre l’ASVEL et David Lighty (1,98 m, 38 ans). L’Américain faisait initialement partie des joueurs appelés à rester dans un effectif prévu à 15 éléments. La réduction du budget a changé la donne et le club ne devrait finalement pas le conserver.
La décision est d’autant plus marquante que Lighty occupe une place particulière dans l’histoire récente de l’ASVEL. Présent une première fois entre 2014 et 2016, puis revenu en 2018, il a accompagné les principaux succès du club au cours des dernières années.
Son départ n’avait surtout pas été anticipé de cette manière. Après avoir envisagé de prolonger l’aventure avec lui, l’ASVEL s’apprête désormais à tourner la page dans l’urgence imposée par sa nouvelle situation financière.
Tony Parker doit aussi mener à bien la vente de l’ASVEL
Le chantier sportif est considérable, mais l’avenir du club se joue également en coulisses. La famille Buss, qui a vendu les Los Angeles Lakers, négocie actuellement le rachat de l’ASVEL.
Les actionnaires espéraient initialement parvenir à un accord d’ici la fin du mois de septembre. Le calendrier devrait finalement s’étirer et une conclusion des négociations avant la fin de l’année 2026 apparaît désormais plus probable.
La valorisation constitue le point majeur des discussions. Certains actionnaires entrés récemment au capital, notamment dans la perspective du projet NBA Europe, espéraient une opération autour de 120 millions d’euros. Les échanges en cours se situeraient plutôt dans une fourchette comprise entre 60 et 80 millions d’euros.
Pour sa première saison comme entraîneur professionnel, Tony Parker devra donc porter plusieurs casquettes. Il lui reste à compléter un effectif profondément remodelé, à accompagner les éventuels ajustements du staff et à préparer une saison sportive qui débutera après une intersaison chaotique. Dans le même temps, l’ancien meneur des Spurs reste au cœur d’une opération susceptible de déterminer l’avenir de l’ASVEL pour les prochaines années : sa vente à une famille américaine bien connue de l’industrie du spectacle sportif.
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